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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 19:36
Fedor Emelianenko est le meilleur combattant mondial en MMA actuellement !  
Son règne dure depuis six années.

Il a commencé par le judo, puis le sambo qu'il continue ( il y est multiple champion du monde ) et il s'est initié avec brio à la boxe pied poing pour compléter sa formation.
J'aime le voir combattre. Ses poings sont étonnamment rapides pour un lourd. Il sait comment placer son corps pour y mettre du poids. Ses projections sont spectaculaires. Son sol lui permet de se tirer des pires situation. Son ground and pound est sans équivalent.

Certains irréductibles contestent encore sa suprématie.
Il a pourtant triomphé des plus grands ( Tim Silvia, Arlovski, Randleman, 2 fois Coleman, Cro Cop, Arona, 2 fois Minotauro entre autres ).

Plus surprenant, il est joueur d'échecs, et surtout il apprécie la grande littérature russe!
Meilleur combattant du monde, et fin lecteur de Dostoievski, il n'y a que l'âme slave pour être capable de cela !

Toujours humble et respectueux de ses adversaires, il cherche perpétuellement à progresser dans sa manière de combattre.
J'ai remarqué que son entraînement, et celui de beaucoup de russes, était l'inverse de celui qui est montré dans la série des Rocky.
On y voit Stallone s'entraîner en pleine nature, avec des mouvements dits "naturels" comme abdos, pompes, tractions, et son adversaire Dolph Lundgren, qui joue le russe, s'entraîne en salle avec des machines. En réalité, ce sont les russes qui s'entraînent en plein air, et les ricains en salle.
Fedor dit d'ailleurs ne pas supporter l'idée d'une autre forme d'entraînement.

Fedor, "the last Emperor", est au combat libre ce Gary  Kasparov était aux échecs, où Alexander Karelin à la lutte Gréco-romaine. Sa domination est totale, il est sans rival.
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Published by FRED V - dans arts martiaux
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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 23:14


1 -Du fait de la spécificité de ce que l'aïkido s'efforce de trouver, l'efficacité proprement martiale met du temps à s'acquérir. C'est pourquoi, si l'on a besoin d'être rassuré physiquement, on ne doit pas hésiter à pratiquer un autre art martial, plus efficace à court terme, et on ne doit pas culpabiliser à la pensée de s'y exercer sous le prétexte qu'il serait moins évolué.
De plus, la conscience de la valeur de l'aïkido ne doit pas contribuer à l'édification d'un surmoi empiétant sur ses désirs véritables. Si l'on se force à la pratique de l'aïkido parce que l'on est attiré par son côté humaniste et spirituel, mais que l'on n'y trouve pas le plaisir réel que l'on éprouverait  par exemple dans l'exercice de la boxe ou du combat libre, il ne faut pas, je pense, s'y contraindre pour des motifs éthiques. Il faut aussi faire ce qu'on aime...

2-Il peut être intéressant de chercher à établir des ponts entre cet art et la pensée Occidentale. Il me semble notamment que les intuitions de Bergson développent de nombreux parallèles avec les perspectives développées par l'aïkido.
L'aïkido en quelque sorte, est le versant pratique de la théorie de l'évolution créatrice , la réalisation de certains moments de la pensée Bergsonnienne,  une création concrète d'imprévisible nouveauté...

3-Il est courant d'associer le zen à l'aïkido, presque comme si c'en était la philosophie officielle. Or, il n'y a pas, dans l'aïkido, la dévalorisation de la vie qui résulte inévitablement de l'idée que la distinction entre la vie et la mort est illusoire.
Ne pas craindre la mort pendant le combat n'est qu'un stratagème dont la finalité est de gagner en efficacité, donc de préserver sa vie et son intégrité. Il est donc naturel et légitime de craindre la mort, si l'on accorde une valeur spécifique à la vie. C'est d'ailleurs ce que pensait Ueshiba, sinon pourquoi s'efforcer de préserver de la destruction sa vie et celle d'autrui, et de sauver, en plus, toutes ses facultés?
De ce point de vue, il me semble que l'aïkido se rapproche davantage du Taoîsme et du Shintoisme que du Bouddhisme en général,  et plus précisément que du Bouddhisme Zen.

4-Dans les faits, la pratique de l'aïkido n'est pas aussi douce  que sa réputation le laisse entendre , elle ne va pas sans heurts. En réalité, elle peut être bien rude, et on peut se lasser des innombrables torsions de poignet et autres chutes claquées...

5-De par sa nature spirituelle, l'aïkido présente un danger de sectarisme.
Il entraîne dans sont sillage, en effet, de nombreux pseudo-gourous qui mélangent tous les plans, ne savent pas vraiment de quoi ils parlent, et confondent la spiritualité avec la pensée magique ( voir Kochi Tohei par exemple ).

 

6-Il est courant d'entendre dire que l'aïkido procure le parfait équilibre du corps et de l'esprit, la paix de l'âme.
En fait, c'est loin d'être suffisant. Rien de miraculeux à en attendre. Il a son rôle à jouer, et c'est déjà pas mal.

7- Comme on n'y emploie pas la force physique, qu'on y réalise l'idéal du Budo ( et du judo selon Jigoro Kano lui-même ),  qu'il n'y existe pas de compétitions, les catégories de poids, d'âge et se sexe sont absentes. On pratique avec tout le monde. L'aïkido doit fonctionner avec tous. C'est très bien, seulement tout avantage à sa contrepartie, et ce qui se gagne d'un côté se perd de l'autre.
Ainsi, le principe de non-opposition dispense les pratiquants d'une condition physique impeccable.
Par conséquent, et même si l'aïki est "physique", il ne faut pas en attendre un modelage sculptural du corps. Il faudra lui associer un autre type d'exercices pour ce but.

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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 21:07


L'aïkido est un art martial que je pratique depuis une bonne dizaine d'années. Il a été crée par Morihei Ueshiba (  1883-1969 )
C'est une synthèse d'arts martiaux traditionnels nippons, et aussi une tentative de dépassement de ces arts de destruction, une transmutation recherchée, générant un renversement de perspectives.

Le vingtième siècle est l'époque des grandes révovations martiales. Cette évolution caractérise les arts japonais avec le judo ( synthèse et épuration de divers ju jutsu) le karatédo ( synthèse de styles Okinawaiens), le kendo ( version sportive de la voie du sabre ), le shorinji-kempo ( synthèse de ju jutsu et de kung fu shaolin ), et l'aïkido ( synthèse et modification d'écoles de sabre -Shinkage ryu-, de ju jutsu -Tenshin Shino ryu-, d'aikijutsu -école de Takeda).

Cette modernisation ne concerne pas que le Japon. On la trouve aussi à l'oeuvre en Corée : le taekwondo est une synthèse entre taekyon, warang do et tang soo do ; le hapkido est une synthèse entre l'aikijutsu japonais et le taekwondo.

Cependant, les arts martiaux japonais se sont davantage exportés. Cette réussite est due aux capacités de classification, d'organisation, de systématisation des japonais.
Mais pas seulement.
Il existe une spécificité, une aura propre à la culture Japonaise, et celle-ci est indissociable de son passé féodal, des légendaires mais bien réels samourais et ninjas.
Les temps étaient si durs pour ces guerriers, qu'il leur fallait une idéologie particulière qui leur apporta le détachement nécessaire pour relativiser l'importance de leur propre mort.
Pour ce faire, le Bouddhisme zen, ou plutôt une certaine orientation du zen, était plus adapté que la religion ancestrale de l'île, le Shintoisme.

Pour la branche du zen qui nous intéresse, les distinctions entre vie et mort sont illusoires, et résultent des erreurs de notre ego.
Celui-ci entrave nos perceptions et notre bon sens puisqu'il nous place individuellement en quelque sorte, au centre de l'univers.
Il faut donc s'en débarrasser, le trancher, et prendre conscience de l'impermanence de toutes choses, de l'éternelle vacuité.
Cette révélation, cet éveil doit dédramatiser la mort, et donc aider le guerrier à en vaincre la peur.

Mais cette nécessité qui était celle du guerrier n'est plus accordée à l'époque moderne, que signe l'ère Meiji ( 1868-1912 ), l'occidentalisation du Japon.

A partir du moment où l'on commence à envisager la vie pour elle-même, comme source de joie, et donc à considérer comme légitime et naturelle la peur de la mort, l'on se voue à des occupations d'un autre genre que celles qui, dans une optique de détachement forcé, étaient toutes orientées vers la destruction et la quête de l'état de conscience susceptible de l'assumer sereinement.

C'est pourquoi, pour les Japonais, il paraissait contradictoire  de préserver leur patrimoine martial et de privilégier leurs aspirations progressistes.
Ainsi, quantité d'anciens guerriers, riches de connaissances techniques raffinées, furent cantonnés dans des rôles subalternes, comme gardiens de parc, un peu comme l'apport des philosophes est dévalorisé dans le système capitaliste actuel.

L'antinomie entre tradition et modernité était-elle insurmontable?
Les formes anciennes de culture doivent-elles, sans reste, nécessairement être abandonnées au profit de nouvelles formes plus ou moins élaborées, ou bien y a t'il un moyen d'en conserver l'essentiel, la quintessence magnifiée, grâce à la richesse des processus synthétiques?

De jeunes maîtres japonais trouvèrent, ou créerent le chemin qui amorça la solution.

Les arts réellement traditionnels étaient sans doute incompatibles avec la recherche de pacification des moeurs, puisqu'ils étaient seulement orientés par le souci d'efficacité.
Il fallait donc les transformer, sélectionner et synthétiser, à partir des anciennes connaissances, les techniques appropriées aux temps modernes, et éventuellement les modifier.
Cette refondation fut la quête, entre autres, de Jigoro Kano pour le judo, de Gichin Funakoshi pour le karatédo, de Morihei Ueshiba pour l'aïkido.

Pour Jigoro Kano, le but du budo moderne était de favoriser "l'entraide et la prospérité mutuelle".
Il ne conserva, de toutes les branches qu'il étudia du ju jutsu, que les techniques appropriées à ce dessein dont on pourrait dire qu'il est l'équivalent de l'idéal antique de l'"esprit sain dans un corps sain".

C'est réellement cette évolution des techniques et des mentalités qui donnèrent aux arts anciens la dignité de voies spirituelles, d'où le rajout du suffixe do ( voie ), et ce même si l'histoire présente à toutes les époques des exemples d'hommes et de femmes qui cherchèrent dans les arts martiaux autre chose que l'art de tuer.

La différence avec les temps anciens vient du fait que c'est la nature profonde de l'art qui est changée, officiellement en quelque sorte. La pratique se veut spirituelle et aucun pratiquant n'est censé ignorer la  finalité profonde de l'art.
Ce qui était le propre d'êtres exceptionnels s'est universalité, démocratisé, est devenu la norme et se désire tel.

Q'est-ce donc qui renforce cette tendance, et culmine en l'aïkido, qui s'en veut l'apothéose, et le distingue?

En fait le processus par lequel la création d'Ueshiba se distingue est toujours à faire. Il n'est pas achevé. Il est le fruit évolutif d'une recherche qui ne connaîtra d'autre fin que celle de l'humanité elle-même.

Ueshiba constata qu'un défaut majeur et tenace persistait dans les arts martiaux modernes, ce qui les empêchait d'accéder à la fin recherchée et les rendait impropres à satisfaire leur éthique pacifiste.
En gros, ils ne disposaient pas des moyens ( les techniques, fondées sur les principes ), adéquats à leurs fins ( l'éthique altruiste ).
Certes, le karatéka ne doit pas attaquer le premier, et chaque kata commence par un mouvement défensif, incarnant cette orientation volontairement pacifiste. Il n'en demeure pas moins que l'effet inhérent à la réalisation de sa technique, s'il l'utilise, est l'annihilation de  la menace par la destruction parcellaire ou totale, provisoire ou définitive, de l'agresseur.
Et si le judoka dispose de ressources moins traumatisantes pour l'agresseur, elles conservent un degré élevé de dangerosité .
Ueshiba comprit donc que l'idéal moderne du budo, la préservation de la paix, ne serait qu'une vue abstraite tant que la technique, le sens de la technique n'épouserait pas l'éveil de l'Esprit.
Il fallait donc reconsidérer l'ensemble des techniques, pour, tout en en préservant l'indispensable efficacité, leur ôter leur capacité destructrice en réorientant par exemple les clés de bras dans le sens naturel des articulations, ce qui engendre la douleur mais ne provoque pas d'infirmités, ou en affinant les méthodes de projection, pour éviter une chute trop lourde etc

Le travail de toute une vie!

Par cette orientation pacifique renforcée, on comprend du même coup que toute la recherche aïki doit s'appuyer sur des techniques n'en contredisant ni les principes ni l'éthique. Les tentatives de synthèse entre l'aïkido et d'autres arts sont donc possibles et ont d'ailleurs été tentés ( tomiki aïkido par exemple ), mais il ne s'agit alors plus d'aïkido, puisque l'incorporation de techniques dévastatrices en contredit l'essence, les fondements, la nature, tout ce qui le caractérise comme aïkido.

Cependant, rien n'interdit d'envisager des innovations techniques majeures, à partir du moment où elles favorisent la tendance altruiste de cet art, et en préservent l'efficacité, le pragmatisme sans lequel l'art perdrait tout autant sa valeur, puisqu'il serait alors sans application possible ( l'agressé se doit une protection efficace : s'il fait juste de la danse, certes il ne détruit pas son adversaire, mais c'est son adversaire qui le détruit ) !

L'aïkido se veut donc un sport ( forme physique ), une self défense ( pour prévenir les agressions ), un art ( esthétique ) , une science ( basée sur des principes et des techniques), une voie ( spiritualité ), dont toutes les orientations s'efforcent de convertir la pulsion de mort en pulsion de vie, de construire quelque chose à partir de tendances hostiles et destructrices.
Il s'agit d'un effort réel donc, corporel, incarné, pour concilier la thèse ( l'agressé ), avec l'anti-thèse ( l'agresseur ), cette dernière n'étant pas niée mais acceptée, conservée et élevée dans la tentative d'harmonisation des énergies, de résolution pacifique des conflits. C'est un art que l'on pourrait qualifier de dialectique donc, au sens où la synthèse n'annihile pas mais préserve le meilleur des deux parties par l'enrichissement de la confrontation des opposés qui les élève au dessus d'eux-mêmes!

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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 18:50

Fédérico Fellini :                 -Amarcord
                                               -La dolce vita
                                               -La strada
                                               -Le satyricon

Pier Paolo Pasolini :          -Théorème
                                               -Accatone
                                               -Mamma Roma
                                               -L'Evangile selon Saint-Matthieu

Luchino Visconti :               -Ludwig, le crépuscule des dieux
                                               -Senso
                                               -Les Damnés
                                               -Mort à Venise

Ettore Scola :                       -Nous nous sommes tant aimés
 
Dino Risi :                            -Le Fanfaron
                                               -Parfum de femme

Luis Bunuel :                       -Belle de jour

Michael Cimino :                 -Voyage au bout de l'enfer

Francis  Ford Coppola :     -Le Parrain
                                               -Apocalypse now

Elia Kazan :                          -Sur les quais
                                               -Un tramway nommé désir
   
Cécil B de mille :                 -Sanson et Dalida

Richard Fleischer :             -Vingt mille lieues sous les mers

Orson Welles :                     -Citizen kane

Richard Brooks :                 -Lord Jim

John Boorman :                   -La forêt d'émeraude
                                                -Délivrance

Sam Péckinpah :                 -Chien de paille

David Lean :                         -Lawrence d'Arabie

Wachowski ( frères ) :         -Trilogie Matrix

Arthur Penn :                         -Miracle en Alabama
                                                -La poursuite impitoyable

Stanley Kubrick :                  -Orange mécanique
                                                -Full métal jacket
                                                -Les sentiers de la gloire
                                                -Spartacus
                                                -Lolita
                                                -Shining
                                                -Barry Lyndon

Coen  ( frères ) :                   -The Barber

Jules Dassin :                      -Jamais le dimanche

Masaki Kobayashi :             -Seppuku

Nagisa Oshima :                  -Furyo
                                                 -Tabou

Wim Wenders :                     -Les ailes du désir

Schoendoerffer :                   -La 317ème section

Werner Herzog :                    -Aguirre la colère de Dieu
                                                 -Fitzcarraldo

Friedrich Wilhem Murnau :  -L'Aurore

Cart Theodor Dreyer :           -Jeanne d'Arc

 Serguei Eisenstein :            -Prince Newski

Mickail Kalatozov :                  -Quand passent les cigognes

Tarkowski :                              -Stalker
                                                  -Le Sacrifice

François Truffaut :                  -Jules et jim
                                                   -La femme d'à côté
                                                   -Le cycle Antoine Doinel

Louis Malle :                            -Au revoir les enfants

Jean-luc Godard :                   -A bout de souffle
                                                   -Pierrot le fou

Jean Renoir :                           -La grande illusion
                                                   -La règle du jeu

Marcel Carné :                         -Quai des brumes
                                                   -Le jour se lève
                                                   -Drôle de drames
                                                   -Les enfants du paradis
                                                   -Hôtel du nord
                                                   -Les visiteurs du soir

Robert Bresson :                    -L'argent
                                                   -Le Diable probablement
                                                   -Mouchette

Eric Rohmer :                          -Conte d'été


   +Films "distrayants" de qualité :  - série des Batman, Spiderman, X-men, et puis les films d'auteur à orientation psychanalytique et humoristique (Woody allen, Alfred Hitchcock) etc
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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 18:29

Je suis un des rares fan de combat libre en France. J'attends avec impatience les résultats des différents événements (UFC , Strikeforce, Dream), comme pour le défunt Pride, et je regarde les combats avec un grand plaisir. Le MMA prend pour moi la place du foot pour le commun des mortels.

Etonnant de la part d'un philosophe à dominante psychanalytique, et, surtout, pour un pratiquant assidu d'aïkido, dont le but, la préservation de l'intégrité du partenaire/adversaire/agresseur est diamétralement opposé.

Alors pourquoi? Est-ce la pulsion de mort qui domine la pulsion de vie chez moi?
Peut-être mais pas seulement.
Indépendamment de l'aspect sauvage, avec montée d'adrénaline inhérente, le spectacle de ces confrontations est exceptionnellement intéressant pour les pratiquants d'arts martiaux et sports de combat. Ce n'est pas un hasard si on utilise surtout le terme de MMA ( mixed martial arts ) pour remplacer celui de free fight. Cela signifie que ce sport est surtout devenu une affaire de spécialistes, de techniciens hors pair, et qu'ils doivent combiner une connaissance à plusieurs niveaux pour rester au top, et maintenant y accéder.

Il est loin le temps ou le bourrinage (Tank Abott) suffisait pour se faire remarquer. Les combats de MMA sont ce qui se fait de mieux en termes de techniques. Le niveau est si élevé qu'il arrive par exemple que des spécialistes de lutte (Quinton Jackson) ou de bras de fer (Gary Goodridge) triomphent de combattants dans les règles des disciplines dont ils ne sont pas issus (pout le pied poing contre Cyril Abidi par exemple, spécialiste international de kickboxing "K1").

Au départ (premiers UFC 1993/94/95), il s'agissait de déterminer quelle discipline était la plus efficace. Royce Gracie surprit tout le monde avec son ju jutsu brésilien. Il amenait ses adversaires au sol, et soit les étranglait soit leur luxait un membre ( soumission ) ou bien il leur infligeait un ground and pound ( frappes au sol ) dévastateur. Tous ses adversaires furent ainsi ridiculisés.
Première découverte qui devait révolutionner le monde des arts martiaux, l'apprentissage du sol s'avérerait indispensable, et pour cela, le ju jutsu brésilien ( jjb ), synthèse de ju jutsu brésilien mise au point par Hélio Gracie, et axée sur le travail au sol, était le meilleur art.

Ensuite, on découvrit l'importance de la lutte, avec des types comme Dan Severn, Mark Coleman, Mark Kerr.
C'était intéressant de le combiner avec du jjb.

Mais tout ce qui était arts de percussions, comme la boxe thaï, le karaté, étaient décrédibilisés.

Puis, en la personne de Maurice Smith, champion de Kickboxing qui terrassa Coleman, champion de lutte, on se dit qu'avec quelques adaptations, aménagements, la boxe pied poing et le karaté kyokushinkaï qui y ressemble, avait son utilité. Il fallait simplement travailler les techniques de "sprawl" pour éviter les amenées au sol "takedowns", donc ajouter des techniques, des stratégies de lutte au pied poing pour que celui-ce devienne vraiment pertinent.
Mais si ces combattants d'un nouveau genre ne pouvaient pas contrer les projections "takedown', ils perdaient.
C'est ainsi qu'ils se mirent à acquérir des bases au sol, au cas où.

Les kickboxeurs travaillèrent donc beaucoup la lutte, et un peu le sol, et les lutteurs travaillèrent beaucoup les différents types de boxe et s'initièrent au sol façon jjb.

Les spécialistes de jjb se trouvèrent dépassés ( Royce Gracie prit une trempe lors de son retour contre le lutteur Matt Hughes, qui avait travaillé aussi sol et pied poing ).
Il leur fallut donc comprendre que leur art ne suffisait plus et, de toute façon, entre deux jjbistes, c'est surtout la compétence à un autre niveau qui créé la différence.
Donc, comme les lutteurs et les boxeurs, ils apprirent ce qui leur manquait, c'est-à-dire qu'ils renforcèrent leur lutte et leur pied poing.

On s'est aperçu aussi, avec le temps, que d'autres arts avaient leur utilité, comme le judo ( Yoshida ), le sambo ( Taktarov, Arlovski, Kharitonov, les frères Emelienenko ), le sanda ( Cung Lee), et tout récemment le karaté shotokan ( Lyoto Machida ) qui était pourtant méprisé jusque là.
Le MMA est en perpétuelle évolution, c'est pourquoi il est si intéressant. On ne sait pas de quelle nouveauté il s'enrichira.
La stratégie s'est elle aussi beaucoup modifiée.

Si un spécialiste de jjb ( comme Jacaré ) affronte un kickboxer ( comme Chuck Liddell), il devra l'amener au sol pour le finaliser. Il lui faudra donc tenir jusque-là, grâce à son travail en boxe, et son entraînement en lutte l'aidera dans ses amenées.
Le but du Kicker sera à l'opposé. Il lui faudra conserver le combat debout "stand up", et mettre son adversaire KO. Son travail de lutte lui permettra d'essayer de contrer les amenées au sol, et un apprentissage minimum du sol réduira les dégâts s'il s'y trouve engagé.

Un combat entre deux lutteurs se jouera sur la différence de niveau de l'un des deux au sol ou en stand up. Mais il peut y avoir des surprises. Par exemple, un lutteur qui a beaucoup travaillé sa boxe, et peu son sol, peut vouloir y faire la différence contre un autre lutteur censé s'être plus formé au sol où il voulait amener le combat. Et là, étonnement, ce dernier se révèle meilleur boxeur. Du coup, notre premier lutteur n'a plus de ressources, de solutions, puisqu'il fait face à un autre lutteur, dont il n'avait pas prévu la qualité de boxe, et qu'il ne peut compter sur un sol peu travaillé.

Tous les combats impliquent  donc une stratégie complexe en fonction des connaissances des 3 niveaux : le pied poing " stand up"; le corps à corps "clinch, takedown, sprawl"; le sol " positions défensives, soumissions, et ground pound".
Ce qui importe aussi, c'est l'aptitude à assurer les transitions entre ces différents niveaux, ce qui est encore autre chose.
Un combattant peut être bon dans les trois niveaux, et mauvais dans le passage de l'un à l'autre, la façon de gérer ce passage.
Et puis, bien sûr, la stratégie d'un combattant dépend de son adversaire.

Pour toutes ces raisons, expertise, stratégie, mais aussi pour le professionnalisme qui entraîne conditon physique optimum, coaching individualisé etc, le MMA moderne offre dans le monde des arts martiaux des rencontres sans équivalent sur le plan technique. Il suffit de détailler quelques profils de combattants pour s'en rendre compte :

Brock Lesnar :                               -120 kilos de muscles ; champion  des USA de lutte ;entraînement complémentaire  
                                                         en boxe

Chuck Liddell :                               -champion du monde de kickboxing ; entraînement approfondi en lutte.

George St Pierre :                         -ceinture noire de Kyokushinkaï ;  niveau national en lutte au Canada ; ceinture                                                            noire de jjb  
                                                       
Anderson silva    :                         -champion de boxe thaï du Brésil, niveau minimum en lutte, ceinture noire de jjb

Rodrigo "minotauro" Nogueira : -niveau international en jjb ; niveau national en boxe anglaise


et le meilleur de tous, Fedor emelienenko : - champion d'Europe de judo par équipe avec la Russie ; multiple champion du monde de sambo ; niveau international en pied poing.

Et après ça, étonnez-vous que les combattants unidimensionnels prennent une trempe, comme Mark Hunt ( pourtant 118 kilos , champion du K1 ) ou Ogawa ( multiple champion du monde de judo poids lourd ) quand ils s'essaient au MMA. C'est dire le niveau !

Teddy Riner lui-même aurait-il une chance ? Le judo ne lui suffirait pas en tout cas.
r
Les vieux mythes ( Rickson Gracie, Bas rutten ) se feraient balayer s'ils revenaient.

Et pour finir : Les Japonais sont les premiers fans de MMA dans le monde. Vu le niveau technique des Japonais en général, on comprend que ce n'est pas que pour la violence qu'ils le plébiscitent, mais essentiellement pour la richesse des techniques appliquées.

 
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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 16:04

L'histoire de la découverte de Fante par Bukowski est assez connue. Il en a lui-même fait mention.
Plus ou moins désespéré, et désoeuvré, il se réfugia dans une bibliothèque publique et enchaîna la lecture de nombreux livres, dans différents domaines.
Lorsqu'enfin, il tomba sur Fante, ce fut pour lui une révélation, comme il le dit lui-même :

"Un jour j'ai sorti un livre et c'était ça. Je restai planté un moment, lisant et comme un homme qui a trouvé de l'or à la décharge publique. J'ai posé le livre sur la table, les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d'une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page, une sensation de quelque chose sculpté dans le texte. Voilà enfin un homme qui n'avait pas peur de l'émotion. L'humour et la douleur mélangés avec une superble simplicité. Le début du livre était un gigantesque miracle pour moi. J'avais une carte de la Bibliothèque. Je sortis le livre et l'emportai dans ma chambre. Je me couchai sur mon lit et le lus. Et je compris bien avant de le terminer qu'il y avait là un homme qui avait changé l'écriture.
Le livre était "Demande à la poussière" et l'auteur, John Fante. Il allait toute ma vie m'influencer dans mon travail. je terminai "Demande à la poussière" et cherchai d'autres Fante à la bibliothèque. J'en trouvai "Le vin de la jeunesse" et "Bandini". Ils étaient du même calibre, écrits avec les tripes et le coeur [...]"

On trouve de nombreuses correspondances entre Fante et Bukowski, mais aussi, à mes yeux, une différence fondamentale.

Tous les deux vécurent une enfance assez difficile ( pauvreté, donc exclusion de la vie facile, où tout va de soi ; réflexion à partir de cela, sentiment d'exclusion ) .
Ils avaient la passion du baseball, enchaînèrent les petits boulots minables, vivaient des relations complexes avec les femmes, partageaient le fantasme de l'écrivain, et le désir de s'en sortir par l'écriture, donc la conscience que la littérature était le mode d'expression qui leur correspondait le mieux, par lequel ils pourraient donner forme au meilleur d'eux-mêmes, le sortir et le communiquer, donc exister par ce moyen.

Il existe aussi des spécificités qui différencient les deux auteurs.

L'enfance de Buk a été plus rude. Son père le battait, sa mère était indifférente à son sort.
Fante, lui, était aimé par sa famille, et l'aimait.

Les deux écrivains souffraient de plusieurs complexes :

-Tous les deux furent élevés dans une famille pauvre. Chez Fante, cela se compliquait du fait qu'il était rital, donc catholique. Du coup, il fantasmait sur les "wasp", d'origine anglo-saxonne et protestante

-Les tâches de rousseur de Fante lui déplaisaient. Rien à voir cependant avec les furoncles de Buk, apparemment épouvantables, qui empoisonnèrent longuement ses relations amoureuses et sexuelles.

L'éducation catholique de  Fante a sans doute contribué à façonner son surmoi, ce qui lui a évité les écueils de Buk, à savoir une complaisance dans le trash ( alcool, baise, bagarre) assez répétitive et lassante à la longue.

L'humour est omniprésent et léger, enlevé chez Fante, lourd et pesant, noir chez Buk.

Malgré des tendances communes entre les deux auteurs, la tonalité entière de leurs oeuvres respectives diverge donc.

L'impression qui se dégage de Buk, c'est le dégoût. C'est subjectif bien sûr, mais il ne me pousse pas à aimer la vie. Il en prend le côté sombre, qui est bien réel, mais, comme Céline, que le côté sombre, ce qui est tout de même partial, orienté. Même le burlesque y est fondamentalement déprimant.
La vision qu'il nous transmet des petits boulots alimentaires ingrats, par exemple, n'est pas dénuée de vérité. Mais heureusement, ils ne s'y résument pas.
Les femmes qu'il met en scène sont toutes plus ou moins dégénérées.
L'épitathe de Buk, c'est, je crois, "n'essaie pas". injonction contraire à la nature d'ailleurs, à laquelle évidemment il ne s'est pas tenu.
Bien lui en a pris car, finalement, il a réussi, et je ne pense pas au fond, qu'il ait été réellement mécontent de la reconnaissance acquise, qui lui apportait entre autres tout l'argent, le confort et les femmes dont il avait le besoin !

Fante, c'est le contraire. Il me donne envie de vivre. Il est léger, fantasque, toujours soutenu par l'énivrant désir d'être écrivain, qu'il narre sur le mode humoristique. Il s'accroche, plein d'espoir. Ses femmes ont de la grâce. La tendresse, le sentiment, l'amour n'y sont jamais totalement séparés de la sexualité. Il insuffle de l'énergie, un élan  à ses lecteurs.
Il m'est un esprit frère
"Bandini", son seul roman écrit à la troisième personne, est, je trouve, le moins réussi.
 Le "je" lui était indispensable, pour plus d'humanité.

Grâce éternelle soit rendue à Buk pour les efforts qu'il exerça à la promotion de l'oeuvre de Fante. Ils n'auront pas été vains.

Conclusion : Essaie !

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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 21:22

La tendance du moment est au krav maga.

Cette méthode de combat est censée être la plus efficace en self-défense, pour la rue. Le krav maga n'est pas un art. Ce qu'il vise, c'est l'efficacité brute, et il ne s'embarrasse d'aucune règle.
Il fut crée par Imi Lichtenfeld dans le cadre de la seconde guerre mondiale. Le but  de son créateur était de construire une méthode rapidement assimilable, afin de rendre ses   adeptes opérationnels contre les nazis. C'est une synthèse, entre autres de boxe anglaise, de karaté, et de lutte.
Comme il se veut absolument pragmatique, il s'enrichit sans cesse des apports qu'il juge utile à sa démarche. Ainsi, des éléments de ju jutsu brésilien ont été incorporés récemment, notamment pour tout le travail de "sprawl" pour ne pas aller au sol, et pour les dégagements si l'on s'y trouve malgré tout.

Le problème, c'est que je pense qu'il est déplacé de l'enseigner à la population civile.

Tout d'abord, on peut se demander s'il est bien judicieux d'apprendre des techniques aussi radicales aux individus qui n'en ont pas la stricte nécessité. L'efficacité du krav maga rrepose sur des principes et des attaques simples et extrêmement violentes, et si on les enlève, il n'en reste rien. Or, quelles sont-elles ces techniques dévastatrices?
Essentiellement, et mises à part les quelques projections et autres torsions de poignet moins dangereuses et qui sont communes à un grand nombre d'arts martiaux, elles consistent en de franches attaques envers les parties génitales, les yeux, la gorge, les carotides, la nuque.
C'est-à-dire que, puisque l'essentiel de son panel est composé de techniques de ce type, le pratiquant de krav maga est dans l'impossibilité de répondre à une agression s'il ne les utilise pas.

Or, il me semble qu'il existe une inadéquation entre un large éventail d'agressions possibles, plus ou moins violentes, et l'univocité des moyens destructeurs dont dispose l'adepte du krav pour y répondre.

Une main baladeuse, portée légèrement sur l'épaule, justifie t 'elle un écrasement des testicules par le tibia suivi d'une pique aux yeux, d'une frappe du coude à la gorge, qui préparereront la clé de bras permettant de joliment achever le tout par un coup de genou à la face, avec une frappe du poing sur la nuque comme conclusion provisoire, ou définitive?
Cela me semble être très abusif. Et le pratiquant de krav ne peut pas procéder autrement.

Après la critique d'une certaine disproportion des moyens et des besoins, c'est maintenant l'efficacité du krav maga que je vais remettre en question.

La publicité faite autour de cet art me dérange. On promet en quelque sorte l'invincibilité, sous prétexte que le mossad, la légion ou le GIGN en ont incorporés des éléments. C'est justement là que le bas blesse. Que les membres du GIGN gagnent en efficacité avec le krav, pourquoi pas !

Mais il faut replacer les choses dans leur contexte.

Les types des forces spéciales sont des hommes (cela compte), sélectionnés, puis ensuire aguerris, donc en très bonne forme physique, énergiques et rudes au mal. En plus, ils ont un background en boxe pieds poings ( boxe thaï, française, full contact, kickboxing par ex ), et en grappling ( lutte, judo, ju jutsu brésilien ).
Certains sont des spécialistes d'une discipline, des champions d'arts martiaux ou sports de combat avant même leur incorporation.
Et ils font des stages, en plus ( karaté kyokushinkaï, penchak silat, kali, et... krav maga).
Alors oui, ils sont très efficaces.

Mais peut-on en conclure, par analogie, qu'une faible femme de cinquante kilos, peu entraînée, pourra, avec ses une à deux séances par semaine, parvenir à des résultats comparables?

Moi je pense qu'il est périlleux de faire de la pub sur le thème " le GIGN a choisi le krav comme méthode privilégiée" pour attirer des pratiquants.
Ceux-ci vont avoir l'illusion qu'ils pourront s'en tirer facilement lors d'une véritable agression, alors que même les types du GIG ne l'ont pas, cette illusion !
Non seulement cet apprentissage à la va vite de techniques spécifiques ne peut être vraiment utile qu'à partir de l'acquisition de bases solides, mais ces techniques doivent être utilisées en dernier recours et cela pour des raisons de proportionnalité entre l'agression et la réponse, mais pas seulement.

Si l'agressé ne parvient pas à prendre le dessus, après avoir tenté un arrachage des testicules, un éclatement de la gorge, et un aveuglement définitif, quelles pourraient bien être les réactions du ou des agresseurs?
Infiniment pires, cela va sans dire...

Pour toutes ces raisons, interrogeons-nous sur cette vague du krav maga, qui prétend transformer n'importe quel quidam en Jason Bourne, et sur ses méfaits éventuels.



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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 12:05




LITTERATURE FRANCAISE :

Flaubert :            - "L'éducation sentimentale"

Stendhal :           - "La chartreuse de Parme"

Balzac :               - "La peau de chagrin"
                             - "Les illusions perdues"

Huysmans:        - "Là-bas"


Zola :                    - "Germinal"
                              - "L'assommoir"

Bloy :                   - "Le désespéré"

Loti :                     - "Pêcheur d'Islande"


Proust :               - "Contre Sainte-Beuve" 
                             - "Un amour de Swann" 
                             - "A l'ombre des jeunes filles en fleurs"


Gide :
                  - "Si le grain ne meurt"

Céline :               - "Voyage au bout de la nuit"
                             - " Mort à crédit"

Montherlant :      - "Les essais"

Genêt :                - "Le miracle de la rose"

Sartre :                - "Les mots"

Vian :                   - "L'écume des jours"

Radiguet :           - "Le diable au corps"

Gary :                   - "La promesse de l'aube"

Matzneff :            - "Maîtres et complices"




LITTERATURE ETRANGERE :


Buzzati :              -  "Le désert des tartares"

Shelley :             - " Frankenstein"

Stevenson :       - "L'étrange histoire du docteur Jekyll et Mister Hyde"

DH Lawrence :  - " L'amant de Lady chatterley"

Wilde :                -  "Le portrait de Dorian Gray"
                            -  "De Profundis"
                            -  "Vera ou les nihilistes"

TE lawrence :    - "Les sept piliers de la sagesse"

Hesse :              - "Le loup des steppes"

Pouchkine :       - "La fille du capitaine"
 
Gogol :               - " Les nouvelles de Saint-Petersbourg"

Tolstoï :              - "La mort d'Ivan ilitch"

Tourgueniev :    - " Premier amour"
                             - " Père et fils"

Gontcharov :      - " Oblomov"

Dostoievski :     - "L'idiot"
                            - "Crime et châtiment"
                            - " Les frères karamazov"
                            - " Les nuits blanches "
                            - " Le sous-sol"
                            - " Souvenirs de la maison des morts "


Boulgakov :       - " Maître et Marguerite"

Agueev :             - "Roman avec cocaïne"

Mishima :           - " Le soleil et l'acier"

Yoshitaka :         - " La pierre et le sabre "

London :             - " Le vagabond du rail "
                             - " Martin Eden"
                             - " Le loup des mers"

Steinbeck :         - " Des souris et des hommes "

Fante :                 - "Mon chien stupide"
                             - " La route de Los Angeles"
                             - " Demande à la poussière"

Bukowski :         - " Souvenirs d'un pas grand-chose"

Miller :                 - " Le tropique du Capricorne"

Kerouac :           - " Sur la route"

Toole :                - "La conjuration des imbéciles"

Goodis :             - " Tirez sur le pianiste"

Mac Cain :          - "Le facteur sonne toujours deux fois"

Lehane :             - "Shutter Island"



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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 17:59




Pour annoncer la couleur, je  vais donner une liste de quelques oeuvres littéraires qui sont pour moi incontournables, parmi tant d'autres.

Je tiens à préciser, par la même occasion, le caractère subjectif de toute appréciation en matière de goût en général, et ici en littérature.

En effet, nos inclinations sont en étroite correspondance avec la singularité de nos parcours. Ainsi, tenter d'établir une liste des meilleurs livres, même si cette liste s'affirme très personnelle, n'est pas une démarche aisée pour cause d'évolution permanente, et bien que le franchissement d'étapes, ruptures qualitatives résultant d'une lente maturation, soit peu fréquent.
L'évolution du goût littéraire n'empruntera pas la même direction pour tous. Elle dépendra des commencements.

Je ne placerai pas, dans cette liste, les romans qui m'enchantèrent enfant, comme "Les Aventures du Plus Petit des Pirates et de Son Ennemi le  Gros Capitaine", "Les Aventures du Petit Baron Fauntleroy", "Mon Bel Oranger", "Voyage au Centre de la Terre", "Le Comte de Monte Cristo",  "Le Petit Chose", car je suis désormais incapable de savoir quelles impressions ils me donneraient si je les lisais actuellement.

Peut-être ne faudrait-il retenir, comme critère, que l'aspect "révélation" au moment de la découverte.
Cependant, il me paraît difficile de placer dans une liste de chefs-d'oeuvres des romans que j'adorais enfant et que je pourrais juger comme de pitoyables navets maintenant. Et les exemples ne devraient pas manquer !

Sans remonter aussi loin, je sais que certaines des oeuvres que je vais mentionner, lus il y a une dizaine d'années, ne correspondent plus à mes attentes. Mais, si je ne devais conserver que les livres qui ont été les révélations, ou les heureuses découvertes qui correspondent aux besoins qui étaient les miens ces derniers mois, ma liste serait bien pauvre, et j'aurais le sentiment de commettre une injustice envers tous les auteurs qui furent des révélations passées, m'aidèrent à tenir quand il le fallait, et me sauvèrent peut-être la vie.

Par cette dernière idée, je comprends que le critère qui me servira à choisir une période à partir de laquelle je pourrais sélectionner des oeuvres, c'est l'âge à partir duquel les livres me sont devenus biologiquement nécessaires qui me le fixera, un certain moment de mon adolescence à seize ans où je n'étais plus "tenu" que par eux, où ils se muèrent de distraction profonde en toute autre chose, satisfactions d'un besoin vital, compagnons, ultime réconfort. Leurs aides, leurs influences dans la conduite de ma vie surpassèrent, et de loin, les avantages de la bouteille, n'en déplaise à Bukowski.


Pour reprendre brièvement sur mon parcours littéraire, je vais donner quelques exemples.

"Jacques le Fataliste" m'avait fasciné adolescent, et m'avait déconcerté  pour son étrange philosophie. La vision déterministe de Jacques m'ouvrait des portes, me donnait de nouvelles grilles de lecture pour comprendre le monde, et cela constituait un aspect central du charme de l'oeuvre. Or, depuis, (il se trouve que je suis philosophe), j'ai lu "l'Ethique " de Spinoza. Et l'influence de Diderot pour ce qui concerne la vision de Jacques, c'est Spinoza. Comme Voltaire, Diderot aimait beaucoup Spinoza et peu Leibniz (Pangloss dans "Candide" , c'est Leibniz : "tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes"). Spinoza, évidemment, approfondit bien plus les implications du déterminisme que le fait Diderot par Jacques. J'ai donc été fort déçu par la relecture récente de "Jacques",  qui ne pouvait plus rien m'apporter de ce côté là. Et cette déception n'a pas été compensée par l'aspect humoristique qui m'avait moins marqué à l'époque.

La déception, je l'ai également ressentieà la relecture du "Portrait de Dorian Gray". J'avais été, adolescent, émerveillé, fasciné par l'intelligence, la spiritualité des dialogues. A la fin du livre, j'avais regretté ne pas avoir souligné les plus remarquables et nombreux passages. Et puis, je l'ai relu il y a peu, mais finalement, je n'y ai plus rien appris, alors que tout m'y paraissait nouveau, que j'avais été subjugué. Cela tient sans doute au fait que parvenu à un certain seuil de connaissances, plus rien ne surprend, au moins au niveau des idées, alors il faut trouver autre chose.

Dans ce prolongement, cela fait bien longtemps que ne ne me suis pas replongé dans '"Le Loup des Mers" de London, qui est un des rares livres que j'ai lu de nombreuses fois. C'est un roman d'aventures maritimes, et il met en scène un lettré fragile, sensible, habitué à la compagnie des femmes, dont les idées politiques sont empreintes d'altruisme, qui, au terme d'un naufrage, est confronté à un capitaine cruel, surnommé Loup Larsen, rude, sans pitié, Nietzschéen, doué d'une puissance physique colossale, d'une vigueur phénoménale, et néanmoins original en ce qu'il révèle un fond raffiné, avide de connaissances. Les deux personnages sont en fait deux incarnations de Jack London, qui était et socialiste et Nietzschéen, et ne parvenait pas à réellement concilier ses deux tendances en lui. C'est un roman captivant. Mais m'apporterait-il encore, ne serait-ce qu'un peu de l'énergie qu'il porte en lui, ou bien ce souffle, cet amour de la vie propre aux oeuvres de London, finiraient-ils par m'abattre, comme l'ont fait certains de ses romans? Je crois, en fait, avoir épuisé ce que cette oeuvre pouvait m'insuffler.

Je suis très intéressé, actuellement, par la littérature américaine, pour la raison même qui m'en a si longtemps tenu éloigné . Je reprochais aux auteurs américains leurs manques de fond, leurs manques d' idées, lorsque j'attendais des auteurs de longs développements spéculatifs sur tous les sujets possibles, arts, littérature, métaphysique, politique, science etc
C'est la raison pour laquelle je n'ai pas aimé, parmi les allemands, "Le Jeu des Perles de Verre", de Hesse, qui proposait l'élaboration de vastes synthèses de tendances opposées et complémentaires, comme le yin et le yang, l'esprit et la matière, la liberté et le déterminisme, l'homme et la femme, l'Occident et l'Orient, la foi et la raison, mais ne les développait jamais, à l'inverse de Proust, Mann, ou Dostoievski par exemple.
Or, je me suis lassé de ces sortes de développements.

Si Proust a été l'écrivain que je plaçais au-dessus de tous les autres pendant tant d'années ( je l'estimais le plus grand de tous les temps, plus universalisable que Dostoievski ), dévorant en plus de l'oeuvre les ouvrages critiques de Gaetan Picon, Geoges Poulet etc,  je finis par m'en lasser lorsque je fus sevré des longues et interminables digressions plus proches de l'intellect que de la vie, et la critique que DH Lawrence, dans "L' amant de lady Chatterley" livre sur Proust, où, pour faire simple, il fait dire que finalement il manque quelque chose d'essentiel dans cette oeuvre, de l'orde du vivant, me parut assez pertinente.  Et pourtant elle m'aurait scandalisé il y a quelques années.


Comme l'écrit Schopenhauer, le fond et la forme doivent s'équilibrer. Si la forme prime, c'est vide, ça manque d'âme, et si le fond l'emporte, le roman ne devient qu'un prétexte pour exploiter ses idées, et il s'agit alors davantage de dissertations philosophiques que de romans.
Balzac, Zola réalisent à merveille cet équilibre. Les auteurs russes également.
Malheureusement pour ces derniers, on pourrait leur appliquer la critique de Sartre à propos de Kierkegaard, c'est-à-dire que leurs réactions salvatrices à l'esprit systématique allemand et en particulier Hégélien sont limitées par leurs repliements pathologiques dans l'idéologie locale et particulière de la Slavophilie, religion Orthodoxe, âme russe etc
Il est vrai que c'est aussi ce qui fait son charme. Celui-ci provient peut-être des limitations, inhérentes à la spécialisation, comme en tout domaine. Otez à la philosophie ses concepts, au sport le mouvement, il n'en reste rien. Leur puissance réside dans ce qui les détermine et les limite.

Un des éléments qui explique que mon coeur, mon âme ont été longtemps russes, et pour lequel je vénérais plus que tout Dostoievski, est celui-là même qui, comme pour l'élément intellectuel de certains romans trop philosophiques, m' en éloigne aujourd'hui. Cet invariant des grands Romans russes qui m'attirait, c'était l'angoisse métaphysique, et les russes m'ont si profondément marqué que j'ai pensé m'inscrire, un temps, à l'Institut Saint Serge, pour me spécialiser dans l'orthodoxie, m'abreuver de la "Philocalie" etc...
Il m'était aisé, et même naturel, de me passionner pour Dostoievski, puisque, hormis hélas le talent, j'en partageais les préoccupations, l'hystérie, les obsessions religieuses, et de nombreuses craintes, d'innombrables conflits intérieurs. Or, les discussions interminables sur la vérité et le Christ, la justification du mal si Dieu est bon, les problèmes théologiques, la foi et la raison, la liberté et la grâce, la liberté n'occupent plus, du tout, la place centrale de mes réflexions. Et il faut que je m'avoue qu'il m'est bien difficile d'en détacher Dostoievski, car ces obsessions imprègnent tout le reste, et c'est jusqu'au rapport de ses personnages masculins aux femmes, complexes et que j'adorais, qui a perdu de l'attrait et du charme pour moi.


Et maintenant, l'Amérique!

Ce que j'apprécie chez les américains, chez Bukowski, Kerouac, Fante, Toole, Miller, c'est l'instauration d'un nouveau rapport à la littérature et à la vie, et de ce rapport naissent une violence et des révélations d'une autre nature que celle des autres classiques européens.  Les oeuvres des écrivains américains paraissent moins encombrées, ou plombées différemment, riches de possisibilités nouvelles, et décomplexantes tant nombre de ses réalisations paraissent plus abordables que "La Recherche" ou "La Comédie Humaine", et leurs génies moins inaccessibles.


Je termine pour annoncer que malgré ces changement incessants d'intérêt, je donnerai très rapidement une sélection embrassant les apothéoses de l'ensemble de la quête.



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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 16:15
Bonjour à tous.

Je me suis lancé, j'ai crée mon blog, et ce fut plus facile que je le pensais ( je le concevais comme une entreprise absolument impossible à réaliser par moi seul).


C'est bien pratique pour échanger sur des idées, des passions si faiblement partagées, et ce, sans passer par le laborieux processus de l'édition.


J'écrirai beaucoup à propos de littérature, mais pas uniquement, raison pour laquelle je me suis inscrit dans le champ "culture". Il sera aussi question de philosophie, de psychanalyse, de cinéma, de religions et spiritualités, et même, d'arts martiaux, et encore ,du traitement d'autres sujets que je ne saurais préciser à l'avance, ce blog se voulant aussi dispersé qu'éclectique comme hélas son auteur.


Vos commentaires seront les bienvenus puisque la finalité de ce blog, c'est d'échanger sur des "choix d'objets" convergents comme dirait Freud, des sources communes de motivation et d'enthousiasme.


Bonne lecture
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