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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 18:21



Je pense que le sens de la vie, c'est le bonheur.
Ca peut paraître naïf, mais je vais argumenter.

Il me semble que quand nous cherchons le sens de l'existence, de notre existence, nous ne sommes pas dedans.
Et je crois que, heureux, nous le sommes,

En effet, le bonheur se suffit à lui-même, il n'a pas besoin de justifications. L'homme ne se pose pas la question du sens de son existence, quand il est heureux, content d'être là, puisque le simple fait de l'être y répond, puisqu'il éprouve alors directement la réponse.

C'est même dans le bonheur que je vois la véritable signification du "vivre le temps présent" des sages.

Ce n'est pas en se concentrant sur le moment présent que l'on devient heureux, c'est l'inverse. Le bonheur génère la jouissance de l'instant, ce vécu particulier.
Celui-ci est inhérent au fait d'être heureux.
Pourquoi ?

L'impression de gâchis ne nous mine pas si l'on est heureux. Du coup, cet état n'engendre pas la recherche forcée de compensations au malheur passé, l'obligation de constituer un sens pour réparer ce qui nous apparaît comme du temps perdu.
On ne se pose la question du sens de sa vie que lorsque l'on est affligé. Le fait d'en éprouver le sens instantanément dans la joie permet de vivre l'instant présent, et parce que cette plénitude se suffit à elle-même, et parce qu'elle dispense du travail de reconstruction, de la quête de rédemption réparatrice qui se pose pour celui dont le vécu n'est pas, n'a pas été  ressenti comme satisfaisant.

Reste le problème : comment parvenir au bonheur ?
Peut-être en s'actualisant en permanence, peut-être pas.
Peut-être en trouvant sa place dans le monde, ou bien en se pacifiant soi-même.
Et peut-être que ces accomplissements particuliers ne s'excluent pas, qu'ils se complètent "naturellement".

Mais c'est une autre histoire.

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commentaires

Vigner 01/07/2010 01:32


C' est possible, mais je suis trop révolté pour accepter ce qui me paraît comme une espèce de résignation aux conditions objectives d'existence qui nous sont imposées. Je ne sépare pas vraiment le
bonheur individuel de l'émancipation collective et professionnelle. Comment un mineur du 19ème aurait-il pu avoir accès aux sagesses orientales, comme aux théories inspirantes de Bergson par
exemple ? Je pense que la société doit être structurée de façon qu'elle permette à chacun de trouver sa ou ses voies et de s'y épanouir. Sans cela, sans cette libération effective et concrète, nul
bonheur pour moi.


mhaut 27/03/2010 23:35


Vous dites:"Ce n'est pas en se concentrant sur le moment présent que l'on devient heureux, c'est l'inverse. Le bonheur génère la jouissance de l'instant, ce vécu particulier." Il n'est pourtant
possible d'être heureux qu'au présent. Une personne continuellement dans le passé ou l'avenir ne saurait saisir le bonheur qui est un sentiment instantané. c'est notre faculté d'attention qui nous
permet d'accéder au bonheur et ce quels que soient les facteurs qui le provoquent.
Il semble même que cette présence à l'instant soit condition sine qua non du bonheur.


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