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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 17:18

L'écueil chez les anti corrida, c'est je le crains, une manière de se donner bonne conscience à peu de frais, et d'occulter les vrais problèmes. En effet, ce qui importe, ce n'est pas tellement les 300 taureaux ou plus dont l'intégrité physique, l'espace vital et l'épanouissement sont préservés jusqu'à une mort très brutale mais qui ne les laisse souffrir que le temps d'un spectacle.Ce qui importe, c'est la marchandisation générale et universelle de l'animal, son instrumentalisation, sa réduction à l'utilitaire, son asservissement et son conditionnement pour nos besoins. Le fait de manger des animaux n'a en soi rien de choquant. Nous sommes nous-mêmes des animaux, inclus dans la chaîne alimentaire et il n'est pas scandaleux ou contre nature que nous nous en nourrissions. De même, interdire la chasse ou la pêche est excessif et une vraie violence. Par contre considérer que les animaux sont une propriété, c'est déjà leur faire violence, et les castrer, les dégriffer, les élever et les transporter dans des conditions désastreuses, les empêcher de satisfaire leurs besoins naturels, physiques et émotionnels, les euthanasier pour des problèmes mineurs, et même les stériliser me semble criminel.

Un exemple récent: On tue 1 million et demi de volailles parce qu'on les suspecte de grippe aviaire. C'est dingue. On pourrait les isoler, réduire drastiquement notre consommation. L'économie en pâtirait mais nous n'en mourrions pas. Mais on juge préférable de sacrifier un million et demi de vies comme si cela comptait pour rien, sans que cela génère problèmes éthiques, questionnements, polémiques. C'est monstrueux. Misère de l'humanisme, de l'anthropocentrisme! Et les millions de poussins broyés, d'animaux élevés dans le mépris de leurs natures, instincts et besoins!

On prendra conscience, un jour, que nos agissements envers les animaux sont peut-être le plus grand crime de l'histoire, car en plus d'être d'une ampleur inouïe, il se double d'une bonne conscience qui ne s'embarrasse pas de doutes, d'une lâcheté fondamentale, et c'est proprement impardonnable!

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