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11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 19:10

 

On prétend concilier l’hommage aux poilus, aux anciens combattants, aux « morts pour la France », et la stigmatisation de la guerre comme quelque chose de néfaste, d’effroyable. En fait, honte aux poilus. Il aurait fallu les poursuivre en justice, pour crimes et lâcheté de non mutinerie, d’’acceptation massive de la guerre, pour avoir tué des millions d’êtres humains, et s’être fait tuer par millions pour des politiques et des financiers, pour un idéal, la Patrie, qui est une création éphémère. Honte à eux ! Les tueurs en série sont des « monstres » voués à la vindicte populaire quand ils tuent trois personnes. Mais ils souffrent d’un manque d’empathie, sont malades et devraient être soignés. Et les braves gens, ordinaires, qui ont des émotions, tuent et torturent des millions d’hommes, de femmes et d’enfants, parce qu’encouragés, imposés par l’Etat, et cela sans résistance, et avec bonne conscience. Qui sont les vrais monstres? Pour le troupeau infâme et abject, combien de saints hommes, comme jean Genêt ou Pasolini ?

Hypocrisie des démocraties française, américaine, qui font du viol un crime, mais qui placent les gens dans des institutions, les prisons, dont une grande proportion des jeunes prisonniers se font violer, ce qui pourrait être évité, mais est permis par l’Etat. « Tu vois la paille dans l’œil de ton prochain, mais pas la poutre qui obstrue ton œil ».

On parle des crimes de guerre mais on a négligé, pendant tant d’années, le phénomène de bouc-émissaire. Si les causes du processus de rejet et de destruction, d’anéantissement du camarade de classe sont la plupart du temps liées à des problèmes de socialisation, d’intégration au groupe causés par les difficultés de l’environnement, des parents, il reste que les pauvres enfants ou adolescents, et les adultes victimes de ce lynchage  qui peut durer tout le temps de la scolarité, et qui consiste en des insultes, des coups, des humiliations, des brimades de toutes sortes, ces êtres blessés donc, sont conduit à l’isolement, subissent un stress continu, éprouvent une phobie scolaire légitime,  ont une estime de soi désastreuse, et puisque cet ostracisme est inscrit dans la durée, on peut légitimement parler  à propos de ce rejet, d’actes de torture perpétrés dans les écoles en France, et partout dans le monde.

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11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 01:38

J'ai lu un article de Léo Tamaki sur la violence potentielle beaucoup plus redoutable de l’aïkido si employé convenablement, et pratiqué intensément. En tant que pratiquant, entre autres, d’aïkido, je suis critique. En quoi l’aïkido peut être plus redoutable que les combo de kick ou de thaï, que les projections de lutte ou de judo sur le béton, ou que les finalisations par clés ou étranglements du jiu jutsu brésilien ? Tout au plus, il dispose de quelques stratégies et mouvements qui lui sont propres pour sortir d’un encerclement et faire face à plusieurs adversaires, armés ou non. Mais tout ceci reste théorique, et l’aïkido a de nombreuses failles. Comment faire face à des frappes rapides et variées ou les membres qui percutent se retirent rapidement ? Comment contrer les « takedowns », les amenées au sol des grapplers avec l’aïkido ? Par taï-sabaki ? Comment, une fois au sol, sur le dos, s’en sortir avec des techniques d’aïkido ? Peuvent-elles marcher dans cette situation, ou sont-elles totalement inopérantes ? On peut dire qu’on ne doit jamais se retrouver au sol, d’accord. Oui, mais si on s’y retrouve ? Et on sait que contre un grappler, il y a peu de possibilités d’y échapper, de toute façon, qu'on soit non pratiquant, boxeur ou aïkidoka. De même Léo montre une vidéo ou des combattants d’UFC prennent une trempe contre des instructeurs de l’armée. Mais c’était du deux contre un, et ils étaient tous armés de battes avec des grosses protections. Et, en fait, dans ces conditions, à la place des UFC fighters, tous auraient perdu. Peut-être Léo pense qu’un maître s’en serait sorti ? Mais quand on écrit que l’aïkido est plus efficace que le MMA quand il est pratiqué intensément, alors il faudrait conclure que lui-même, Tissier, les anciens ushi deshi de Ueshiba, comme Shimizu, Shioda, Saito, Tamura ou Chiba étaient ou sont plus efficaces, dans la rue, que les champions de MMA. En fait, même Ueshiba, je ne vois pas comment il aurait pu résister à un enchaînement de boxe, ou à une amenée au sol, puis, au sol, sur le dos, comment il aurait pu résister, contrer les spécialistes du domaine, avec les techniques d’aïkido, et même, quoi qu’on dise des appréciations très valorisantes de Kano sur Ueshiba, avec tout le background martial d’O Sensei, incluant sumo, et daito ryu. Et pourtant, j'aimerais croire qu’un Yamaguchi Seigo aurait pu trouver des solutions face aux champions de MMA. Mais ,comme on le constate souvent, les confrontations entre maîtres d’arts martiaux et champions modernes sont violemment démystificatrices (tai chi vs mma etc).

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11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 01:26

Repensant à Clara, Brian se dit qu’elle était ce qu’il méprisait chez les femmes. Inculte, ignare en littérature, philosophie, psycho, cinéma, sciences, elle était de ces femmes attirées par le succès, le produit fini, quelque soit le contenu. Ainsi, ces femmes ne font pas la différence entre Paulo Coelho, Laurent Gounelle, les théories de développement personnel avec les idées les plus misérables, et un penseur comme Edgar Morin par exemple. Incapable d’apprécier ce que lui, Brian, apportait, pouvait apporter, une pensée un peu profonde et originale. Il pensait à toutes ces conneries si plébiscitées par les femmes, comme la Pnl, les thérapies new âge avec la bioénergie, au  fait qu’elles soient prêtes à suivre n’importe qui, absolument n’importe qui, animateur le plus vulgaire,  journaliste TV, bonimenteur, écrivaillon, coach en management, du moment qu’il avait un début de succès. Les femmes étaient vraiment des créatures pitoyables, méprisables, des prostituées par nature, ou des esprits faibles. Mais il est des exceptions. Brian pensait à la pianiste Hélène Grimaud, et, plus surprenant de sa part, il s’était plongé dans le deuxième sexe, de Simone de Beauvoir, et, malgré un jargon existentialiste et dialectique matérialiste daté, il avait été touché par l’histoire, peut-être un peu exagérée, de l’oppression féminine, presque convaincu, et ses critiques littéraires, sur Montherlant, DH Lawrence, Claudel, l’avaient impressionné. Elle rejoignait dans la critique de Montherlant, ce qui n’était guère surprenant, le point de vue de Sartre sur les surréalistes dans « Qu’est-ce que la littérature ? ». Leurs hauteurs, leurs révoltes ne sont que des poses narcissiques sans portée réelle, de fausses prises de risques, des attitudes auto-complaisantes.

 

Brian aimait discuter avec Chao. Chao, pour un « bâton rouge », était assez cultivé, et ouvert aux expérience intellectuelles, réceptif. Il était ravi de pouvoir être initié à la philosophie, la littérature Occidentale. Quant à Brian, il apprenait moins de Chao sur la culture Chinoise, étant déjà informé, mais il prenait quand même de « l’atmosphère » du Pays à son contact. Et puis, il appréciait les échanges martiaux. Il aimait le sparring en sanda. Vraiment une boxe efficace, transférable pratiquement tel quel en MMA. Il ne lui manquait que les coudes, les genoux, le clinch et le sol pour être opérationnel dans cette discipline. Dans le même genre de pratique efficace, et proche, il y a le sambo combat bien sûr, synthèse de boxe pied poing, de judo et de lutte, et, moins connu, le daido juku, synthèse de karaté kyokushinkaï et de judo. Mais le sanda, avec son style particulier, notamment l’emploi fréquent des coups de pied latéraux,qui servent un peu de jab pour maintenir la distance, comme les front kick jambe avant en thaï, mais qui sont aussi des frappes percutantes, et aussi sa spécialisation dans les transitions pied poing/lutte en font une boxe, un art spécial, dont l’un des champions a brillé en MMA, le grand Cung Lee, remarquable pour ses techniques de jambe et ses slam, qui surprit tout le monde en battant Frank Shamrock il y a quelques années.

 

Il lut un article de Léo Tamaki sur la violence potentielle beaucoup plus redoutable de l’aïkido si employé convenablement, et pratiqué intensément. En tant que pratiquant, entre autres, d’aïkido, il était critique. En quoi l’aïkido pouvait être plus redoutable que les combo de kick ou de thaï, que les projections de lutte ou de judo sur le béton, ou que les finalisations par clés ou étranglements du jiu jutsu brésilien ? Tout au plus, il dispose de quelques stratégies et mouvements qui lui sont propres pour sortir d’un encerclement et faire face à plusieurs adversaires, armés ou non. Mais tout ceci restait théorique, et l’aïkido avait de nombreuses failles aux yeux de Brian. Comment faire face à des frappes rapides et variées ou les membres qui percutent se retirent rapidement ? Comment contrer les « takedowns », les amenées au sol des grapplers avec l’aïkido ? Par taï-sabaki ? Comment, une fois au sol, sur le dos, s’en sortir avec des techniques d’aïkido ? Peuvent-elles marcher dans cette situation, ou sont-elles totalement inopérantes ? On peut dire qu’on ne doit jamais se retrouver au sol, d’accord. Oui, mais si on s’y retrouve ? Et on sait que contre un grappler, il y a peu de possibilités d’y échapper, de toute façon, qu'on soit non pratiquant, boxeur ou aïkidoka. De même Léo montre une vidéo ou des combattants d’UFC prennent une trempe contre des instructeurs de l’armée. Mais c’était du deux contre un, et ils étaient tous armés de battes avec des grosses protections. Et, en fait, dans ces conditions, à la place des UFC fighters, tous auraient perdu. Peut-être Léo pense qu’un maître s’en serait sorti ? Mais quand on écrit que l’aïkido est plus efficace que le MMA quand il est pratiqué intensément, alors il faudrait conclure que lui-même, Tissier, les anciens ushi deshi de Ueshiba, comme Shimizu, Shioda, Saito, Tamura ou Chiba étaient ou sont plus efficaces, dans la rue, que les champions de MMA. En fait, même Ueshiba, Brian ne voyait pas comment il aurait pu résister à un enchaînement de boxe, ou à une amenée au sol, puis, au sol, sur le dos, comment il aurait pu résister, contrer les spécialistes du domaine, avec les techniques d’aïkido, et même, quoi qu’on dise des appréciations très valorisantes de Kano sur Ueshiba, avec tout le background martial d’O Sensei, incluant sumo, et daito ryu. Et pourtant, Brian aurait aimé croire qu’un Yamaguchi Seigo aurait pu trouver des solutions face aux MMA fighters. Mais ,comme on le constate souvent, les confrontations entre maîtres d’arts martiaux et champions modernes sont violemment démystificatrices (tai chi vs mma etc). L’idée lui était déjà venue d’aller tester Tissier lors d’un stage. Un défi.

 

En s’interrogeant sur ses pratiques corporelles, le fait qu’il se sentait mal, faible quand il ne s’entraînait pas deux, trois jours d’affilée, Brian s’interrogeait. D’où venait un tel attachement à l’exercice physique et à la notion, la sensation de corps efficace ? Il sur-investissait le corps, faisait dépendre la force de son esprit de la forme de son corps, de ses capacités. Le corps était condamné à dépérir, de toute façon.

Il avait vu le trailer du dernier film d’Eastwood, et celui-ci était devenu un vieillard. Il y a encore dix ans, dans «  Gran Torino », il restait physique, mais là, il était tout voûté, n’avait plus de bras. Bordel, la vieillesse, comme l’avait dit De Gaulle, était bien un naufrage. Clint Eastwood n’était plus vraiment Clint Eastwood, et c’était sacrément choquant et triste.

De toute façon, qu’importe le corps par rapport à l’amour ? Peut-être Clint avait t-il l’amour, ou l’avait –il eu et il savait ce que c’est. Brian, lui, ne croyait pas à l’amour. Comme dans le texte célèbre de Pascal, il croyait qu’on n’aimait les gens que pour des qualités, qu’il n’y avait rien en dehors d’elles. Peut-être parce que ses parents lui disaient que pour être aimés, il faut être aimable, et ils ne l’aimaient pas, parce que pour eux, il ne l’était pas.

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7 novembre 2018 3 07 /11 /novembre /2018 19:35

Brian entendit parler de la fugue d’une personne âgée d’un foyer de vie. L’emploi du mot fugue, infantilisant, lui parût totalement inapproprié. Et puis, jamais on n’a  à enfermer des êtres humains dans un « foyer de vie », expression pitoyable s’il en est, ou institution quelconque. Cet homme a eu une saine réaction. D’ailleurs, il a dit qu’il avait besoin de faire le point, de se ressourcer, signe de lucidité. Et que risquait-il ? La mort est de toute façon préférable au fait de ne pas avoir prise sur sa vie, de la voir diriger  par un autre, le pire des sorts. Société infâme, là encore, qui enferme toute personne qui ne répond pas totalement aux normes. Qu’on les laisse libre de leurs désirs et de leurs mouvements, quels que soient les risques encourus ! Un taureau sauvage qui meurt à la Corrida plutôt qu’un bœuf castré mené à l’abattoir !

De même, il avait été choqué par un reportage ou des aides-soignantes en EHPAD, apparemment bienveillantes et pleines de bonne volonté, infantilisaient les vieillards et parlaient d’eux comme s’ils n’étaient pas là, alors même qu’ils étaient là, comme s’ils n’existaient pas, et c’était, pour employer une formule de Arendt, la banalité de la maltraitance, dans toute son horreur.

 

On dit que l’argent ne fait pas le bonheur. En fait ne pas vivre de rentes, c’est être esclave, condamné à travailler, donc ne pas être libre, maître de son temps. Etre enchaîné à un travail détesté, puis mourir ! Seules les religions et les hallucinés des arrières mondes permettent d’entretenir cela. Si les hommes savaient, -ils sont dans l’ensemble bien trop lâches pour savoir- ils se réveilleraient dès maintenant.

 

Aux infos, il entendit qu’un type qui avait braqué une épicerie pour problèmes financiers serait condamné par une peine conséquente. Mais, selon l’avis de Brian, il n’avait même pas à être poursuivi. Il ne braquait pas pour s’enrichir illégalement (encore que là aussi, il n’y ait pas de raison pour que le pauvre par héritage n’ait pas accès par la force à la richesse par héritage) mais par nécessité. Que faire d’autres quand on n’a ni ressources ni moyens d’en obtenir ? Il faut bien manger, se soigner, vivre… Et le devoir de l’Etat est d’assurer un travail à ses membres. S’il ne le fait pas, braquer est tout à fait légitime.

 

Brian s’interrogeait aussi sur le spleen, le désespoir propre aux lettrés, aux intellectuels. Plus on savait, plus on lisait, plus se posait la question du pourquoi, du sens de tout ce travail. Un type qui ne sait rien n’a rien à perdre, et il n’a pas fait d’efforts colossaux pour emmagasiner des connaissances dont il pourrait douter du sens. Mais un bosseur dont un avc ou la mort peut supprimer tout le savoir accumulé en un instant ne peut que se dire, de temps en temps, à quoi bon tout ce travail, ces millions d’idées brassées qui ne le rendent pas plus heureux, lui compliquent la vie, et l’isolent ? Peut-être est-ce une réponse à un besoin profond pour une nature singulière. Tout de même. Les grands écrivains et artistes sont beaucoup plus préoccupés de la question du sens, beaucoup plus désabusés, beaucoup plus tentés par le suicide que les individus ordinaires, la majorité des hommes.

 

De qui pouvait-on vouloir la reconnaissance quand on était un vrai écrivain ? Des politiques, qui n’y connaissent rien, des industriels ? Certainement pas. Des grands bourgeois incultes ? Non plus. Des grands intellectuels ? Pas nécessairement. Des pairs, des authentiques passionnés ? Peut-être davantage. Mais de toute façon ça ne réglait pas le problème de la quête de reconnaissance. C’était perdu d’avance, une quête sans issue. Il y avait une forme de maladie là-dedans, vouloir absolument être reconnu comme une intériorité autonome, avec ses propres idées, et avoir un besoin permanent et pathologique d’expression pour s’assurer cette reconnaissance, se rassurer par la validation des autres. Comment guérir de ça ? C’était bien une forme de maladie.

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7 novembre 2018 3 07 /11 /novembre /2018 02:13

Brian continuait à s’entraîner, tout en modifiant les exercices qu’il pratiquait. Il aimait la pratique du sabre de bois japonais (le ken), ainsi que du bâton (le jo). Les deux étaient complémentaires. Le ken fortifiait les épaules, le dos, et les avant-bras, avec ses coups qui évoquaient le bûcheronnage. Le jo développait davantage la souplesse, la puissance des poignets, et offrait des opportunités plus ludiques, plus de jeu. Le jo était l’arme qu’il maîtrisait le mieux, l’arme la plus évidente, et universelle de son point de vue.

 

Il pratiquait aussi la musculation. Peu d’abdominaux, car il  travaillait les abdos avec d’autres exercices. Il bossait les jambes avec du poids de corps. Squats, squats sur une jambe, squats sumo, jumping jack, fente avant, arrière, demi pont constituaient une base. Il se servait également d’haltères. Il pratiquait, pour le haut du corps, du curl marteau pour les avant bras, du curl en isolation, du curl avec rotation, du développé militaire, des élevations latérales, du rowing, du tirage vertical, qu’il aimait particulièrement, et des exercices hybrides. En poids de corps, il affectionnait les dips, les tractions horizontales, et les pompes. Un vrai fana des pompes, qu’il pratiquait depuis l’adolescence. Pompes mains écartées , très écartées, peu écartées avec coudes classiques ou le long du corps, pompes avec les mains tournées vers l’extérieur, vers l’intérieur, sur les poings, les doigts, pompes diamants, pompes croco, pompes scorpion, pompes spartan, avec marche du lézard vers l’avant ou l’arrière, pompes indiennes , pompes navy seals (dive bomber push up). Mais, bizarrement, il se sentait moins puissant, moins fort, moins gainé, moins complet, exhalant moins de charisme aussi, qu’avec ses exo de danse.

 

Avec ceux-ci, il se livrait à un travail fonctionnel, plus en profondeur. Certes, le nombre de répétitions sur les exo de muscu classique ou le poids des charges diminuaient ou n’étaient pas impactés avec ce genre d’entraînement. Mais les impressions étaient meilleures, les sensations. C’est qu’en sautant, lançant les jambes et les bras, se pliant, se contorsionnant, plongeant vers le sol, il alternait des exo de gymnastique martiale japonaise (taiso), chinoise (Qi Gong), de danse contemporaine, de yoga, et beaucoup de ses positions, de ses mouvements au sol évoquaient le silat et les échauffements du jiu jutsu brésilien. C’était un entraînement personnel, une synthèse vraiment complète. Plus les mouvements de karaté ou d’aïkido qu’il introduisait parfois dans sa danse, ça lui prenait parfois deux heures , parfois quatre, non stop, et il en ressortait avec l’impression d’être plus affuté qu’avec n’importe quelle pratique.

 

De plus, Brian s’entraînait avec Chao. Frère Tang lui avait présenté ce « bâton rouge », un membre d’une résurgence des 3 harmonies. Il désirait retrouver l’esprit à l’origine de la fondation de la Triade. Il avait été envoyé à Paris pour aider les Chinois à régler leurs différends de la manière forte. Chao, c’était un type efficace, l’équivalent Chinois d’une sorte de super chasse-gueux Malouin quand les chasse-gueux ne suffisaient plus. Or, il vint visiter Frère Tang, et Brian, si désespéré, fut convié à une soirée organisée par Tang. Puis, après enquête de la Triade, ils avaient découvert que, malgré la pratique d’arts martiaux japonais, une fausse note, les compétences martiales de Brian étaient avérées, qu’il avait des connections, et son intérêt non simulé mais réel pour la Culture Chinoise les avait intrigués. Il n’est pas aisé de remonter de « bâton rouge » à « tête de dragon », mais il lui avait été permis un échange fructueux avec Chao, grâce auquel ils s’enrichirent tous les deux. Brian pouvait apporter des mouvements issus du daito-ryu, proche du Quinna (ou Chin na), ainsi qu’une manière particulière de se mouvoir proche du Machida karaté et de la gestuelle d’Ido Portal et une façon de distribuer ses frappes, avec un côté silat ou kempo hawaïen (kajukenbo), et Chao lui apprenait des techniques du pa kua, du hsing i, et issues de la pratique du kung fu sportif, le sanda ou sanshou, avec de bons enchaînements stand up et lutte (un mixte de boxe pied poing Occidentale, de techniques issues des boxes Shaolin, et de la lutte Chinoise Shuai Jiao).  Puis ils échangeaient sur la culture Occidentale et Chinoise, leurs convergences et leurs divergences.

Brian présenta Chao  à Maharo, et enfin ils allèrent voir le Monstre. Chao  refusa l’aide de Brian et de Maharo pour la situation des Chinois à Paris, ça ne se faisait pas comme ça, mais le Monstre lui parut nettement plus convaincant à vrai dire, et ils échangèrent un peu à l’écart. Le Monstre, s’il le souhaitait, pourrait s’occuper avec plus d’ardeur de la situation et serait plus convaincant que toutes les mafias réunies. Quelque soit la cause, transhumanisme, élimination des ennemis de Brian, ou sécurité de la diaspora Chinoise, il broierait tous ceux auxquels il s’opposerait et s’imprimerait si loin dans les consciences qu’il les traumatiserait pour des générations et des générations. Une peur abyssale, une terreur au plus profond enracinée, il leur infligerait. Et Chao avait compris ça.

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6 novembre 2018 2 06 /11 /novembre /2018 23:57

Si les religions aident essentiellement à conjurer la peur de la mort et de l’imprévisible, et à apporter de la cohésion sociale, il est triste de constater qu’il n’existe pas, pour l’athée, à part quelques mouvement et rassemblements, de véritable communauté dans laquelle il pourrait trouver entraide, coopération et chaleur humaine. Il est désolant de constater que le Juif, le Chrétien, le Musulman, le Bouddhiste, tous lâches en quelque façon, puissent se ressourcer au sein d’une société réconfortante quand l’homme lucide paie son courage d’un isolement  existentiel bien sûr, mais aussi bien réel et matériel. Il faudrait créer une communauté structurée pour laïcs et scientifiques, qui servent de substitut aux groupes religieux. Peut-être les francs maçons sont-ils une tentative dans cette voie, mais leurs rites mystérieux et leur croyance préservent-ils la rigueur de la recherche intellectuelle, le haut niveau philosophique et scientifique, l’autonomie intellectuelle, la remise en cause possible de tous les préjugés,  y compris l’égalitarisme et les droits de l’homme, la violence de la pensée la plus radicale ? J’en doute.

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6 novembre 2018 2 06 /11 /novembre /2018 23:38

Un thème central des travaux de Brian, consistait en la défense des thèses Freudiennes, bien plus scientifique qu’on pouvait le croire. Par exemple, son idée qu’il pouvait y avoir un rapport entre le fait d’être surdoué et la névrose obsessionnelle lui paraissait significatif. Le refoulement engendre une surcompensation, le détournement de la libido, de la pulsion érotique de son objet naturel vers des objets intellectuels, d’où une érotisation du savoir. Brian lui-même n’employait-il pas des termes érotiques pour qualifier son intense curiosité ? Il était excité à l’idée de lire un livre, frustré s’il ne pouvait l’acheter, un peu comme les femmes et leurs fétichismes pour les vêtements.

 

Il aimait exposer que les cognitivo comportementalistes ont tort quant au traitement des TOC, symptômes plus que troubles. Ils omettent le fait que les patients savent parfaitement qu’il n’y a pas de rapport de causalité entre rituels et conséquences espérées, par conséquent leurs schémas de pensée ne sont pas erronés. Mais ils ne peuvent s’empêcher de s’y livrer car si la face négative, rituels non réalisés donc problèmes à venir est aisée à abandonner, l’aspect positif, rituels exécutés donc protection est beaucoup plus pénible à abandonner. Et c’est là le vrai problème. Tous les hommes ou la plupart ont leurs rituels, de la pensée magique, pour se prémunir du chaos (d’ailleurs qu’est-ce que la religion ?) et ces rituels sont plus appuyés chez les personnes souffrant de TOC à la suite de traumatismes, donc d’une angoisse plus forte. Et comme, en plus, la vie est réellement dangereuse, qu’il peut réellement survenir, et qu’il survient, accidents, maladies, décès et violences, s’efforcer de changer des schémas de pensée valides alors que le vrai problème, c’est l’angoisse initiale qui  s’exprime par cette irruption d’exercices, c’est une erreur.

Comme l’a bien vu Thomas C Durand dans « l’ironie de l’évolution », il existe une similarité entre les TOC et les rituels religieux : obsession de la pureté, évitement du contact, conjuration d’un danger indétectable. Une hypothèse intéressante, c’est que les premiers rituels religieux seraient le résultat de TOC, lesquels sont d’autant plus activés que les circuits neuronaux de la détection d’un danger sont sollicités.

 

Une autre idée phare pour Brian, c’est la critique de la critique de Sartre vis-à-vis de Freud. Or, Irvin Yalom a repris les postulats de la psychanalyse existentielle, à savoir la responsabilité de l’homme névrosé ou psychotique comme porteur originaire de ce projet existentiel. Ainsi, l’homme n’est pas déterminé par son inconscient puisqu’il est aussi son inconscient, et comme l’écrit Sartre, il a fallu que le moi soit conscient du caractère dangereux de contenu refoulé pour avoir la volonté de le refouler. Ainsi, le conscient a la priorité, domine l’inconscient. Sartre et Yalom oublient deux choses. D’abord le refoulement produit des effets bien réels, qui échappent à la conscience, indépendament du fait que la conscience dominait. Ensuite, la personne avait besoin de ce refoulement. Il était vital pour elle, pour la survie d’un minimum de cohérence psychique. Ainsi, de même que la volonté n’est que la moralisation de processus physiologiques, Sartre moralise un processus de préservation psychique, ce qui est un jugement qui sauve l’existentialisme mais n’a pas lieu d’être. Précisons que même si Sartre a tenté de concilier libre arbitre individuel et déterminisme des situations, il s’agissait toujours d’une liberté absolue en situation, et en aucun cas d’une indétermination croissante en situation. Or, à partir de quels seuils d’arrangement matériel et corporel de la liberté peut émerger, si elle le peut ce qui est une hypothèse métaphysique ?

 Bref, l’existentialisme, qui fait de chaque homme, du seul fait qu’il est homme, une liberté en acte, une existence qui se fait son essence indépendamment  (comme causalité) de son inscription dans les lois physico-chimiques (bien qu’en dépendant dans ses conséquences), est une doctrine spiritualiste qui concorde moins avec la science que les intuitions Freudiennes.

Yalom a beau jeu de parler de déni ou d’acceptation de la responsabilité, de locus de contrôle interne ou externe avec le souci de normalisation à la clé. Il est possible, et seulement possible, que se croire libre aide à vivre, encore que « nul n’est moins libre que celui qui se croit libre », et qu’il s’agisse d’adhérer de toute façon à une fiction, comme la religion est une fiction consolatrice, un « faire comme si » aux conséquences désastreuses. Je pense que, pour sauver la morale, et peut-être par souci de se préserver lui-même du chaos psychique, Irvin Yalom est de mauvaise foi quand il semble ne pas même pouvoir nier  l’existence du libre arbitre comme norme authentifiant l’individu sain. Pour lui, manifestement, l’homme est un « empire dans un empire », un monde dans le monde, lui échappant mystérieusement, un être surnaturel. Rien de rationnel là-dedans. Pour qu’une telle possibilité soit prise au sérieux, elle devrait être naturelle, surgir de quelque découverte physique ou biologique par exemple, et tout resterait encore à  expliquer, à justifier, de toute façon. L’évidence est de notre côté, aux partisans du libre-arbitre la charge de la preuve !

 

 

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2 novembre 2018 5 02 /11 /novembre /2018 19:51

Haine de la France

 

Il n’y a rien que je déteste plus au monde que la France. Sensé, puisque je n’y ai pas ma place. Mes centres d’intérêt sont la philo, la littérature, la psychologie, les sciences naturelles, la spiritualité, le cinéma, les arts du mouvement (arts martiaux, yoga, danse…). Ma formation, c’est un diplôme de philo. Mon expérience pro, c’est, entre autres, prof de philo, de français, de culture G. Mes activités, c’est,  également, l’écriture d’un blog, de romans dont l’un a été publié, l’animation d’un atelier d’écriture, la participation à Etonnants Voyageurs, festival de littérature et de cinéma, comme bénévole. J’ai été jury littéraire de nouvelles pour ce festival. Et je donne des cours de français (Fle) pour étrangers.

Et tout ce que mon conseiller Pôle Emploi me propose, c’est de l’intérim, Espace Vert ou commis de cuisine. Je n’ai rien contre les espaces verts ou la cuisine, là n’est pas la question. Certes, je n’ai ni l’agrégation, ni une thèse, mais n’y a-t-il pas d’alternative entre être prof titularisé et la plonge ?

Dès que je peux, je quitte ce pays de merde. Si, au Japon, je fais la plonge, okey je serais frustré, ne pourrais pas m’exprimer dans mes domaines de compétence. Mais je n’aurais pas la haine du Japon. Ai-je été maltraité au Japon, incompris au Japon ? Les Japonais m’ont-ils foutu en foyer et institut de rééducation ? Ai-je été à l’armée au Japon ? Ai-je repris les études, passé et réussi plusieurs dîplômes au Japon, ou en Chine, en Corée, au Sri Lanka ? Non, alors de la haine, j’en ai pour ce pays, la France, mon pays soi-disant. On dit que nul n’est prophète en son pays. Et je le vérifie tous les jours. Méprisé dans son propre pays ! Et qu’on ne me parle pas de terrorisme. Je ne suis ni musulman, ni de l’Ira, de l’Eta ou d’action directe. J’exprime juste mon opinion, et n’ayant ni place, ni reconnaissance, ni fonction dans le pays roi de l’hypocrisie, le phare de faux culs et des lâches, je n’aspire qu’à en partir, et n’y jamais revenir, en aucun cas le servir. « La France, tu l’aimes ou tu la quittes ». Très bien.

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2 novembre 2018 5 02 /11 /novembre /2018 19:34

Brian finalement, trouva la vraie foi, indiscutable. Cela ne se fit pas sans mal. Après avoir longtemps été mu par des égarement ineptes au sein du Christianisme, du Bouddhisme, de l’Hindouisme et du Taoïsme, il crut trouver, sous le prétexte fallacieux que l’absence de preuves n’est pas la preuve de l’absence (voir la théière de Russell), le repos en l’adhésion à la licorne rose invisible. En effet, cette croyance était à la fois un acte de foi puisqu’on ne pouvait savoir pourquoi elle était rose car invisible, et un acte de raison car il était logique qu’on ne put la voir puisqu’invisible. Et comment résister à la croyance en son ennemie absolue, l’huître violette, vouée à la damnation parce qu’ayant tenté de persuader les adeptes d’une hérésie, la préférence de la licorne rose invisible (louée soit-elle) pour la pizza  champignon poivron plutôt que pour .la jambon ananas.

L’homme est un animal crédule comme l’écrit Russell.

Mais bien vite, Brian, hosannapasta, s’aperçut de son erreur, Inch Pasta. Il eut un jour la révélation de la vraie foi, et Bobby Henderson est son prophète. Le fait est que le Pastafarisme, culte de notre Dieu Créateur, le Monstre de spaghetti volant, est indubitable. Insistons bien sur l’absence de s à spaghetti, qui exprime le monothéisme le plus strict, même si notre Dieu , le MSV, est tout à fait libre de compter autant de spaghetti qu’Il le souhaite. Les pirates sont des êtres sacrés, car il a été prouvé que moins ils sont nombreux, plus le réchauffement climatique progresse. Donc il faut œuvrer à leur multiplication et s’habiller en pirates pour les honorer. Nous avons nos fêtes, dont le Ramendan où il est conseillé de ne se nourrir que de pâtes, des Ramen de préférence, nos habitudes, nos prières, nos dissensions. Ainsi, pour ceux qui, à force d’hésitation entre se coiffer d’un chapeau journal ou d’une casserole, finalement se livrent à l’impudeur en sortant tête nue, notre croyance préconise le port de la passoire, ce qui règle les atermoiements. Sortir avec une passoire sur la tête, voilà qui, en plus d’être un signe distinctif, est du dernier chic. Luttons pour le droit à arborer fièrement la passoire, symbole de notre religion, et de l’incommensurable sagesse du Monstre de spaghetti volant !

Pour les prières en voilà une significative, et pleine de bon sens :

« La prière du savoir:

Tirons du Monstre volant en spaghetti, sa sauce,

Et de sa sauce, ses nouilles,

Et de ses nouilles, ses boulettes de viande,

Et de ses boulettes de viande, le savoir,

Et du savoir, la connaissance des choses savoureuses,

Et de la connaissance de ces choses, l’amour des spaghettis

Et des spaghettis, l’amour du Monstre volant en spaghetti

Ramen »

 

Mais pour avoir la foi, la grâce, encore faut-il que le Monstre en spaghetti volant daigne vous toucher de son appendice nouillesque.  Il est des divergences entre Pastafariens orthodoxes ou modérés, des hérésies, comme ceux qui, sous le prétexte que le Monstre en spaghetti volant aurait amené notre Prophète s’abreuver au volcan de bière, doute de la perfection de la révélation. Et cependant, qui osera douter de cet argument, qui explique tout, le mal et la théodicée : C’est parce qu’il était ivre lors de la Création du monde que l’on peut comprendre ses imperfections.

 

Et n’oublions pas, pour conclure, que l’existence de la banane est le pire cauchemar de nos adversaires, les athées ! Et non ce n’est pas Schwarzenegger.

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2 novembre 2018 5 02 /11 /novembre /2018 19:29

Dans ce pays de dégénérés, la France, on stigmatise souvent, dans le milieu universitaire, toute recherche de compréhension sociale qui prendrait pour base la biologie. Ainsi, les sociologues n’ont que mépris pour la sociobiologie et la psychologie évolutionniste. Pourtant, il suffit d’y ajouter la psychologie sociale comme correctif. La science montre plutôt que les intuitions de Schopenhauer et Freud sont fondées. On rejette Freud comme on rejetait Dostoïevski, trop révolutionnaire pour le Tsar, puis pas assez pour les Bolcheviks. Les positions de Freud sur le sexe sont jugées réactionnaires, ou anti-scientifiques. Que ce soit son analyse des rapports entre individu et société, de la religion comme fiction consolatrice, de la psychologie grégaire des foules où le plus intelligent se nivelle sur le plus bête, de l’importance de la sexualité, de l’existence de la sexualité infantile, de l’inconscient et des déterminismes qu’il implique, de l’explication psychosomatique des névroses et des psychoses, de son influence sur les artistes et la société, on a beau jeu de nier la valeur de ses créations.

 

Quant à Schopenhauer, il préfigure Dawkins. Pour lui, l’attirance n’est pas le fruit de la liberté, mais est dictée par la meilleure complémentarité possible pour donner un enfant qui sera pourvu de la meilleure combinaison pour la survie. Il explique aussi que la Nature a donné à l’homme le plaisir car l’homme est si égoïste que sans plaisir, il ne se serait pas perpétué. Il écrit également que lors d’un chagrin d’amour, le désespoir s’explique parce que ça dépasse l’individu, c’est l’espèce en l’individu qui souffre d’avoir raté une occasion de se reproduire.

 

Les théoriciens du genre ont tendance à négliger l’importance des fondements biologiques de l’espèce, et à surestimer la culture et l’environnement dans une perspective existentialiste. Mais il existe des invariants construits sur des millions d’années, qui impliquent des attitudes, des comportements ancrés. Ainsi, par exemple, l’homme a tendance à chercher à faire rire pour séduire, et la femme à juger s’il la fait rire, et rarement l’inverse. L’explication, n’en déplaise aux féministes et humoristes agressives qui nient abusivement l’existence de l’instinct maternel, généralisant comme Judith Butler à partir de leur propre cas, est biologique.

Même la sexualité humaine s’explique par le fait qu’elle aide à cimenter le couple pour l’éducation d’enfants dont la maturation est particulièrement longue. Quant à la théorie de la femelle rétive et du mâle entreprenant, elle s’explique aisément par le coût de la grossesse pour la femelle dont l’intérêt est de sélectionner le meilleur mâle reproducteur et de le garder tandis que l’intérêt du mâle est de quitter la femelle dès qu’il l’a potentiellement fécondée pour en féconder une autre. Tout cela est bien connu, mais explique aussi pourquoi hommes et femmes seront toujours jugés différemment, n’en déplaise aux féministes, parce qu’une fille « facile », qui sélectionne peu, montre par là qu’être potentiellement fécondée par tel ou tel homme lui est indifférent, donc qu’elle a moins de valeur qu’une femme « difficile », tandis qu’un coureur est logiquement valorisé puisque son activité montre qu’il est un reproducteur plébiscité. Ainsi, on comprend pourquoi il existe une différence de traitement entre garçons et filles, et une persistance des comportements et des jugements malgré l’évolution sociale. Celle différence s’enracine dans le biologique, et s’il est vrai que les mœurs évoluent un peu, c’est parce que la pilule peut permettre à la femme une activité sexuelle tout en conservant la nécessité de sélectionner. Mais cette invention ne modifie fondamentalement pas des habitudes qui se sont forgées au cours de millions d’années.

De plus, les femmes sont comme programmées biologiquement pour tricher, c’est à-dire masquer cette réalité afin de retenir l’homme élu et de le restreindre à la vie du foyer. Seules quelques femmes échappent à cet atavisme, peu chez les philosophes, beaucoup chez les biologistes spécialisées dans la théorie de l’évolution, donc également réceptives à la psychologie évolutionniste.

 

Ainsi, s’il est compliqué de comprendre comment de la liberté (tout au plus une indétermination croissante) peut surgir de la matière ou des formes de vie animales antérieures, il est plus aisé de rendre compte de l’émergence de la morale car elle n’est que la prolongation, le raffinement de règles qui structurent le monde animal.

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