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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 01:52







« C’est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon cœur a tant de peine »
Mais je ne m’appelle pas Verlaine
C’est la haine qui fait ma peine
Et de l’amour absent naît mon malheur présent




Angoisse est le suprême mot
Il résume toute ma vie
Ce qui suit aussitôt s’appelle folie




O ! toi qui es si puissant
Qui peut tout faire n’importe quand
Que rien ne peut faire plier
Auquel rien ne peut résister
Tu me vois, tu me connais
Et mon âme aussi tu la connais
Pour toi seul, elle n’a aucun secret
Et toi seul quand tu veux peut la changer
Mais il faut pour cela que tu veuilles m’aider
Que tu aies décidé de ne pas m’abandonner
Et que des démons qui imprègnent mon âme
Tu m’aides à les chasser, eux et le diable




Quand pourrai-je sortir de cette prison
Mon âme ne sera donc jamais libre
Le chemin de ma vie ne sera-t-il pas assez long




O les douleurs qui m’assaillent
De tous côtés je suis attaqué
Et je n’arrive à m’en sortir
Que dans de trop rares moments
J’essaie mais jamais je ne gagne
Le combat que me livrent les démons
Qui errent dans mon âme
Je suis incontestablement prisonnier
De m’en sortir je ne puis y songer
Tellement l’étreinte qui m’asservit depuis des années
Est maintenant forte et puissante en mon esprit




Allons mes amis ! l’heure de la révolte approche
Il faudra bien vous aussi vous décider et écraser toutes ces loches
Les mitrailleuses sont prêtes, pour s’en servir il suffit d’être bête
Laisserez-vous tous ces gens mourir de honte
S’ils étaient si innocents ils s’en rendraient compte
Vous voulez la paix, ce ne sera jamais fait
Seul un moyen existe mais les risques subsistent
Prépare la guerre, et son effet de serre




Tout seul abandonné, mon cœur explose de souffrance
Que personne ne sait, il n’a que des carences
J’aimais une fille, vraiment je l’aimais
Mais l’amour n’a marché que d’un côté
Il me semblait pourtant qu’elle aussi… mais non,
Ce n’était qu’un peu d’affection, elle en préférait un autre.
Soit, ma raison l’a accepté mais mon cœur m’a refusé, il a cédé
Obligé d’en filer une carapace dure et insensible pour le protéger
J’ai moi aussi cédé et la carapace a craqué
Depuis longtemps, maintenant, assez souvent, je pleure
Mais ça, personne ne le sait !




Ce soir je suis seul, une fois de plus
Seul non, j’ai une famille, j’ai aussi des amis
Mais tous ils m’ont refusé
Et devant cet argument poignant : j’ai froid, ils n’ont pas cédé
Alors, je peux le dire, je suis seul
Je marche dans le froid, je suis seul, j’ai faim
J’ai peur aussi, peur du noir, peur des gens, peur du bonheur
Qui chaque fois que je ressens les symptômes d’autrefois me fait toujours plus mal
Peur d’être seul, ah si au moins j’avais quelqu’un
Quelqu’un qui puisse m’écouter mais surtout me parler
Afin que je puisse oublier.




Des fois je pense
A ma vie ou plutôt à l’ancienne vie
Ma vie d’autrefois avec ses petits malheurs et surtout ses grands bonheurs, cette joie toute puissante, mes parents, mon frère, ma grand-mère, et encore cette joie, ce souvenir si beau qui me revient chaque fois que dans la rue, une famille passe, heureuse, unie dans et pour la vie. Et je ne peux m’empêcher de penser : mes parents auraient-ils fait comme tous ces gens qui passent et qui m’ignorent, qui ne me regardent même pas, qui passent et qui oublient, que moi aussi je suis. Quand rarement l’un d’eux s’arrête, ce n’est que pour s’indigner ou montrer qu’il a pitié. Parfois ils me parlent, ils me disent : tu n’as pas le droit d’abandonner. Mais jamais ils ne pensent qu’eux pourraient me sauver, il suffirait d’un peu d’amitié. Pas de l’amitié-pitié, non, vraiment de l’amitié. Ils ne comprennent donc pas qu’on m’a jeté, répudié, humilié et rabaissé et qu’en me montrant leur pitié ils ne font que m’enfoncer.




Souvent la folie est un signe
Le signe de celui qui a trop pensé
Qui est prisonnier de ses néfastes idées
Qu’on exclue donc d’une société
[ Mais la folie n’entervient en lui qu’en certains moments
Chose que les psychiatres ne savent pas apparemment ]
Rare cependant est la folie
Mais comment ? qui surgit en lui
Moi-même je suis concerné
Atteint de la pire des folies
Presque inexprimable, atteignant l’inatteignable
Donc je suis seul
Pas un qui me ressemble
Dans cet enfer il me le semble




Seul dans ma chambre, je me morfonds
Sans force, j’ai cherché la voie
Mais le chemin est trop long
Pour un homme né sans loi
Est-ce ma faute si je suis un démon
Tout le monde ne peut pas être bon
Moi qui ait autrefois prêché la liberté
Nous avons un destin me vois-je contraint d’affirmer
Sinon comment expliquer ce manque de volonté
Si ce n’est que ma vie est déjà tracée
De la folie donc je ne puis échapper






Sans amour et sans haine disait Verlaine
Sans amour oui mais pas sans haine
La haine de ne pas connaître
L’amour ou plutôt de l’avoir
Trop bien connu
Désespérément je cherche une issue
J’essaie de compenser par un idéal




Ah, que la vie est dure ici-bas
Assailli de toutes parts
Je ne peux faire face
A tous ces gens qui m’enferment
Qui m’oppressent, qui veulent savoir
Et à ces démons qui me font
Plus de mal encore
Qui me font douter de tout
De moi comme dut doute
Eh oui, je le suis
Fou
Mais les voleurs d’âme
N’arrangent pas les choses
Depuis des années
Qu’ils me courent après
Peut-être après tout
Que tout le mal vient d’eux
Et que sans eux
Je serais libre




Triste vérité, je suis seul
Seul à pleurer sans m’en lasser
Villon avait des compagnons
Verlaine des amis
Moi que des ennuis, des ennuis et surtout l’ennui
Fatal à tout homme né ici
D’être justement né ici
Ici, ici, partout la mort me suit
Et son seul souci, c’est moi qui n’en veut pas




Seul ce soir dans ma chambre d’hôpital
Je pense à ce que je suis, quelle a été ma vie
Je ne vois rien qui puisse faire dire à quelqu’un
« Ce gars était bien, vraiment bien »
Lorsque je pense soudain
« Je peux écrire » mais à l’évidence
Ce talent lui aussi s’est éteint
Alors oui vraiment je ne suis plus rien














Au nom de la loi, on m’arrête
Pour un ancien crime, une ancienne dette
Il y a longtemps, je l’ai payé
En me livrant, ils m’ont souillé
On m’a épargné le corps mais l’âme est déchirée (96/97)






Le ninja avance dans l’ombre
Furtif et rapide, agile
Bien entraîné, affuté
Son but est la muraille dressée
Il faudra l’escalader
Le seigneur doit être tué
La mission est sacrée
Il n’a pas le choix
C’est pour lui l’unique voie
Toute sa vie conditionnée
Maintenant le plus dur des guerriers
Il ignore la philosophie
Ce qu’il connaît se nomme psychologie
Arts martiaux, pyrotechnie
Quand il te fixe, ses simples yeux
Ont la force des regards de tous les Dieux
Sans religion, tel un démon
Même transpercé des deux poumons
Persévérant sans relâche en son action
Tel est ami, le courage du ninja. (96/97)




En Chine existe un endroit
Ou les moines commandent aux rois
Il y a longtemps, c’est Boddhidarma
Qui éveillé créa leurs lois
Ils vivent de méditation
Pratiquant la technique du sombre dragon
Ce sont des religieux
Qui part leurs forces égalent les Dieux
Et s’initient au baton long
Dans un paysage de bleu lagon
Non, ces hommes n’ont pas renoncé
Ils s’isolent pour mieux montrer
Leurs corps sublimes sont faits d’acier
Et de par le monde rudement éprouvé
Leurs exploits qui prêtés à d’autres seraient grossiers
Sont avec quelle emphase partout vantés (96/97)

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Published by FRED V
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