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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 15:13

 

On considère généralement le désir comme le propre de l'homme. Il se distingue du besoin car il est lié à l'imagination et est potentiellement illimité, insatiable.

Certains penseurs le condamnent. Les Bouddhistes pensent que la souffrance domine le monde. Or, comme ils pensent que le désir en est l'origine, il faut le supprimer, c'est-à-dire couper le mal à la racine.

Schopenhauer reprend cette théorie. Puisque la vie oscille perpétuellement entre le désir qui implique un état de manque, et la satisfaction du désir qui implique désillusion et ennui, et ainsi de suite, le but est de supprimer tout désir, toute affirmation du vouloir-vivre en soi, et si c'est trop difficile, de l'affaiblir le plus possible.

Cependant, le désir peut être envisagé positivement si l'on considère que la vie peut être bonne, et qu'il pousse l'homme à vivre. Mais pour ne pas se faire déborder, ne pas être en état d'insatisfaction permanente, tout en en préservant ce qui en constitue la valeur, il faut tenter de modeler les désirs sur les besoins naturels. C'est, en gros, la positions des Epicuriens, des Stoïciens, des Taoïstes. Mais là encore, est-ce une conception totalement satisfaisante ?

On peut se demander pourquoi la mesure plutôt que l'excès ? Pour un peu plus d'équilibre, un peu plus de durée de vie ? Mais si la nature nous a pourvus de la capacité de désirs excédant nos besoins naturels, cela doit avoir son rôle, sa fonction. N'est-ce pas s'amputer d'une part de nos possibilités que de le réduire à nos besoins naturels, comme si l'on abolissait volontairement une de nos spécificités d'humain pour se calquer sur le monde animal ?

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