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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 23:10

 

 

 La sociologie dispose de concepts précis pour caractériser les situations individuelles ou propres à un groupe. qui définissent le fait de ne plus se reconnaître dans la société à laquelle on appartient.

Il y a des individus qui choisissent le conformisme, d'autres la marge, d'autres l'opposition, la contestation, directe ou indirecte, violente ou pacifique, intellectuelle ou physique.

Je suis dans ce cas. Comment continuer à vivre dans ce cadre, avec ces normes et valeurs que je ne partage pas ? J'en suis arrivé à un tel degré de révolte que je m'impose quantité d'exercices me permettant de me distraire de mon irritabilité, sans quoi je deviendrais fou. Tout m'exaspère dans cette société.

 

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Les religions monothéistes, qui nous sont toujours quasi imposées, je les vois comme des régression en rapport au Panthéisme ou au Polythéisme.

 

D'abord, elles génèrent beaucoup plus de conflits, ou en tout cas, si elles n'en sont pas la source, elles servent plus facilement d'alibi idéologique aux conflits puisqu'elles imposent une sorte d'exclusivisme. Même lorsqu'elles se reconnaissent une lignée comme l'Islam ou le Christianisme, leurs membres ne peuvent s'empêcher de les considérer comme supérieures, et donc, au fond d'eux-mêmes, et bien qu'ils le nient, comment ne pourraient-ils pas vouloir convertir et donc, "sauver", ceux qui leur paraissent hérétiques ?

 

De plus, elles empêchent l'homme de prendre sa vie en main, et de se réaliser ici et maintenant. Cela, je l'ai développé longuement en maints endroits.

 

Elles sont nettement moins rationnelles, moins scientifiques que les religions dites primitives. Elles ne constituent pas le progrès qu'y voyait Hegel.

Entre la croyance que l'arbre respire, que l'arbre est vivant, qu'il est une force, qu'il existe une interactions globale et une

interdépendance universelle des puissances naturelles, et la croyance au Christ réssuscité et à tous les dogmes délirants attachés aux 3 monothéismes, qu'est-ce qui semble spontanément le plus s'accorder à la nature, et à la science ?

 

Ensuite, toute notre civilisation est fondée sur la laïcisation de la croyance religieuse en un libre-arbitre illusoire. Toutes nos instititions en découlent, et tout y est par conséquent erroné. Cela conduit à, par exemple, juger qu'on ne respecte pas le criminel, si on lui dénie sa responsabilité ( Hegel ) car ainsi, on risque de le traiter comme un objet, un animal, ce qui lui serait néfaste et nuirait à son équilibre. Cela est vrai, parce que justement nous vivons dans une société où la norme, c'est la responsabilité des êtres qui sont sains de cela même qu'il sont soit disant dotés d'un libre-arbitre fictif.

Du coup, déresponsabiliser quelques criminels, c'est les exclure de la communauté des hommes, les ostraciser. Cependant, si l'irresponsabilité fondamentale, réelle et native de tous les hommes était reconnue comme la norme, les jugements moraux disparaîtraient. Il n'y aurait plus alors qu'une nécessaire prévention. Et les criminels, moins accordés au principe de réalité que les autres, seraient toujours respectés en tant qu'hommes, même déclarés irresponsables.

 C'est la responsabilité, la liberté de l'homme qui s'est libéré, qui est exceptionnel, et qui devrait être reconnue comme tel. Et c'est évidemment cet état que la civilisation doit permettre d'atteindre à ses membres. En l'état actuel, le postulat fondamental de toutes les institutions juridiques, ce qui les fait tenir, leur donne leur cohérence, leur sens, est une grossière erreur aux conséquences barbares !

 

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Ensuite, la responsabilisation de l'homme, qui serait une bonne chose si elle était orientée vers une bonne fin, sa liberté, est une entreprise managériale qui vise à adapter l'homme aux conditions objectives déplorables d'existence  qui lui sont imposées, à les lui faire accepter, à l'y asservir.

Il s'agit de le rendre le plus docile possible à l'exigence déraisonnable fondamentale : le travail.

Comme le disait Ignatius dans "La conjuration des imbéciles" : "J'ai été confronté à la suprême perversion : trouver un travail."

On veut nous faire croire qu'il est naturel, dans l'ordre des choses, de gaspiller son énergie pendant 40 ans 8h par jour à l'accomplissement de tâches ingrates dans lesquelles on ne se reconnaît pas, alors même que l'on dispose des moyens techniques pour nous décharger de ce fardeau.

Le progrès intellectuel nous allège progressivement de la culpabilité du péché originel imaginaire. Il serait temps d'y associer la suppression de son corollaire, le travail.

 

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L'éducation des enfants est absolument déplorable.

On force les enfants à l'école, et on sait pertinemment qu'ils ne sont pas faits pour ça. Ils se contiennent toute la journée, n'ont pas la capacité de concentration pour retenir le quart de ce qui leur est proposé. Ils ne pensent  qu'évasion et courses dans la nature,  ce qui, convenant à leur âge, est naturel, et on les punit pour ce naturel.

Les plus énergiques d'entre eux sont maltraités. On a crée toute une catégorie psychologique stigmatisante, "l'hyperactivité", dans lequel on les fait entrer, et on les met au pas en les forçant à ingurgiter des tonnes de médicaments. On les conforme de force aux diktats sociaux, au lieu de les laisser gambader. Une logique saine serait qu'on leur permette d'exprimer leur vitalité dans diverses activités épanouissantes, ce qui les équilibrerait spontanément, naturellement. La logique capitaliste les détruit partiellement, puisqu'elle leur ôte une part de leur énergie, de leur vie, de leur possibilité.

Elle les amoindrit, les affaiblit.

Le but d'une bonne éducation devrait permettre aux enfants de goûter à toutes les activités, musicales ( batterie, flûte, piano, violon, guitare ...), sportives ( sports d'équipe, individuels ), ainsi que techniques, manuelles, intellectuelles, spirituelles, gustatives etc afin de les initier aux multiples possibles offerts par la vie. A eux de se décider  en fonction de leur préférence, de se déterminer, de se choisir eux-mêmes ! Ce serait la  bonne éducation, et cela ne provoquerait par tant d'aigreur, de lassitude, de vies avortées, détournées, manipulées.

 

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La psychiatrie, système d'oppression qui a fait ses preuves, est devenu un laboratoire d'asservissement chimique dont les effets, pour être jugés néfastes, n'auront besoin que de ceci : Ils diminuent en général l'énergie, la libido, la mémoire, l'imagination, la concentration, la créativité plus qu'ils ne l'augmentent.

Toutes les autres raisons qui me font exécrer la psychiatrie je les ai développées ailleurs, et ces pratiques me sont si révoltantes que les retracer une énième fois risque d'affecter mon équilibre nerveux.

Disons que mes vues sur le sujet empruntent et à la psychanalyse, et à l'anti-psychiatrie, qui ne sont pas inconciliables comme on le croit souvent.

 

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Pour finir, les médias. Comment se reconnaître dans cette homogénéisation, cette uniformisation des goûts qu'ils promeuvent, revers démocratique de l'opinion dominante qui triomphe des originaux ?

Comment supporter ces émissions débiles, ces comiques pitoyables et effrayants à force de vulgarité ?

Il est toujours possible de vivre à la marge, et de s'isoler des groupes, mais comment supporter de se sentir différent, comment comprendre pourquoi on n'est pas une majorité à préférer Dostoievski à Coelho, Visconti aux Tontons Flingueurs, et pourquoi on est seul à ne pas trouver les répliques d'Audiard géniales, mais en plus vulgaires, plates, en fait insignifiantes ?

Que faire, ou aller, par quels organes s'exprimer, alors que même les représentants de l'élite culturel, tel Télérama, ont des goûts tellement pitoyables, qu'ils mettent sur le même plan, par exemple, un chef-d'oeuvre de Pasolini avec "Vénus Beauté Institut" de Tony Marshall ?

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