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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 17:06

 

 

Je n'ai pas vecu assez longtemps a Londres pour pretendre avoir sonde l'esprit de la ville. Et puis, comme mon niveau d'anglais ne me permet pas une communication satisfaisante avec les autochtones,  je ne peux reellement les situer.

Neanmoins, ayant beaucoup bouge depuis mon arrivee, j'ai collecte une quantite d'experiences, qui pourraient presque, developpees, me servir de matiere pour un livre.

C'est qu'en effet, tout differe de la France ici.

 

Cela est quand meme surprenant de constater autant de differences a si peu de distance, et entre des pays provenant d'une meme aire civilisationnelle.

La nourriture, le climat, les paysages, les lieux de convivialite, le langage, les transports, l'architecture, le melange de population, les habitudes, la politique, la place de la  culture et jusqu'a la mentalite des individus sont specifiques au lieu. ( et que dire du clavier adapte a leur langue, c'est-a-dire sans accents )

 

D'abord, il y a des evidences, et les cliches aussi, plus ou moins fondes,sur la langue, le climat, la nourriture !

 

L'anglais par exemple. Pas de probleme, c'est une evidence, il y a des differences. Mais combien de  non expatries  savent-ils comme il est difficile de comprendre et de se faire comprendre, l'ecart immense entre l'oral et l'ecrit, les batailles dantesques pour ne serait-ce que commander un cafe ?

Car il existe une maniere exacte de prononcer one coffee et la plus legere faute d'accentuation et c'est l'incomprehension du Britannique, qui, admettons-le, n'y met pas beaucoup du sien en general,

Sans compter qu'il faut s'y faire, au flux rapide et precisement accentue de l'Anglais car si, en France, il peut ralentir par souci pratique, il ne faut pas y compter chez lui.

Cette "incommunicabilite" constante, cette impossibilite de s'exprimer pleinement, est amusante au debut, mais devient vite lassante. Je me fais parfois l'impression d'etre un autiste, et alors je ressens le besoin d'entendre du francais, et de le parler. Il a fallu que je m'en eloigne pour prendre conscience de la beaute de ma langue maternelle. Quel plaisir de visionner des extraits du "roi et l'oiseau" sur le net, et d'ecouter cette merveilleuse poesie, avec cette douceur  de notre langue qui charme tant les etrangers.

 

Pour ce qui est du climat, le prejuge est fonde sur du solide. Oui, il pleut tres souvent a Londres. Le taux de pluviometrie n'est pas superieur a celui de Paris, mais en place de quelques averses tres denses, c'est une quantite incroyable de pluies comme du crachin qui vont tremper Londres, lui donner cette atmosphere humide. Et puis il fait froid, il vente, et nuit noire a 16h l'hiver.

Comme chaque chose a son contraire dans l'immense dynamique de l'Univers, c'est sans doute grace a ce temps difficile que Londres contient de si beaux parcs, remplis d'arbres aux merveilleuses couleurs, et peuples d'ecureuils et de renards. Et comme Londres est 17 fois plus etendue que Paris pour 3 fois plus d'habitants, et que sa population est donc plus de 5 fois moins dense, les Londoniens ont  souvent des jardins, et,aides par la pluie qui leur permet d'en developper tous les possibles,la munificence de leurs jardins les recompensent de leurs soins.

 

C'est ce qui m'a le plus marque au debut, les immenses et magnifiques parcs et les innombrables jardins particuliers, si vivants parce que remplies de couleurs et d'animaux.

 

Pour la nourriture, eh bien, la cuisine n'est pas ce dans quoi les Anglais excellent. Ici, il y a  beaucoup de vegetariens.

Est-ce lie a leur amour, louable, des animaux, et des chiens en particulier ?

En tout cas, difficile de trouver une boucherie, un poissonnier dignes de ce nom, de la viande ou du poisson autres que sous cellophane !

En fait, la cuisine anglaise a evolue ces dernieres annees, influencee par une  immigration specifique, notamment indienne ey pakistanaise.

 Comme la paella et le couscous sont devenus des plats referenciels en France, ici c'est le poulet au curry qui remplace progressivement le traditionnel "fish and chips".

Le "chicken" est omnipresent, dans tous les etals des petites echoppes, dans les grandes surfaces ( Tesco, Sainsbury, Costercutter, Marks&Spencer ), dans les chaines alimentaires tels KFC ou meme Mac Do, dont beaucoup plus de produits qu'en France sont a base de poulet !

 

Ce qui me manque ici, c'est le pain. Ce qui sert de pain aux Anglais, c'est du pain de mie et c'est lassant a la longue. Il est possible de se procurer du pain polonais et francais mais de mediocre qualite !

Ah, le bon pain francais !

Par contre, s'il est une specialite culinaire que les anglais reussissent, dont  ils n'ont pas a rougir, c'est la patisserie. Leurs muffins au chocolat sont delicieux, et je crois qu'il me serait possible de me damner pour un cheesecake aux framboises.

Helas, selon l'eternelle loi du yin et du yang, le plaisir que l'on prend a manger ces delicieux gateaux se paie de son envers, l'embonpoint que l'on acquiert presque instantanempnt sur le corps et le visage,

 

 

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 12:25

 

Je precise tout d'abord que ce texte ne comporte pas d'accents parce qu'il est ecrit de Londres, donc d'un clavier anglais!

 

  Je crois avoir compris ce que voulait dire Ueshiba, lorsqu'il pretendait etre l'Univers lui-meme, et que si on l'attaquait, on attaquait l'Univers, et donc qu'on ne pouvait le vaincre,

Pendant des annees, j'ai essaye de comprendre ses paroles intellectuellement aussi bien qu'en pratiquant et leur sens m'a toujours echappe.

Mais il me semble les avoir compris hier, physiquement. En fait, mon erreur avait ete de chercher une explication mystique,  esoterique, metaphysique de ce qui en fait etait evident d'un point de vue concret, reel.

 

 M'entrainant depuis longtemps dans divers arts martiaux, ameliorant mes competences martiales, je travaillais mes frappes, comme souvent, hier. Je les variais, utilisant les principes de la boxe un moment,  ceux du karate shotokan un autre moment,affinant les sensations lorsque par reaction, je pensais a l'aikido, et voila que m'est apparu la verite des paroles d'Ueshiba, dans leur simplicite.

En fait, il faut prendre ses paroles au serieux. Lorsqu'il disait que la puissance en aikido n'est pas limitee, qu'elle egale l'Univers, c'est a prendre au premier degre.

 

La puissance developpee par un tsuki peut s'augmenter mais elle restera si faible, comparee aux puissances de l'Univers, l'energie generee si limitee!

Meme dans le monde animal, on se fera toujours surpasser, en terme de puissance,a ce compte la.

 

Les principes de non-opposition du judo s'approchent plus des principaux aiki, mais si on utilise la force de l'agresseur, si quand "il tire, on pousse, et quand il pousse, on tire", il reste de l'opposition,du face-a-face, de la resistance,et donc une limite tres concrete a la puissance developpee.

Un petit gabarit ne fera pas chuter Teddy Riner s'il ne le veut pas. Et qu'est-ce qu'une technique qui bloque face a 130 kg, a laquelle 130 kg pose probleme?

 

Comment passer de cette limitation extreme a la puissance,absolue en quelque sorte, de l'Univers lui-meme? Et, si l'on y parvient, qui pourrait vaincre l'Univers ?

En fait, l'aikido a ce qu'il faut pour y parvenir ( les principes, les techniques qui permettent l'application des principes, l'esprit aiki ), mais seuls quelques etres d'exception ont pu ou peuvent le mettre en pratique. Peut-etre Ueshiba seul parvenait a appliquer l'essence de l'aikido.

 

Mais les fondements sont clairs, et le chemin est clair, et la progression de chacun va naturellement dans ce sens, par la grace meme, la vertu des techniques aiki.

 

J'en viens a l'explication, que tout le monde connait en aikido, mais sans la connaitre, sans en mesurer l'importance.

On ne parvient pas a la rattacher aux paroles de Ueshiba, qui passent pour esoteriques. Mais dans tout  dojo ou l'on pratique l'aikido, l'on sait que le principe de non oppsition y est pousse a son extreme, et est vraiment realise. Il n'y a plus de resistance, On s'efface completement, on laisse passer la force, l'energie, la puissance adverse, et on se contente de la guider, on l'accroit meme grace nos techniques, et l'agresseur , ou le partenaire plonge dans le vide, il ne rencontre rien.

La puissance qu'on lui propose est illimitee, puisqu'elle n'existe pas pour lui, ou elle ne fait que participer a sa chute, qu'accroitre la vitesse avec laquelle on l'aide a se neutraliser lui-meme.

 

C'est ce qui differencie l'aikido des arts utilisant des projections et cles des plus sophistiquees, comme le judo, le shorinji kempo, le ju jutsu bresilien.

Dans ces arts, la technique l'emporte sur la force. Par exemple, au sol, le gabarit est un facteur qui perd de l'importance.

Mais la force reste un element dont on se sert, qui compte, car a competence egale, le plus puissant l'emporte, d'ou les categories de poids, meme en JJB.

L'aikido est le seul art, a ma connaissance, ou une femme de 50 kg peut, sans etre superieure techniquement, realiser les memes prouesses qu'un homme de 130kg.

 

C'est donc une sorte d'ideal qui a ete atteint, de revolution qui s'est accomplie dans les arts martiaux, avec l'aikido.

 Et cela, Kano Jigoro, le fondateur du judo, l'avait sans doute percu, lui qui, assistant a une demo du fondateur, y avait vu le "budo ideal", une sorte d'apotheose, la metamorphose de tous les arts anciens en art nouveau, doue d' une nature autre.

Et le genie de Ueshiba, c'est d'avoir cree des techniques, des mouvements qui permettent la realisation de l'esprit de non-opposition, d'un pacifisme superieur.

Il fait exister le vide, a notre dimension.

 

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 20:52

 

 

 

J'ai lu la biographie de Dominique Fernandez, et je l'ai trouvée remarquable.

La seule critique que je lui fais, c'est sa propagande homosexuelle, tendance qui postule chez tous les grands artistes une homosexualité plus ou moins refoulée. Il n'insiste pas trop quant à l'homosexualité éventuelle de Tolstoï, mais il la suppose tout de même.

Je crois qu'il avait émis la même hypothèse, à moins que ce ne soit Jacques Alain Léger, à propos de Balzac, et de la relation Vautrin/Rubempré.

D'autres prétendent que Jack London était gay. Mais il n'y a pas de limites à ces extrapolations, et on pourrait arguer qu'Oscar Wilde, Pasolini, Proust et tant d'autres "grands homo"  étaient des hétéro refoulés.

A part ce point, je lui ai trouvé un grand mérite : loin des pénibles exposés universitaires, il m'a donné envie de lire Tolstoï.

Son style passionné me rappelle  "Maître et complices" de Matzneff qui, s'il est un bien médiocre penseur, complètement englué dans ses préjugés de classe, a au moins le mérite de vivre la littérature, et a les tripes suffisantes pour en donner le goût.

 

Lorsque Fernandez explique que Tolstoï est plus universel que Proust, j'ai rattaché cela à mon idée que Proust est plus universel que Dostoievski. 

 

Tolstoï>Proust>Dostoievski.

 

La folie de Dosto ne le rend accessible qu'aux "fous", aux exaltés, et encore faut-il le rester pour continuer à l'apprécier.

Fernandez explique qu'il préférait Dosto à Tolstoï adolescent, parce que son oeuvre correspond davantage aux passions excessives de la jeunesse, mais qu'à la relecture, ses romans lui ont été lourds, pénibles à lire, surchargés, sauf "l'Idiot".

Hemingway remarquait qu'il n'éprouvait ni besoin ni envie de relire Dostoievski, et son entourage idem.

 

C'est qu'il est difficile de se replonger dans une oeuvre essentiellement métaphysique quand on s'est débarrassé de ses propres doutes non dans le sens de la particularité locale dans laquelle s'est enfermée Dosto, mais dans le sens d'un universalisme non systématique auquel Tolstoï cerrespond plus.

 

Que reste-t'il de Dosto quand on en enlève tout le caractère pathologique ?

"Les frères Karamazov" est le plus grand de tous les romans, pour Freud, parce qu'il est essentiellement névrotique ( obsession du parricide, scission entre sexualité et moi etc). Certes, Tolstoï n'était pas exempt du conflit fondamental qui touche plus ou moins tous les grands écrivains russes, et les empêche d'être eux-mêmes, de relâcher la tension sans culpabilité, ce qui est la conséquence non pas d'une "pureté"  exemplaire mais d'une intériorisation des tabous incompatibles avec la satisfaction tranquille des pulsions naturelles.

Cependant, la vie de Tolstoï en a été plus affectée que son oeuvre. Et puis son excès de religiosité tendant vers un Panthéisme et un éloge de la Nature et de la Vie  le rend moins inaccessible que Dosto pour ceux auxquels les tourments obsessionnels de type Kierkegaardien sont étrangers.

Chez Dosto, les rapports entre sexes sont entièrement contaminés par les inhibitions.

Le sexe y est toujours condamné. La femme est soit la sainte, la reine qu'on ne peut toucher sans l'avilir, soit la putain qui a toujours la possibilité d'être sauvée par la grâce. Il y a la sexualité, l'agressivité, les pulsions violentes d'une part, et l'amour, le respect, les sentiments de l'autre, sans jamais d'harmonie satisfaisante, d'équilibre. Et ce qui est valorisé est toujours la spiritualité désincarnée au mépris de la sensualité.

 

Chez Tolstoï, c'est moins évident, sauf dans "la sonate à Kreutzer",. Cela dit, Tolstoï n'a jamais pu régler ses contradictions.

Par exemple, comment louer la nature, la vie, et condamner le sexe en même temps, ou encore prétendre que la distinction vie/mort est illusoire, ou, pire, que la mort est l'accès à la véritable vie, pure, sans limites, et sans égoïsmes ?

N'est-ce pas finalement déprécier la vie phénoménale qui nous est seule accessible ? La mort est la résolution définitive des tensions certes, et c'est pourquoi celui qui les résoud mal est tenté par le suicide,, mais cela c'est le repos, ce n'est pas le bonheur, ce n'est pas la vie, et si Tolstoï pensait qu'elle était plus que cela, on ne comprendrait pas ce qui nous empêcherait tous de nous suicider pour accéder à cette vie meilleure. Il y a un aspect Taoïste très déplaisant ici, c'est-à-dire un mépris des formes au profit du seul Principe.

Il y a trop d'orientalisme chez Tolstoï, trop de passivité, de résignation au destin, une conception galvaudée du non-agir, un abandon mortifère, de l'Oblomovitchna.

 

Mais comme l'a dit un Confucianiste : "Lao Tseu a compris toute la vertu du repliement, mais il lui manque la compréhension des nécessités du déploiement."

Cela concerne, de près ou de loin, tous les Taoïstes. Et Tolstoï.

 

 

 

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 16:57

 

 Je n'ai pas pu terminer ce livre.

 

Je l'avais pourtant commencé avec enthousiasme, échaudé par sa réputation de chef-d'oeuvre du roman d'amour. Mais aussi bien écrit soit-il, aussi "intelligent" soit-il, je le trouve surestimé.

Son côté humoristique finit par lasser. Toutes les interminables descriptions des Deume sont exaspérantes. Au début, j'ai trouvé cela amusant, puis caricatural. Comment peut-on être aussi bêtes, aussi vils ? Et enfin, l'horreur, l'effroi sont venus clôre la franche rigolade quand j'en suis venu à douter : Existe t il réellement des êtres humains aussi suffisants, aussi creux, aussi plats, dénués de la moindre ambiguïté ?

 

Le philosophe Russel disait que l'ennuyeux avec les êtres humains, c'est que ce sont ceux qui doutent le plus d'eux-mêmes qui ont le moins de raisons objectives de douter, et que ce sont les plus abrutis qui doutent le moins.

L'oeuvre de Freud a expliqué pourquoi, à partir de son parallèle entre culture, inhibition et névrose.

C'est un peu le problème de la lecture. Il y a souvent une rupture totale entre les grands lecteurs qui sont comme enfermés dans les livres, enchaînés par une sorte de quête névrotique livresque dont finalement ils n'ont plus vraiment le besoin pour s'enrichir et s'ouvrir au monde, et ceux qui n'ouvrent jamais un bouquin de qualité, et qui resteront enfoncés dans leurs petites certitudes, leur confort, leurs préjugés jusqu'à la fin de leur vie, les conformistes de tous bords !

 

Les Deume, pour moi, c'est l'incompréhensible, c'est le mari de Thérèse Desqueyroux. C'est de l'invraisemblable, c'est de l'inconcevable, c'est pire que du Jean D'Ormesson, un autre monde.!

Mais finalement, le mépris de Solal, et d'Albert Cohen pour les Deume est à peine justifié tant Solal est aussi l'incarnation d'une domination de classe. Il n'y a pas tant de différence entre eux. Il s'agit simplement d'un autre niveau. Plus de beauté, plus d'argent, plus de culture, plus d'élégance, plus de panache, plus d'avancement dans la hiérarchie, tout en mieux pour Solal mais pas suffisamment pour faire émerger une autre nature. C'est le même schéma qui s'exprime. Et quelle naïveté que stigmatiser le sexe et l'amour parce que son aspect fondamentalement animal, biologique, est découvert et explicité. Oui, et alors ?

Rien de nouveau sous le soleil.

Schopenhauer ou Darwin l'ont développé sur des milliers de pages, ce n'est pas une révélation, et il n'y a pas là de quoi dégoûter de l'amour ou du sexe, sauf pour l'être désincarné, en conflit avec lui-même, prisonnier d'une conception idéaliste dont la sensualité est réléguée du mauvais côté  d'un dualisme destructeur.

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 14:54

 

 

 

  On ne mesure pas assez l'importance de la biologie, de l'implication de cette science, dans la philosophie, la sociologie, l'économie politique, et dans toutes les productions culturelles de l'homme en général !

 

 

1

 

On a amalgamé les théories Darwiniennes avec le Darwinisme social, l'ultra-libéralisme censé être la version sociale de la sélection naturelle, et,en y ajoutant les théories très univoquess des Wilson et Dawkins ( la sociobiologie ), on a prétendu  en discréditer tous les rapports  avec les sciences humaines.

 

C'est pourquoi les Adorno, Lacan, Sartre ont stigmatisé toute la dimension pulsionnelle, incarnée de la psychanalyse. Ils ont prétendu que rattacher la liberté humaine au corps biologique était chosifier, substantifier, réifier, essentialiser l'homme. Or, l'oeuvre de Freud est justement intéressante, et quoi qu'on en dise, pour son vocabulaire physiologique, sa dimension énergétique. C'est ce qui la rend tellement plus concrète, plus réelle que les  obscurs séminaires de Lacan, ou bien les développement interminables de Sartre pour concilier le déterminisme marxiste des situations matérielles avec la liberté de l'existentialisme, liberté que Sartre voulait sauver à tout prix.

 

C'est comme si Sartre avait été un obsessionnel , qui aurait eu le besoin de fonder rationnellement la croyance en la liberté, croyance qui lui permettait de vivre.

De même, nombre de logiciens cherchent à fonder rationnellement les critères de la certitude, et semblent ne pouvoir vivre apaisés avant  de s'être rassurés par leur raisonnement.

 

Sartre était un philosophe qui avait besoin de la liberté, qui y rattachait toutes choses, et qui n'avait de cesse de tenter de la faire émerger, ou de la faire apparaître, dès qu'il le pouvait. Toute son oeuvre était orientée selon sa névrose.

Rien de tel chez Freud, et c'est pourquoi il est tellement plus convaincant, et pourquoi aussi le caractère réformateur ou révolutionnaire de ses vues était tempéré par le fait qu'il cherchait en quelque sorte indépendamment de ses névroses.

C'est-à-dire que les choses se tiennent d'elles-mêmes dans l'oeuvre de Freud, avec des corrections, des changements de direction, des évolutions progressives, qui ne mettent pas en cause Freud lui-même.

Sartre, au contraire, et ce malgré la pertinence de nombre de ses vues, semble incarné la névrose dans toute sa splendeur, voire même, comme Lacan à mon avis, la "tendance psychotique propre à un certain philosopher".

 

En effet, Sartre avait sa croyance protectrice, la liberté, et toute sa vie il a tenté d'y subsumer, d'y accorder ou de réfuter toutes les données éventuellement contraires ( le marxisme, le structuralisme, la psychanalyse ), comme si la fin de l'illusion du libre-arbitre des hommes, et donc de sa propre illusion aurait entraînée un effondrement psychique qu'inconsciemment, il sentait inévitable, mais qui ne l'était pas.

Ce compromis psychique l'a rendu hystérique et excessivement violent, et l'a empêché de se libérer véritablement de ses obsessions. Comme un théologien, il avait son Dieu posé au commencement, et il n'a pensé qu'en fonction de ce Dieu.

 

 

2

 

D'une part on sous-estime l'importance du corps. Je suis ce que je suis par tout un ensemble d'événements, mais ce qui me détermine en premier, c'est mon corps, et son activité. Un chien est d'abord un corps de chien, et un homme un corps d'homme, organisé de telle manière qu'il permet l'émergence de propriétés, de qualités propres à l'homme.

Et je suis tel homme parce que j'ai d'abord tel corps, c'est-à-dire doué d'un ensemble de particularités qui déterminent mon psychisme, la vitesse à laquelle je pense, mes émotions, mes humeurs, etc toutes choses qui peuvent évoluer selon les circonstances, mais dans le sens ou ces circonstances affectent mon corps, le modifient.

 

 

D'autre part, on sous-estime l'aspect animal de l'homme. L'homme est un être vivant doué de raison qui cherche, comme les autres animaux, à se conserver, à se reproduire, à transmettre ses connaissances, à s'exprimer selon ce que lui permet son corps. La raison ne sert qu'à optimiser les stratégies d'épanouissement, mais le fondement, c'est l'instinct animal de survie.

Il suffit de constater quelles sont nos réactions lorsque nous étouffons, après avoir mangés trop promptement. Si perspicace que nous soyons, la pensée s'efface alors, et toutes nos aptitudes nous paraissent spontanément bien risibles sur le moment.

Toute notre attention est tendue sur l'instant, et sans pensées, angoissés, nous ne pensons qu'à une seule chose : survivre ! C'est le cas pour toutes les situations similaires, ou nous sommes confrontés à la mort.

Je pense que trop de philosophes ont voulu écarter ce côté biologisant, et c'est pourquoi ils n'ont pas compris l'enracinement biologique de l'échec des révolutions.

On peut dire que les révolutionnaires ont abusé du pouvoir. Mais c'est en un sens inévitable, car ce sont des hommes, pas des machines. Si on dit que c'est à cause de leur volonté de puissance, qu'il faudrait combattre, on ne résoud rien, car l'existence de cette volonté est incontestable, elle est naturelle donc indépassable.

Tout au plus peut-on essayer de modifier les structures sociales de façon à  ce que toutes les volontés de puissance puissent cohabiter avec le moins de dégâts possibles, et ainsi s'harmoniser, et s'affirmer.

 

Freud s'illusionnait moins sur la nature de l'homme que les révolutionnaires marxistes ou les anarchistes.

 

Je pense qu'un auteur comme Bourdieu était moins naïf que ses prédecesseurs.

Pour dévoiler l'asservissement social, il emploie les termes de stratégies de reproduction, de domination, de lutte pour le pouvoir, et il décèle cette "struggle for life" partout, ce qui, malgré un aspect parfois paranoïaque, n'escamote pas les problèmes inhérents au principe de réalité.

 

 

3

 

Un autre problème, que je voudrais étayer, c'est le rapport éventuel entre le conformisme et la biologie.

Et si certaines normes et valeurs, certaines tendances, s'enracinaient dans une nécessité d'ordre biologique ?

Comment comprendre que le conformisme domine dans tous les milieux, ( y compris dans les milieux "critiques" : sociologie, philosophie, scientifique )?

Pourquoi la pensée unique est-elle si pregnante que celui qui s'en écarte risque l'exclusion, l'ostracisme, voire le lynchage ?

Est-ce parce que l'homme est avant tout un animal de meute ( Freud )?

Est-ce parce que sa plus grande crainte, c'est la solitude, plus que la castration, ce qui implique que l'homme, non seulement n'exprime pas tout ce qu'il dit, mais encore qu'il s'auto-censure inconsciemment, c'est-à-dire, q'il se met des oeillères, s'interdit de penser différemment du groupe auquel il appartient pour conserver son confort de vie  ( Eric Fromm ) ?

Ou est-ce dû au processus mimétique comme fondement des sociétés humaines ( René Girard ) ou au principe d'imitation qui en règle le cours ( Gabriel Tarde ) ?

 

En fait, il se pourrait qu'à notre insu, la survie de l'espèce humaine obéisse à des conventions, des automatismes, des anticipations spontanées d'interactions, et même des stéréotypes, que l'on ne cesse de critiquer, et qui reviennent sans cesse.

Mais pourquoi reviennent-ils toujours, et parfois renforcés ?

Par exemple, pourquoi, après des périoses de féminisation des hommes, on assiste à un retour caricatural des types?

Le jeu de rôle imposé par la société qui oblige l'homme et la femme à se conformer à des types répond-il à une différenciation nécessaire des sexes ?

On prétend que l'identité sexuelle est en partie façonnée par les normes sociales. Mais on ne s'interroge pas sur les raisons qui font qu'à la femme a été associée telle ou telle attitude, et à l'homme telle attitude opposée. Pourquoi cela s'est fait ainsi, et pas à l'inverse par exemple ? 

Après tout, "jouer à la femme" convient peut-être mieux à la femme que "jouer à l'homme", et "jouer à l'homme" est-il peut-être plus adapté à la morphologie masculine que lorsque les hommes empruntent des poses féminines.

 

Si on apprend à l'enfant de sexe féminin à s'occuper de maisons de poupée, c'est parce que la femme est naturellement irremplacable pour ce rôle ( elle développe des hormones spécifiques pour ce rôle ). Il suffit d'observer la manière dont la majorité des femmes regardent les bébés, et les embrassent, comme fascinées. Je n'ai jamais vu d'hommes fusionner de cette façon.

 

Et si on apprend aux garçons à vaincre leur peur, ce n'est pas seulement pour obéir aux stéréotypes machos, c'est aussi parce que la vie masculine exige un genre d'extériorisation, une audace, qui ne peuvent se développer si on les inhibe trop.

La catégorisation des genres est universelle et perdure depuis des millénaires, et elle serait due au seul hasard, ou au seul arbitraire des conventions sociales ?

 

Et pourquoi le handycap, ou la vieillesse sont-ils rédhibitoires pour plaire ? Comme Albert Cohen l'avait vu, il suffit que le partenaire ait une simple dent cassée pour que l'attirance cesse, mais qu'est-ce qui rend cette dent si précieuse ? Est-ce l'incorporation de normes sociales détachées de tout motif biologique, ou  celle d'un d'impératif biologique inconscient et régulateur, ou l'un et l'autre, les attirances propres aux membres d' une société étant plus ou moins accordées à la nature,  nature prodiguant plus ou moins de champ aux possibilités humaines ? En tout cas, je ne pense pas qu'on puisse complètement couper le social du naturel, contrairement à tout un pan de la pensée contemporaine.

 

Pour finir, Sartre pouvait gloser indéfiniment sur la liberté, il n'en restait pas moins attaché à séduire les jeunes filles fascinées. Comme quoi, "chassez la nature, elle revient au galop". Sa philosophie non essentialiste était pur artifice comparé aux exigences pulsionnelles enracinées dans le corps !  

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 23:10

 

 

 La sociologie dispose de concepts précis pour caractériser les situations individuelles ou propres à un groupe. qui définissent le fait de ne plus se reconnaître dans la société à laquelle on appartient.

Il y a des individus qui choisissent le conformisme, d'autres la marge, d'autres l'opposition, la contestation, directe ou indirecte, violente ou pacifique, intellectuelle ou physique.

Je suis dans ce cas. Comment continuer à vivre dans ce cadre, avec ces normes et valeurs que je ne partage pas ? J'en suis arrivé à un tel degré de révolte que je m'impose quantité d'exercices me permettant de me distraire de mon irritabilité, sans quoi je deviendrais fou. Tout m'exaspère dans cette société.

 

1

Les religions monothéistes, qui nous sont toujours quasi imposées, je les vois comme des régression en rapport au Panthéisme ou au Polythéisme.

 

D'abord, elles génèrent beaucoup plus de conflits, ou en tout cas, si elles n'en sont pas la source, elles servent plus facilement d'alibi idéologique aux conflits puisqu'elles imposent une sorte d'exclusivisme. Même lorsqu'elles se reconnaissent une lignée comme l'Islam ou le Christianisme, leurs membres ne peuvent s'empêcher de les considérer comme supérieures, et donc, au fond d'eux-mêmes, et bien qu'ils le nient, comment ne pourraient-ils pas vouloir convertir et donc, "sauver", ceux qui leur paraissent hérétiques ?

 

De plus, elles empêchent l'homme de prendre sa vie en main, et de se réaliser ici et maintenant. Cela, je l'ai développé longuement en maints endroits.

 

Elles sont nettement moins rationnelles, moins scientifiques que les religions dites primitives. Elles ne constituent pas le progrès qu'y voyait Hegel.

Entre la croyance que l'arbre respire, que l'arbre est vivant, qu'il est une force, qu'il existe une interactions globale et une

interdépendance universelle des puissances naturelles, et la croyance au Christ réssuscité et à tous les dogmes délirants attachés aux 3 monothéismes, qu'est-ce qui semble spontanément le plus s'accorder à la nature, et à la science ?

 

Ensuite, toute notre civilisation est fondée sur la laïcisation de la croyance religieuse en un libre-arbitre illusoire. Toutes nos instititions en découlent, et tout y est par conséquent erroné. Cela conduit à, par exemple, juger qu'on ne respecte pas le criminel, si on lui dénie sa responsabilité ( Hegel ) car ainsi, on risque de le traiter comme un objet, un animal, ce qui lui serait néfaste et nuirait à son équilibre. Cela est vrai, parce que justement nous vivons dans une société où la norme, c'est la responsabilité des êtres qui sont sains de cela même qu'il sont soit disant dotés d'un libre-arbitre fictif.

Du coup, déresponsabiliser quelques criminels, c'est les exclure de la communauté des hommes, les ostraciser. Cependant, si l'irresponsabilité fondamentale, réelle et native de tous les hommes était reconnue comme la norme, les jugements moraux disparaîtraient. Il n'y aurait plus alors qu'une nécessaire prévention. Et les criminels, moins accordés au principe de réalité que les autres, seraient toujours respectés en tant qu'hommes, même déclarés irresponsables.

 C'est la responsabilité, la liberté de l'homme qui s'est libéré, qui est exceptionnel, et qui devrait être reconnue comme tel. Et c'est évidemment cet état que la civilisation doit permettre d'atteindre à ses membres. En l'état actuel, le postulat fondamental de toutes les institutions juridiques, ce qui les fait tenir, leur donne leur cohérence, leur sens, est une grossière erreur aux conséquences barbares !

 

2

Ensuite, la responsabilisation de l'homme, qui serait une bonne chose si elle était orientée vers une bonne fin, sa liberté, est une entreprise managériale qui vise à adapter l'homme aux conditions objectives déplorables d'existence  qui lui sont imposées, à les lui faire accepter, à l'y asservir.

Il s'agit de le rendre le plus docile possible à l'exigence déraisonnable fondamentale : le travail.

Comme le disait Ignatius dans "La conjuration des imbéciles" : "J'ai été confronté à la suprême perversion : trouver un travail."

On veut nous faire croire qu'il est naturel, dans l'ordre des choses, de gaspiller son énergie pendant 40 ans 8h par jour à l'accomplissement de tâches ingrates dans lesquelles on ne se reconnaît pas, alors même que l'on dispose des moyens techniques pour nous décharger de ce fardeau.

Le progrès intellectuel nous allège progressivement de la culpabilité du péché originel imaginaire. Il serait temps d'y associer la suppression de son corollaire, le travail.

 

3

L'éducation des enfants est absolument déplorable.

On force les enfants à l'école, et on sait pertinemment qu'ils ne sont pas faits pour ça. Ils se contiennent toute la journée, n'ont pas la capacité de concentration pour retenir le quart de ce qui leur est proposé. Ils ne pensent  qu'évasion et courses dans la nature,  ce qui, convenant à leur âge, est naturel, et on les punit pour ce naturel.

Les plus énergiques d'entre eux sont maltraités. On a crée toute une catégorie psychologique stigmatisante, "l'hyperactivité", dans lequel on les fait entrer, et on les met au pas en les forçant à ingurgiter des tonnes de médicaments. On les conforme de force aux diktats sociaux, au lieu de les laisser gambader. Une logique saine serait qu'on leur permette d'exprimer leur vitalité dans diverses activités épanouissantes, ce qui les équilibrerait spontanément, naturellement. La logique capitaliste les détruit partiellement, puisqu'elle leur ôte une part de leur énergie, de leur vie, de leur possibilité.

Elle les amoindrit, les affaiblit.

Le but d'une bonne éducation devrait permettre aux enfants de goûter à toutes les activités, musicales ( batterie, flûte, piano, violon, guitare ...), sportives ( sports d'équipe, individuels ), ainsi que techniques, manuelles, intellectuelles, spirituelles, gustatives etc afin de les initier aux multiples possibles offerts par la vie. A eux de se décider  en fonction de leur préférence, de se déterminer, de se choisir eux-mêmes ! Ce serait la  bonne éducation, et cela ne provoquerait par tant d'aigreur, de lassitude, de vies avortées, détournées, manipulées.

 

4

La psychiatrie, système d'oppression qui a fait ses preuves, est devenu un laboratoire d'asservissement chimique dont les effets, pour être jugés néfastes, n'auront besoin que de ceci : Ils diminuent en général l'énergie, la libido, la mémoire, l'imagination, la concentration, la créativité plus qu'ils ne l'augmentent.

Toutes les autres raisons qui me font exécrer la psychiatrie je les ai développées ailleurs, et ces pratiques me sont si révoltantes que les retracer une énième fois risque d'affecter mon équilibre nerveux.

Disons que mes vues sur le sujet empruntent et à la psychanalyse, et à l'anti-psychiatrie, qui ne sont pas inconciliables comme on le croit souvent.

 

5

Pour finir, les médias. Comment se reconnaître dans cette homogénéisation, cette uniformisation des goûts qu'ils promeuvent, revers démocratique de l'opinion dominante qui triomphe des originaux ?

Comment supporter ces émissions débiles, ces comiques pitoyables et effrayants à force de vulgarité ?

Il est toujours possible de vivre à la marge, et de s'isoler des groupes, mais comment supporter de se sentir différent, comment comprendre pourquoi on n'est pas une majorité à préférer Dostoievski à Coelho, Visconti aux Tontons Flingueurs, et pourquoi on est seul à ne pas trouver les répliques d'Audiard géniales, mais en plus vulgaires, plates, en fait insignifiantes ?

Que faire, ou aller, par quels organes s'exprimer, alors que même les représentants de l'élite culturel, tel Télérama, ont des goûts tellement pitoyables, qu'ils mettent sur le même plan, par exemple, un chef-d'oeuvre de Pasolini avec "Vénus Beauté Institut" de Tony Marshall ?

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 19:56

    

 

  J'ai longtemps été plutôt hostile à ce genre de rassemblement.

  Jusqu'à ce que je comprenne à quel point les homosexuels avaient été, vraiment, persécutés !

 

Quand on pense à ce que l'Angleterre a fait subir à Alain Turing , c'est nettement plus édifiant que l'histoire d'Oscar Wilde !

Ce génie des maths, ce génie de la logique, ce précurseur et fondateur de l'informatique, cet entrepreneur, cet        homme dont l'intelligence et le travail ont permis le déchiffrement du code allemand "Enigma", et qui a contribué à la  victoire des alliés, ce sportif accompli a été obligé, son homosexualité avérée, d'opter pour un traitement à base d' oestrogène pour ne pas aller en prison, car l'homosexualité était encore considérée comme un délit alors, et ni la gloire ni les bienfaits apportés à la nation ne protégeaient de la stigmatisation.

Voilà la seule alternative qui lui était proposé, la prison ou l'arraisonnement chimique, en 1952 !

Il en est mort en 1954.

 

 

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 19:53

  Il existe une mouvance homosexuelle ( homo de droite ), et hétéro ( Nabe ), qui associe systématiquement homosexualité et subversion.

L'homosexuel devrait être subversif, avancer masqué, c'est ce qui ferait son charme.

Le souffre, la transgression seraient censés être liés consubstantiellement à l'homosexualité.

C'est pourquoi la propension des gays à la normalité, à la légitimité, au mariage, au désir d'adoption d'enfants, est tournée en dérision.

Mais quelle violence on leur fait subir !

Ainsi, un homo devrait nécessairement être exceptionnel? Il en aurait l'obligation ?

Sous le prétexte de la tendance de nombre de grands hommes, dont les artistes ont une place prépondérante, tous devraient se modeler sur les Proust, Genêt, Montherlant, Wilde, Pasolini, Visconti, Turing...

Pas le droit d'être ordinaire.

Quelle putain de violence !

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 19:35

 

 

  Il existe une mouvance homosexuel ( homo de droite ), et hétéro ( Nabe ), qui associe systématiquement homosexualité et subversion.

L'homosexuel devrait être subversif, avancer masqué, c'est ce qui ferait son charme.

Le souffre, la transgression seraient censés être liés consubstantiellement à l'homosexualité.

C'est pourquoi la propension des gays à la normalité, à la légitimité, au mariage, au désir d'adoption d'enfants, est tournée en dérision.

Mais quelle violence on leur fait subir !

Ainsi, un homo devrait nécessairement être exceptionnel? Il en aurait l'obligation ?

Sous le prétexte de la tendance de nombre de grands hommes, dont les artistes ont une place prépondérante, tous devraient se modeler sur les Proust, Genêt, Montherlant, Wilde, Pasolini, Visconti, Turing...

Pas le droit d'être ordinaire.

Quelle putain de violence !

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 22:48

 

 

 La France est un pays salement hypocrite, bonne à faire la morale à tous, et au final, nous avons en France les prisons les pires d'Europe, l'intégration des minorités la plus conflictuelle ( en rapport par exemple aux Turcs en Allemagne, aux Indiens et Pakistanais en Angleterre ), comme on a pu le contaster une fois de plus avec l'équipe de France, et  un des taux de chomâge les plus élevés.

 

Ca oui, on est fort pour faire la morale.Qu'est-ce qu'on s'est foutu des Etats Unis! Au final, on a copié leur pratique, et on est pire !

 Ils font tout mieux que nous. Le sport ? Ils nous sont incomparablement supérieurs. Leur littérature est plus vivifiante que la nôtre ;leurs productions télévisuelles, avec notamment leurs excellentes séries, surpassent la nôtre. Ils font infinement plus que nous en ce qui concerne leur regard rétrospectif sur leur sale guerre ( combien de films sur le Vietnam, combien de films sur l'Algérie ?).

 

Souvenons-nous de tous ces Français défilant contre la guerre en Irak, ou qui défilent pour la Palestine, ou alors contre la peine de mort d'un criminel multi-récidiviste ! Ce sont tous des sujets tendance.

Ils ne voient pas l'état, mille fois pire qu'Abou Graib, de nos prisons, puisque notre institution pénitentiaire n'a pas la circonstance atténuante des pressions de la guerre qui poussent les hommes qui ont souvent été forcés à la guerre et qui savent qu'ils peuvent tout perdre à tout moment, à ne plus tolérer la médiation de la satisfaction pulsionnelle, à vivre dans l'urgence de la résolution positive de leurs tensions, avant que la mort vienne les résoudre définitivement.

Les français ne défilent pas non plus pour le Soudan, où des milliers d'hommes et de femmes se font tuer, torturer, violer, dans l'indifférence générale. Mais ils réclament l'indépendance du Tibet, sujet o combien médiatique, et vénèrent le Dalaï-Lama, pseudo-sage dont ils achètent les livres insipises.

Quiconque s'intéresse un peu à la géopolitique sait qu'il est impossible à la Chine d'accorder l'indépendance du Tibet, car cela provoquerait et la revendication d'autonomisation de pleins d'ethnies différentes, et la fin de la Chine.

Comme chacun devrait savoir que Poutine a beaucoup apporté à son peuple en enfermant l'oligarque russe qui voulait vendre les ressources de son pays aux profits des anglo-saxons et des élites, ce pourquoi il est si durement stigmatisé. La raison de son rejet par l'Europe est purement économique.

 

Ah, ils sont forts, les Français, pour la morale !

Pourquoi se débarrasser de ce bon vieux Saddam? Il n'y avait pas d'armes de destruction massive !!! Ca c'est sûr que ce n'est pas grâce à nous, à notre pression, que Saddam n'a pu en acquérir, nous dont les élites pactisaient avec le Diable et étaient invités et rétribués par lui.

Mais la guerre contre l'Iran, qui a dû faire 500000 morts des deux côtés, était-ce une illusion ?

Et l'invasion du Koweit ?

Et le gazage de villages entiers de Kurdes ? Allez dire aux Kurdes que c'était un mirage ! Mains non, les Français n'écoutaient pas les premiers concernés, les Irakiens eux-mêmes, qui, morts de peur à l'idée d'être torturés, violés par des chiens par exemple, comme c'était la coutume, souhaitaient lpour la plupart supprimer Saddam !

Ah, la France, cette vaste entreprise de domination, de sujetion, de subordination, qui ne donne pas sa place aux plus méritants, mais qui récompense les criminels de guerre, ce dont j'ai été le témoin, qui parvient à associer l'indiscipline dans tous les domaine où l'ordre compte, et le conformisme dans toutes les activités où la critique devrait l'emporter, cette France dégénérée, je ne m'y reconnais pas, et ne veut plus continuer à la servir. je vais m'expatrier.

J'opte pour la Couronne d'Angleterre, et s'il y a un conflit entre la France et l'Angleterre, je m'engagerais au côté des paras Britanniques.

France, tu méprises les tiens, attends-toi à être méprisé en retour !

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