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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 16:17

 

Plaisir de constater qu'un bon livre peut avoir du succès! 

Agréable à lire, de nombreux développements originaux, ce livre ferait le plus grand bien aux ayatollahs de tous bords, religieux, idéalistes, humanistes etc

Par exemple, voici quelques points de vue qu'il explicite: l'idéologie des droits de l'homme est un ordre imaginaire, il n'y a rien de tel dans la nature ; la liberté et l'égalité des hommes entre eux est une fiction humaniste provenant du monothéisme ; les monothéismes engendrent plus de fanatisme que les polythéismes, eux-mêmes altération de l'animisme plus en accord avec la vraie place de l'homme dans la nature, etc.

Il développe tous ces sujets avec un angle historique, quand j'ai accompli un travail équivalent d'un point de vue philosophique, mais nous concordons sur de nombreux points. Ce livre, si on le prend au sérieux, est éminemment révolutionnaire, et très stimulant.

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 00:18

 

Ce que je préfère chez Sartre, ce n'est pas "L'Etre et le Néant", trop jargonnant et inutilement alambiqué, c'est quand il concilie pensées profondes, clarté, et énergie enthousiasmante. Par exemple, "Les Mots", les préfaces à "Aden Arabie" et aux "Damnés de la terre", les "Situations", "Qu'est-ce que la littérature?"

Las, je me suis replongé dernièrement dans "Matérialisme et révolution", "Plaidoyer pour les intellectuels", et "Qu'est-ce que la littérature?", mais le coeur n'y est plus. L'impression que malgré son intelligence exceptionnelle, et sa perspicacité, c'est daté, trop empreint de vues et vocables hégéliano-marxistes pour durer. Je crois que "L'homme révolté", daté lui aussi, est moins plombé par une terminologie désuète à en devenir lourde.

Et la place de Proust, dans un tel système? En effet, Proust serait considéré comme un véritable écrivain, puisqu'il dévoile des perspectives nouvelles sur le monde et l'homme, mais on ne pourrait pas le considérer comme un écrivain réellement engagé dans le processus de libération politique, donc il devrait rester secondaire, mineur. Et néanmoins, il n'est pas contestable qu'il soit bien supérieur à tous les écrivains dits engagés. On ne fait pas de bonne littérature avec de l'engagement. Ca invalide un peu tout le processus, lui-même dévoilant, de Sartre sur les ressorts cachés de la littérature et son évolution supposée. Exercice brillant, éclairant (sur le surréalisme notamment) mais au final, me paraissant somme toute dogmatique.

Ceci dit, on situe mieux la place exacte de Jean D'Ormesson dans un tel système. Ormesson, lui, n'est ni engagé ni dévoilant. Il n'apprend rien, ne donne rien que le lecteur ne sache déjà. Il ne le dérange donc pas le moins du monde. Il est l'écrivain petit bourgeois par excellence, l'auteur de best-sellers qui conforte, prolonge, distrait et n'éveille ni ne réveille. Et quand il prétend s'attaquer aux divertissements, c'est pour faire l'éloge implicite de l'unique nécessaire (Pascal), qui est le suprême divertissement en réalité, le grand escamotage, ce qui détourne de l'essentiel, se réaliser en cette vie, par l'occultation de la mort. J'ai déjà d'ailleurs ridiculisé le pari Pascalien en montrant qu'une unique vie finie prenait valeur absolue et donc valait la vie infinie qu'on risquait de perdre en ne pariant pas sur Dieu. En effet, si, en pariant sur Dieu, on sacrifie sa vie pour une hypothèse, on risque de passer à côté de son unique vie si cette hypothèse est nulle et alors on perd tout, donc autant que ce que l'on peut gagner s'Il existe. Sans compter le simple argument que nous vouant égoïstement à la Terre, Il nous sauverait peut-être quand même!

Après, pour être juste, on peut probablement aussi réussir sa vie en pariant sur Dieu, comme être désespéré de ne pas y croire. Ainsi ça équilibre les 2 partis, mais il ne paraît plus comme préférable de parier sur Dieu.

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 00:12

 

Si la théorie du bouc émissaire -les rivalités mimétiques générant une décharge sur une victime parée de tous les maux, l'idée que chaque société est ainsi construite sur un meurtre originel- est une thèse contestable mais intéressante, je crois que, comme Teilhard qui a plaqué sa Christologie de façon artificielle sur ses vues scientifiques et mystiques (c'est mon opinion, peut-être d'ailleurs un peu la sienne malgré ce qu'il en dit), René Girard s'illusionne à croire que le Christ dévoile l'innocence universel du Bouc-émissaire, ce qui légitime la pertinence du Christianisme. C'est une construction rétrospective qui me paraît forcée. C'est là aussi mon opinion.

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 15:18

 

J'y reviens de façon obsessionnelle, mais j'insiste:

-Si le monde va au hasard, on ne peut diriger sa vie rationnellement, car on est du monde, et notre éventuelle capacité à nous auto-déterminer n'est possible que si le monde d'où on est issu nous en fournit le moyen, donc est lui-même ordonné.

-Dans la distinction entre ce qui dépend de nous et ce qui n'en dépend pas, peut-être la santé, la fortune en dépendent-elles, et pas l'ordre de nos pensées, notre raison, nos états d'âme.

-Subvertir la représentation indépendamment de l'événement est néfaste car la nature en a assuré une nécessaire et vitale adéquation. Ainsi, il est vain de dire que ce n'est pas l'événement qui nous affecte.

-Le détachement n'est qu'un stratagème inconscient qui permet de différer l'expression de son intériorité. Le détachement véritable et non joué est donc une conséquence logique de la réalisation de ses possibles, et ne peut qu'être la résultante d'un attachement nécessaire et non feint.

-Si vie et valeur sont intrinsèquement liées, si la vie est le seul bien, si elle n'est pas qu'une souffrance positive et une joie négative, alors même si, vivant ,la mort ne nous concerne pas, et même si, mort, elle ne nous concerne plus, il est normal, logique et sain de la craindre quand même. Il est donc faux de dire comme Marc-Aurèle que vivre 5, 30 ou 100 ans c'est la même chose et c'est indifférent. Si c'était le cas, nous pourrions tous nous suicider et cela n'aurait aucune importance. En effet, une fois mort, même si le suicide est le symptôme d'une insatisfaction et d'un vouloir vivre contrarié  pour reprendre Schopenhauer, le résultat, c'est tout de même qu'on n'en souffre plus. Mais il est paradoxal de glorifier la nature, le Cosmos, et de mépriser la vie, la différenciation crée, et étrange et de mauvaise foi de ne pas voir que la nature elle-même a pourvu le vivant de la peur, de l'instinct de préservation, du besoin de manifestation, de déploiement, et que si on prétend suivre les voies du Cosmos, alors il faut vivre et défendre la vie contre les limbes, les arrières mondes, le retour à l'Etre indifférencié ou le Néant. A l'inverse de ce que pensent les Bouddhistes, et les Hindouistes, nous sortirons tous du cycle de la naissance et de la mort bien assez tôt car une seul vie nous échoit.

I

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 04:39

Valoriser le travail ne fonctionne que pour les imbéciles qui se croient immortels. Sitôt conscient de notre finitude, avec plus ou moins d'acuité selon le tempérament et l'âge auquel s'effectue cette révélation Tolstoïenne, on n'a plus envie que de se concentrer sur l'essentiel, et ne plus perdre de temps. Or, les sociétés du divertissement, en abrutissant l'homme, l'empêchent de penser à sa mort, et donc aussi à sa vie. Ainsi, il travaille mais n'a pas conscience que la durée quotidienne passée à subir des tâches ingrates et dénuées de sens, il pourrait l'employer à voyager, à apprendre à chanter, à danser, à jouer d'un instrument, à naviguer, qu'il pourrait s'initier à la littérature, à la physique, aux sciences naturelles etc

Seul donc, un travail réellement épanouissant profite à l'homme, et tout travail contraint est pratiquement un crime contre l'humanité puisqu'il empêche l'homme de vivre sa vie, sa seule vie, et cette réalité est travestie par la religion. D'où une de mes anciennes réflexions: On change la signification de sa mort quand on ne parvient pas à s'accomplir en cette vie. Patrie, sabre et goupillon, tous unis pour asservir l'homme. Malheureusement, seuls quelques éveillés ont conscience de cela, pas assez pour modifier les structures sociales en profondeur.

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 04:30

Un jour, on prendra la conscience claire que traiter les animaux comme des objets est un crime dont malheureusement les auteurs ne paieront jamais le prix. Les manger par nécessité est légitime, car en tant qu'animal, nous sommes inclus dans la chaîne alimentaire, mais les empêcher de voir la lumière du jour, de s'épanouir en plein air, les traquer pour leurs cornes ou leurs ailerons, les castrer, les euthanasier au moindre problème qui empiète sur notre confort, c'est épouvantable. Et si on nous euthanasiait lorsque nous perdons une jambe, un bras, nos facultés motrices et mentales, nos dents, notre productivité, comment le vivrions-nous?

Il semble que nos sociétés sans âme en prennent d'ailleurs le chemin. Il eut été préférable de valoriser la vie animale au même titre que la vie humaine, plutôt que mépriser toute vie, y compris celle de l'homme..

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 04:14

Darwin est supérieur pour moi à Marx, car il se nourrissait moins d'illusions et d'espoirs. Ainsi, sans croire en Dieu, il considérait la religion comme utile d'un point de vue évolutionniste, et pensait que la nature nous avait fournie l'antidote adaptatif au gain de la conscience réfléchie, variation riche de possibles mais accompagnée de conscience de la mort potentiellement nuisible à la survie. Il restait dans une position lucide.

Pour Marx, le besoin de religion provenait de l'insatisfaction, de l'aliénation, et cette fiction cesserait quand, les hommes parvenus à plus d'épanouissement en cette vie ci, les motifs donc le besoin à l'origine de la consolation disparaîtraient. Or, c'était nier que dans absolument toute société, il y a des rites s'apparentant au religieux, à un principe sacré, et que, même dans une société plus juste, les problèmes, la mort, la maladie, les accidents, la vieillesse, poseraient des difficultés réclamant une consolation transcendante.

Je ne pense pas que l'homme puisse se passer totalement de spiritualité car elle lui est naturelle, fournie par la nature pour le maintenir à flots, comme l'envisageait Darwin. Même si individuellement, on s'en détache, elle est comme un fonds commun permanent, et qui structure la psyché humaine. C'est le besoin de croire en quelque chose d'irrationnel, d'avoir la foi, l'impression ou le désir que, même si tout paraît absurde, la réalité ne peut se réduire à cela et qu'il ne serait pas supportable pour l'homme de vivre dans un monde qu'il jugerait, en son for intérieur, véritablement et totalement absurde, qu'il aurait alors le besoin de se duper, de s'évader par les drogues, le travail, le sexe, n'importe quelle addiction, plutôt que d'être confronté à cette réalité là.

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 03:51

Etant donné que 90% des hommes sont peu évolués, épousent tous les préjugés de leur temps en se croyant contestataires, je pense que l'issue, le saut qualitatif ne pourra s'effectuer que par une refonte du corps humain, par l'homme augmenté. Les hommes pensent mais n'ont pour la plupart pas accès à la pensée critique, réellement critique, susceptible de les isoler et de les mettre en danger. Or, cet exercice est nécessaire pour sortir de l'instinct grégaire, et malheureusement, on ne peut élever les hommes en les forçant. Cela a été tenté à de multiples reprises, mais cela a toujours échoué car la nature des hommes n'était pas prête. Ainsi, on voit quantité de légionnaires qui, sortant du cadre où ils sont censés se dépasser, se laissent aller, boivent, arrêtent le sport, se clochardisent. Ils sont incapables de se maintenir eux-mêmes. Ainsi sont les hommes, qui, non tenus par une force supérieure, choisissent la servitude volontaire par le bas.

Une dictature éclairée, servitude involontaire par le haut, est peut-être préférable à la démocratie, servitude volontaire par le bas. Mais, sitôt la pression vers la noblesse relâchée, les hommes reprennent leurs mauvaises habitudes et choisissent l'avilissement, l'abjection, la facilité, comme l'illustre parfaitement la société actuelle. Ainsi, cela ne sert pas à grand chose de stimuler les hommes vers de nobles idéaux. Seuls quelques réceptifs adhèrent, mais ils n'ont à la limite pas besoin de stimulation, car eux savent se maintenir eux-mêmes.

Seule une progression des interactions neuronales pourra faire évoluer l'homme vers une nouvelle société, ce que Teilhard appelait l'ère de l'Ultra humain.

Pour ceux, les Chrétiens par exemple, qui objectent qu'un des desseins des trans et post humanistes, repousser indéfiniment la mort, est choquant car c'est nier notre condition de mortel, ça me fait bien rire, d'abord parce que nous serons toujours mortels, à un moment ou l'autre il faudra mourir, ensuite parce que les plus véhéments sont les religieux qui jugent blasphématoire ce désir mais escamotent le problème de la mort en la parant des couleurs de la vie éternelle. Autant dire qu'ils n'y croient pas à la mort. Mais si nous pensons que nous ne vivons qu'une fois, comme je le crois, en quoi prolonger indéfiniment la durée de la vie serait-il acte impie? Cela risquerait de bouleverser des équilibres anciens et naturels mais quoi que nous fassions, nous sommes du monde et c'est toujours la nature qui agit à travers nous, et qui nous pousse à concrétiser le rêve qu'elle a mis en nous. Faire de l'homme un être artificiel, ce serait encore un acte naturel.

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 03:12

Fabrice Midal est à la mode. Je ne savais trop quoi en penser. Je n'étais pas d'accord sur la valorisation excessive des exercices de méditation. Je pense que le besoin de méditation est un symptôme de maladie sociale. Dans une communauté où les gens ont leur place, ils s'équilibrent naturellement, et n'ont pas besoin d'exercices méditatifs particuliers. Leur attention est accaparée par les nécessités et les interactions quotidiennes. Mais hier soir, sur une radio Chrétienne, je l'ai entendu louer Thérèse de Lisieux, en vanter la persévérance dans l'oraison.

Fabrice Midal, il mange à tous les rateliers cet homme là. Déjà manifestement épris du Dalaï lama, Océan de niaiserie béate, il déclare son admiration pour une psychotique qui est devenue folle à force de frustration sexuelle. Mais se réfugier dans un monastère plutôt qu'affronter la vie, que baiser et procréer, ça va à l'encontre des lois naturelles, le flux ne circule plus, et ça se paie au prix fort. Ses 4 soeurs sont entrées au Carmel. Pauvre père que le leur. 5 filles emmurées vivantes! Il en est devenu cinglé. Mais la mode actuelle, c'est de réhabiliter les mystiques en occultant leur psychose.

De même que je pense comme Sartre que Genêt était plus "saint" que Thérèse D'Avila, la vraie Sainteté pour moi n'est pas incarnée par Thérèse de Lisieux mais par Darwin. Lui a réellement affronté "La Nuit Obscure", n'a pas fui devant le réel, a modifié ses croyances en fonction de ce qu'il y découvrait, comme La Mettrie et tant d'autres, au risque de penser contre soi, contre son intérêt, contre ses certitudes, contre sa foi, mais il a préféré ce dur combat à la fuite dans l'imbécillité, heureuse ou malheureuse. tandis que les mystiques qui prétendent avoir affronté leurs peurs n'ont fait que s'enfoncer dans le mensonge de la superstition, de la fiction consolatrice, et n'ont affronté que des nuits obscures factices. C'est la raison pour laquelle de nombreux scientifiques trouvent la sérénité après avoir assimilés les faits. Malgré la dureté du réel, ils acceptent le situation, le donné, et aboutissent à une vraie sagesse, tandis que les mystiques ne parviennent jamais à une sérénité satisfaisante puisque toujours entachée de mensonges dont ils ne sont jamais complètement dupes.

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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 22:33

Marre de ces références constantes au Christianisme, au Bouddhisme, à l'Hindouisme, et de toutes ces niaiseries compassionnelles. La méditation "pleine conscience" doit s'affranchir de ces références au Dalaï lama, à Matthieu Ricard, à thich nhat hanh, ou à Jésus. La mode actuelle, c'est l'oecuménisme. Pour résumer, toutes les religions se rejoignent au fond, et prônent l'amour. En réalité, toutes les religions déprécient la valeur de la vie, et empêchent de s'y réaliser. Que la vie soit perçue comme préparation pour le Paradis ou la possible sortie des réincarnations successives, les religions impliquent toujours le sacrifice de ses véritables désirs. La mindfulness a du bon mais toutes sociologie ou philosophie en est bannie. Par exemple, ce besoin n'implique t il pas que l'on est dans une société malade, et qu'il faudrait faire évoluer? De même, la méditation est survalorisée. Ce besoin, cette pratique impliquent que l'on est déjà pas bien avec soi. Il existe quantité de personnes équilibrées, voire sages, qui ne méditent pas, ni n'éprouvent ce besoin. L'homme véritablement apaisé n'a que faire de 10000 heures de méditation!

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