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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 15:03

Footing d'1h37. J'ai l'impression qu'il se produit un phénomène étrange. Lorsque je cours, mon esprit se met à creuser obsessionnellement des souvenirs, à répéter des idées, comme si je me livrai automatiquement à une auto-thérapie, ce qui n'est peut-être pas si négatif. Tout sonder obsessionnellement plus que fuir les pensées, souvenirs et images violentes, comme si mon esprit voulait se livrer à un balayage total m'en délivrera peut-être. Je discutais avec mon voisin psychiatre cet après midi, et il me disait que j'avais de la chance de pouvoir courir. En réalité, je ne peux que m'entraîner, que me livrer à des combats, physiques, intellectuels, les préparer, et jamais me détendre. Tout échappatoire hors du monde des idées ou de l'aguerrissement physique m'est quasi impossible, comme me relaxer, car j'ai alors l'impression de perdre mes défenses, et je crains de ne pouvoir résister aux agressions. Ce qui est surprenant, c'est que ma façon d'envisager le problème est inadapté, car je suis déjà très performant intellectuellement et physiquement. Ce que je redoute n'est ni l'agression physique ni la menace intellectuelle, c'est l'agression psychique, l'intrusion, l'emprise psychique. Or, mon niveau intellectuel, culturel, et mes compétences physiques, martiales sont largement au-dessus de la moyenne, et ce n'est pas en les accroissant sans cesse que je pourrai colmater ou réparer une faille qui ressort d'une autre peur, la crainte d'être essentialisé, réduit et neutralisé par les autres, et de ne pouvoir m'échapper, m'affirmer, m'opposer. Je crains ainsi la familiarité déplacée, la condescendance méprisante que certains individus sont susceptibles de produire, et qu'ils produisent d'ailleurs. J'ai subi, souvent, le mépris, et d'autres le subissent, qui en souffrent, ou sont trop faibles, ou altérés pour en souffrir. Comment dégager une puissance et une assurance qui imposent le respect, la distance, une prestance et une autorité à la Charlton Heston, Grégory Peck, ou Clint Eastwook?

Entres autres pathologies, je souffre apparemment de dysmorphophobie.

Phobie sociale? Oui, assurément. Je sais bien que les gens ne se réduisent pas à du négatif, cependant ce qui fait rire me heurte profondément. Exemple, les coups de bâton dans Molière, le bain forcé d'un des 7 nains dans Blanche Neige, qui pour moi s'apparente à un viol, et m'horrifiait quand j'étais gamin, les fruits de mer qui implorent qu'on ne les mange pas dans Alice au Pays des merveilles, le prof Marxiste auquel on rase la barbe dans son sommeil dans Les Profs, et qui se sent super mal après, et évidemment quantité de sketches et d'émissions TV ou radiophoniques horriblement vulgaires et abêtissantes, infantilisantes, émissions et spectacles affligeants mais plébiscités et qui dominent en fait. Ce constat ne favorise pas une vision positive de la société pour qui n'en partage pas les codes, les rites et les valeurs et ne désire pas s'y adapter mais rêve d'un ordre supérieur, aristocratique auquel s'intégrer.

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