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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 14:02

 

 Les critiques de l'avortement sont souvent des religieux obscurantistes, et les pro-avortements les ridiculisent facilement car les arguments des pro life sont peu pertinents.

Quant à moi, je suis contre l'avortement, et mon argumentation est axée sur la science et la psychanalyse.

 

D'un point de vue scientifique, si la période autorisée pour l'avortement est définie et limitée, c'est d'abord pour préserver la santé de la mère, ensuite parce que l'on considère qu'au-delà d'une certaine période le foetus devient un être humain. Considérer que le bébé ne devient humain qu'une fois sorti du ventre de la mère n'est pas scientifique. En réalité, personne ne sait quand le corps du foetus crée de la conscience et de l'individualité, et la limite fixée pour l'avortement est arbitraire.

Si maintenant l'on considère que le bébé juste né n'a ni conscience ni individualité, serait-il permis de tuer les bébés?

On voit que l'apparition de la conscience n'est peut-être pas le critère ultime pour fixer la limite. Mais alors quoi?

 

D'un point de vue psy, une femme qui est pour l'avortement est paradoxalement presque dans le vrai, car elle ferait une très mauvaise mère. En effet, cela veut dire qu'elle considère que le bébé dans son corps est à elle, et qu'elle peut en faire ce qu'elle veut, qu'il lui appartient. On entend souvent des femmes dire, pour légitimer l'avortement, que leur corps leur appartient, et elles nient alors que le corps du bébé en elle est autre, avec son propre coeur, son propre cerveau, son irréductibilité.

Une femme prête à avorter s'inscrit donc dans une fusionalité radicale avec son enfant, qui va jusqu'à nier l'individualité de l'enfant. Elle le considèrera, une fois sorti d'elle, comme une simple émanation de son propre corps, sa propriété, et niera l'autonomie de l'enfant.

Elle aura donc tendance à le manipuler et à l'étouffer.

L'enfant sera pour elle un objet, son objet, qu'elle tentera de façonner à sa guise. Elle ne le respectera pas comme un être distinct et indépendant.

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Jericho 17/02/2012 10:39

Je suis un homme. Ma compagne vient d'avorter alors que plus que tout je désirais accueillir la vie, garder cet enfant arrivé par surprise (car il s'agit bien d'un enfant au sens générationnel),
l'aimer le protéger et protéger sa mère. Bref depuis ce jour je me pose d'immenses questions sur notre futur, notre vision de la vie et sur l'accueil des générations à venir. En un mot sur notre
capacité à l'aimer l'Autre pour qui il est et non pour nous-mêmes. Et voilà que je tombe sur votre analyse. C'est un immense soulagement car enfin je comprends son geste. C'était pourtant sous mes
yeux mais je ne le voyais pas. Je vous remercie car c'est un élément qui pourra m'être utile pour l'aider à se construire. Si elle veut bien de mon aide.

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