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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 02:30

Petite sortie de 55 minutes, avec exo de streetworkout, plus curl pour biceps. En ce moment, je m'entraîne beaucoup. Aïki mardi, footing plus exo de muscu en pdc (poids de corps) mercredi, aïki jeudi, muscu avec haltères vendredi, et donc training today. Je sors en gonflant les pectoraux, pour pas qu'on m'emmerde, pour montrer que j'existe, pour m'affirmer et prendre ma place, mais je suis sous tension, et je génère de la tension.

Suis incapable, en ce moment, de faire du yoga, de lâcher prise, car j'ai l'impression, sans doute factice, que je perdrais mes défenses, ma capacité à me défendre, et que je me retrouverais alors incapable de faire face aux agressions, et de m'affirmer.

J'ai déjà parlé du livre de Christophe André sur les phobies, mais je pense qu'il mésestime la psychanalyse. Il considère qu'il n'y a pas de "bénéfice secondaire de la maladie", que les phobiques ne sont pas névrosés etc... Je suis simplement d'accord sur le côté sectaire de la psychanalyse, les Lacaniens surtout, et sur le fait que la psychanalyse est une thérapeutique trop longue pour une si courte vie. Mais même pour l'autisme, dont on dit maintenant qu'il est une pathologie purement organique, neurologique, la psychanalyse peut être dans le vrai, car l'attitude de la mère a pu profondément influencer la structure cérébrale de l'enfant, et la modifier. Par conséquent, il est facile de critiquer la psychanalyse par l'argument que le cerveau est affecté et que donc l'environnement n'y est pour rien. En réalité, toute pathologie mentale a des résonances sur le cerveau, ce qui ne signifie pas un dysfonctionnement originel, inné, comme cause de la pathologie, mais des interactions complexes.

Je regarde trop la TV. Il y a toujours quelque chose d'intéressant. J'ai ainsi pu récemment voir des films qui m'ont ému, des docs sur la 2ème guerre mondiale, sur les animaux, les plantes, les voyages, le tango à Buenos Aires etc. Le problème, c'est que je perds le contrôle. Je suis incapable de l'arrêter une fois mise, car, éteinte, je me retrouve seul. Je zappe donc jusqu'au bout de la nuit, puis je m'écroule.

Un point que n'ont pas compris les partisans des TCC., à propos des rituels de l'obsessionnel (j'ai déjà beaucoup écrit là-dessus), c'est qu'il ne s'agit pas de rectifier des schémas de pensée absurde (l'obsessionnel sait bien qu'il n'y a pas de rapport causal entre ses manies et les effets escomptés) mais de triompher d'une angoisse originelle, racine du mal, qu'il faut assimiler et intégrer (couper le mal à la racine). En effet, on insiste toujours sur le côté négatif du processus (si l'obsessionnel ne fait pas ses rituels, il va arriver quelque chose de fâcheux ou de dramatique). Or, il y a un autre aspect qui complexifie le problème, et attache le névrosé à ses rituels, c'est le versant positif (si les rituels sont effectués, il n'y aura pas de problèmes). C'est donc là que ça se complique , car il faut que l'individu maniaque accepte le fait que quelque chose de grave puisse survenir, et que ses rituels n'y changeront rien. Or, même s'il le sait intellectuellement, il ne peut s'en passer car il obéit à un besoin pathologique de protection, ce qui l'empêche également de mûrir et d'évoluer. Plus donc que des schémas de pensée à modifier, (le névrosé sait que ses rituels n'auront pas d'impact, mais il ressent tout de même le besoin de s'y livrer), c'est la maturation vers l'autonomie psychique qui permettra l'effacement des symptômes. En attendant cette libération, lutter contre les rituels est contre productif et engendre de la souffrance pour le patient. S'y livrer quand il en ressent le besoin, sans culpabilité et pleinement, les fait passer beaucoup plus vite.

Je ne suis pas un génie. Je suis un obsessionnel. Quand un thème m'intéresse, me passionne, m'obsède, je n'arrête pas, je poursuis la tâche, obsessionnellement, jusqu'au bout. Et le reste passe au second plan. Ou, génie, je le suis au sens Sartrien, avec sa si belle formulation: "Le génie n'est pas un don, mais l'issue qu'on s'invente dans les cas désespérés, ou le désespoir surmonté à force de rigueur". Là, je m'y reconnais.

Hypocrisie humaine! Si l'on coupe 1 patte à un chien ou 1 chat, c'est un acte de torture, mais il est admis de les castrer, ce qui est bien pire! Les mêmes qui s'offusquent de la corrida (quelques taureaux bien nourris, avec une vie en plein air, qui terminent violemment il est vrai) ne vont pas hésiter à castrer et donc mutiler gravement leurs animaux de compagnie, et avec bonne conscience et pour leur petit confort, ce qui est abominable.

Enchanté par un reportage animalier, dans lequel on voyait un jeune hippopotame dans un zoo, qui ne parvenait pas à sortir de son abri, tant il paraissait effrayé par le monde extérieur. Même quand sa mère sortait, il ne la suivait pas. Il marchait un peu puis revenait sur ses pas, ne quittant pas un lieu fermé et sombre, sans ouverture sur le monde, et il se recroquevillait sur lui-même. Puis, un jour, il eut le courage de suivre sa mère à l'extérieur, et il était tout content. Il exultait. Il semblait découvrir la vie, le monde. Le ciel, l'herbe, l'horizon, les bruits, les odeurs, le vent..; Tout cela est vivifiant, et le jeune hippopotame, ayant bravé sa peur, était manifestement enchanté. J'étais content pour lui. Et même si je n'aime pas l'expression, car elle est employée à tort et à travers, c'était une "belle leçon de vie".

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Published by FRED V
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