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12 mai 2023 5 12 /05 /mai /2023 23:25

 

Quelques perspectives.

 

La véritable philosophie est, aussi, critique, subversive. Comment la concilier avec les objectifs de rentabilité, de performance, de productivité de l’entreprise ?

 

Absurde les récupérations par le management de pratiques contemplatives, tels le « tao management », la « pleine conscience ». Le tao, c’est d’abord l’éloge du vagabondage, de l’oisiveté, du détachement dans un esprit très « transcendantalisme américain ». Quant à la pleine conscience, qui égrène un tissu de platitudes et propose comme solution à tout problème de vivre un instant présent dont l’existence est contestable, il prend les choses à l’envers. Plutôt que de changer les conditions objectives de travail, il vise à adapter les individus pour qu’ils tiennent le coup dans des conditions déshumanisantes, tout en les culpabilisant avec l’idée d’un mérite, d’une responsabilité fondée sur une liberté absolue et inconditionnée qui n’est qu’une fiction métaphysique.

 

Et que dire de la PNL, ni philosophique ni scientifique, qui sévissait dans les entreprises il y a peu, remplacée peu à peu par la « mindfulness », et par le retour de l’hypnose,  non l’hypnose issue des travaux rigoureux de François Roustang, mais celle d’écoles tenus par des charlatans qui font payer des sommes extravagantes pour des formations et diplômes dont les intitulés et programmes font horreur, et qui parfois utilisent des concepts philosophiques ou scientifiques mal assimilés pour gagner en crédibilité ! De la pure escroquerie…

 

Associer philosophie et démocratie me semble hasardeux. Des philosophes, et non des moindres, à commencer par Platon, ne la tenaient pas en grande estime. Le triomphe de la majorité, c’est aussi celui de la médiocrité, telle qu’elle règne actuellement, presque partout. Est-ce intrinsèque à la domination de la masse, ou est-ce le résultat d’une démocratie dévoyée, c’est discutable.

 

L’idée d’une transmission populaire de la philosophie, oui bien sûr, mais à partir des textes, des œuvres. La philosophie est une discipline exigeante, comme la physique, la biologie, et il me semble étonnant de citer Kant pour se dédouaner d’une vulgarisation outrancière. « On n’apprend pas la philosophie, on apprend à philosopher ». Certes. Mais Kant était un génie d’une part. D’autre part, il connaissait très bien la philosophie. Qu’aurait-il créé, sans Leibniz, Rousseau, et surtout Hume le réveillant de son sommeil dogmatique ? C’est donc à partir des œuvres que l’on se hisse hors des conversations de bistro.

 

La philosophie n’est pas une « école de coaching », comme je l’ai lu, et se servir, comme je l’ai souvent vu, d’arguments extraits des Stoïciens, de Spinoza, de Nietzsche, de Bergson, hors contexte, et pour faire autorité, sans exposer les failles et fragilités de ces penseurs, ce n’est pas sérieux, si l’on prétend faire autre chose que de l’ornementation philosophique managériale.

 

Même si je ne souscris pas aux thèses existentialistes, et si je préfère Lucrèce, Montaigne, Freud ou Darwin, Sartre a bien montré la différence, dans « Plaidoyer pour les intellectuels ? », entre le technicien du savoir, qui opère une synthèse artificielle entre l’universalisme, l’efficience de la science et l’idéologie particulière, dominante, technicien du savoir parasite remercié par le pouvoir, et l’intellectuel, qui choisit la vérité au détriment de l’idéologie et des valeurs établies, et est donc exclu des privilèges que la classe dominante accorde. La philosophie est cette prise de risques. Et des grands noms, subversifs, comme Darwin, Henri Laborit, François Roustang, sans être philosophes, font œuvres de philosophie.

 

Quelle tristesse par exemple de constater le succès d’un Christophe André égrenant des banalités, toujours les mêmes de livre en livre, quand Russell, pourtant spécialiste de logique, propose tant de vues profondes et éclairantes dans « A la conquête du bonheur », livre accessible, sans jargon, lucide, n’omettant pas les déterminismes sociaux, économiques, le milieu, dans le difficile processus de l’épanouissement individuel.

 

Nous sommes donc actuellement en pleine régression, et si l’entreprise désire de la philosophie non édulcorée, si elle désire s’ouvrir à ses exigences, alors, passant de Lucrèce à Montaigne, de Schopenhauer à Freud, De Darwin à Michel Serres, de Hume à Russell, de Thoreau à Lin Yutang, alors nous serons vraiment profitables, utiles. Si la philosophie est réduite à un package managérial qui lui ôte toute sa substance, tous ses doutes, sa puissance, alors elle ne sert à rien. Ce n’est plus de la philosophie.

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12 mai 2023 5 12 /05 /mai /2023 22:58

La Pnl dominait dans le développement personnel et le management il y a quelques années. Or, rien que le terme est sujet à caution. Programmation neuro-linguistique. Programmation comme si nous étions des ordinateurs à programmer. Ensuite neuro-linguistique, pour faire scientifique. Or, même si les fondateurs s’inspirent de concepts scientifiques, comme la logique de Alfred Korzybski, ce qu’ils en ont fait n’est reconnu, ni par les scientifiques ni par les philosophes, comme très sérieux. Il suffit de se référer aux critiques justifiées. C’est une démarche qui me semble à l’opposé de la démarche philosophique. Je ne vais pas développer, de très bonnes critiques sont accessibles sur le net. Quant à son chef de file médiatique, Anthony Robbins, sorte de gourou télévangéliste bodybuildé, il me répugne. Tout me semble faux, artificiel chez lui. Une poupée marvel.

La Pnl a été remplacée par la pleine conscience (et une certaine hypnose actuellement), que je connais mieux pour l’avoir pratiqué. J’ai fait un cycle il y a une dizaine d’années, quand c’était plus accessible et assez nouveau. Je ne nie pas que cela ne contienne des éléments intéressants, notamment le fait de donner des accès à la méditation pour des laïcs, où pour des hommes qui ne se reconnaissent dans aucune religion, mais avec des aspirations spirituelles. Je me suis servi d’exercices par la suite dans ma propre vie.

Mais il y a de multiples interrogations quant à cette pratique.

-Absence de contexte sociologique, économique, philosophique

- Focalisation sur le bonheur comme but de la vie. Or, pourquoi cette obsession contemporaine pour le bonheur ? Comme l’écrit Huxley dans « Le meilleur des mondes », être libre et souffrir plutôt qu’être heureux mais asservi. C’est la fable du Loup et du chien.

-Une responsabilisation individuelle qui culpabilise ceux qui ne parviennent pas à être heureux, comme si l’individu était absolument libre de choisir sa vie, indépendamment des multiples déterminismes, contextes dans lesquels il est inséré, un nœud de serpent comme l’écrit Laborit. C’est une hypothèse qui ne tient pas sociologiquement.

-Une voie qui se veut libératrice individuellement, mais qui procède par une standardisation mécanique, normée d’une pratique, ce qui est contradictoire (bien développé par Graziani).

-Le fait qu’elle soit très demandée par les entreprises. On insiste sur la responsabilité individuelle encore une fois. On cherche à renforcer la résistance de l’individu (résilience est le mot à la mode), pour qu’il s’adapte à des conditions de travail qu’il serait préférable de changer, plutôt que d’y conformer les individus.

-Le business autour, et la médiocrité intellectuelle des livres sur le sujet. Christophe André en écrit des tonnes, ou, comme le Dalaï lama, il ressort toujours les mêmes choses, et les mêmes platitudes. C’est pour cela que j’avais loué le livre de Russell « A la conquête du bonheur ». Comme « L’éloge de la fuite » de Laborit, ils vont beaucoup plus loin sur le sujet, en un seul livre.

-La détestable idéologie du bonheur, ou de la joie, le concept de pensée positive. Penser positif, c’est se condamner à ne pas penser du tout. Christophe André m’évoque la dystopie de Zamiatine « Nous autres », où il est question du bonheur comme idéal, validé par les moyens de la science. C’est exactement cela qu’on nous propose, qu’on nous impose presque. D’ailleurs, cet homme qui moralise, Christophe André, a dit dans une émission qu’il n’aimait ni Baudelaire, ni Dostoïevski, ce qui ne m’étonne guère, la complexité de l’âme humaine lui échappant. Le spleen a sa fonction, la tristesse et la colère sont aussi essentielles que la joie ou l’apaisement. Quant à Dostoïevski, « Le sous-sol » est l’exact opposé de l’idéologie hygiéniste actuelle. Et si je veux être malheureux, si je refuse leur conception du bonheur, ou le bonheur tout court? Préfiguration Dostoïevskienne des totalitarismes nazis et communistes. Or, nous glissons vers un totalitarisme du contrôle, hygiéniste et technologique, une uniformisation des pensées, des comportements, une surveillance et une transparence constantes. Le loup est devenu caniche, le cavalier des steppes mongoles est un docile employé de bureau en open space. La liberté contre la sécurité.

-La critique systématique de la psychanalyse, qui prend en compte, elle, la complexité de l’âme humaine. Mais la psychanalyse est subversive, donc dangereuse. Il est plus facile pour la société, pour les familles, pour les institutions, de responsabiliser les individus comme auteurs de leurs pathologies, où sans nécessairement les responsabiliser, de les considérer comme étant seuls porteurs de problèmes, indépendamment de leur environnement,  plutôt que d’approfondir le passé traumatique, les influences désastreuses, les conditions économiques, la violence et le non sens au travail, la misère culturelle et médiatique. La souffrance est un symptôme. Le symptôme a une signification. Il exprime, ou tente d’exprimer un malaise, un désir. Et on veut l’étouffer avec des médicaments où des pratiques, comme la pleine conscience, qui n’en tiennent pas compte. Or, sur les phobies par exemple, il me semble que la psychanalyse est dans le vrai. Christophe André me paraît survalorisé, surmédiatisé, car il sert le système, dont il est un efficace chien de garde. Il suffit de lire « Malaise dans la civilisation », ou « L’avenir d’une illusion », pour mesurer l’écart à l’avantage de Freud, mais aussi pourquoi ses apports sont si combattus, y compris sa critique de la religion.

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12 mai 2023 5 12 /05 /mai /2023 22:42

 

Auteurs :

La fessée Platonicienne , ou fessée des essences intelligibles : Peut-on parvenir au monde des Idées pures par le moyen matériel, sensible, de la fessée ? Question qui occupe une place centrale dans l’histoire de la philosophie.

La fessée du cogito (Descartes) : Je fesse donc je suis (j’agis), mais si je suis fessé, je suis pure réceptivité, alors suis-je ?

La fessée empiriste (Hume) : Preuve par les marques rouges de la réalité de mon existence, et de l’existence d’autrui.

La fessée matérialiste/idéaliste : Idéalisme absolu (Berkeley) : Il n’y a que la fessée. Matérialisme absolu : La fessée n’existe pas. Ou l’inverse !

Spinoza : La Substance fessiale, avec ses modes, ses attributs, qui se déploie, se divise, se décline, mais qu’on peut retrouver, et la paix de l’esprit, par la fessitude intellectuelle en Dieu.

Leibniz : Dieu a conçu la meilleure fessée possible avec son intelligence, l’a choisi par sa bonté, et l’a fait exister par sa puissance.

La fessée transcendantale (Kant) : Révolution Copernicienne de la fessée centrée sur le sujet. Nous n’allons pas développer ici sur le fait bien connu qu’on ne peut savoir si on a accès à la fessée telle qu’elle est en soi, ou si nous n’avons qu’une perception modifiée de la fessée par nos intuitions a priori, sans espérer jamais en avoir d’intuition intellectuelle. Concentrons-nous sur un détail plus pragmatique :

Exemple d’application à la Loi morale. Si la compagne de Mx s’éloigne de l’impératif catégorique, Mx lui administre une fessée pour l’aider à se réorienter. Voici le problème, appelé « antinomie de la fessée transcendantale, ou de la fessée pure pratique » : Si la compagne éprouve le moindre plaisir, la moindre inclination dans le châtiment, la fessée manque son but. Or, il est impossible de savoir avec certitude si la compagne éprouve, ou non, du plaisir, si elle subit la punition en parfait accord avec la Loi morale, de façon désintéressé, par devoir et non conformément au devoir. Voilà un problème crucial qui n’a pas complètement été résolu par les successeurs de Kant. Mais même si l’histoire ne nous certifie pas qu’un seul exemple de compagne fessée reçut le châtiment par pur devoir, il faut faire comme si, ce que Kant nomme « Idéal régulateur cosmogonique de la fessée ».

Hegel : La manifestation de la fessée Absolue dans le monde et dans l’Histoire. La dialectique de la Fessée. Je fesse/Je suis fessé/Nous nous fessons.

Marx : La fessée ne s’effectue pas, dans une pureté abstraite, dans le monde. Elle est le résultat des conditions de production qui la font telle ou telle.

Feuerbach : La réappropriation par l’homme de l’essence de la fessée.

Stirner : Je suis la fessée, l’Unique !

Kierkegaard : La fessée angoissée, ou l’angoisse de la fessée !

Teilhard : Fessée et science ne sont pas incompatibles, ils convergent.

La fessée phénoménologique (Husserl) : La fessée, rien que la fessée, mais toute la fessée !

La fessée personnaliste (Mounier) : La fessée m’identifie comme singularité irréductible.

La fessée originelle d’existence (Sartre) : Chacun s’est choisi originellement libre dans sa façon de donner ou de recevoir la fessée. L’homme est condamné à être libre. La fessée ne précède pas l’existence, c’est l’existence qui précède la fessée.

Stephen Jay Gould : Principe du non empiètement des magistères : Fessée et science ont leurs domaines respectifs, distincts, qui ne se recouvrent pas.

Bachelard : La fessée poétique, la fessée des 4 éléments, de l’eau, de l’air, de la terre, du feu.

Freud : La fessée refoulée et sa guérison par l’abréaction, ou catharsis fessiale.

Nietzsche : La fessée n’est qu’un pont vers la surfessée. Le grand Fesseur est mort !

 

Thèmes et problèmes :

Fessée quantique : E=FC2

Darwinisme : La fessée évolutive. Nous n’avons pas de preuves, malgré des lignes évolutives concluantes, d’une continuité historique sans faille de la pratique. Cela invalide-t-il la théorie ?

Preuve de l’existence de Dieu : La pratique répandue de la fessée, en toute époque et presque dans tous les pays prouve qu’il y a une harmonie naturelle voulue, pré-établie, car comment toutes ces fessées pourraient si bien se réaliser, se combiner, s’il n’y avait le Grand Fesseur, à l’origine de toutes les fessées, Cause des causes et premier moteur ?

La fessée mystique : Parvenir à la fusion avec le grand Tout par l’abandon que procure la fessée, ceci corroboré par la science. En langage moderne, on parle de « fessée en pleine conscience ».

 

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8 décembre 2022 4 08 /12 /décembre /2022 00:46

Tentative d’annulation de l’Opéra de Moussorgski "Boris Godounov", adaptation du chef d’œuvre de Pouchkine, par l’ambassade ukrainienne et des anti Russes.

Même pendant la seconde guerre mondiale, il était absurde de censurer Goethe, Beethoven ou Thomas Mann.

Quelle erreur d’avoir opté pour les Usa. Les américains, ils sont loin, ce ne sont pas eux qui se font bombarder. La chance de l’Ukraine, c’est, c’était la proximité avec le grand frère Russe. Sans les Russes, et quand les américains les lâcheront, que restera-t’il aux ukrainiens ? C’était si difficile de résister à l’Occident dégénéré, et de choisir la Russie ? Oui, c’était difficile, avec l’influence américaine, Soros et zelensky, et la lâcheté de nos politiciens, avec Pfizer et Ursula Von Der Leyen.

C’était très difficile. Ils avaient tout contre eux. Mais ils reviendront, ils n’ont pas le choix.

Ps : dans l’optique où les américains veulent, et voudront un retour sur investissements, même si ça tournait à l’avantage de Zelenski, il est évident que l’ukraine serait dirigée par les américains, territoire vassal des Usa, et perdrait sa souveraineté effective, devrait rendre des comptes.

Quand bouterons-nous les américains de l’Europe ?

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8 décembre 2022 4 08 /12 /décembre /2022 00:44

Il y a de l’argent pour sauver les banques. Il y a de l’argent pour les armes. 100 milliards de dollars ! Et la pauvreté, l’éducation, la santé ? Le Peuple Américain doit être très très en colère.

 

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8 décembre 2022 4 08 /12 /décembre /2022 00:44

 

Que des abrutis américains désirent « effacer » les références aux Classiques Européens, c’est idiot, mais on peut le concevoir, parce que c’est le prolongement d’une tentative continue de fonder leur propre culture, leur littérature, leur philosophie (Whitman, Mark Twain, le Transcendantalisme, le mouvement Beatnik…) Mais que ce mouvement s’implante en Europe, c’est lutter contre sa propre culture au service d’un Continent qui n’est pas le nôtre et dont nous ne partageons ni les valeurs, ni les soubassements idéologiques, ni les nécessités.

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8 décembre 2022 4 08 /12 /décembre /2022 00:43

 

Si, un jour, j’étais nommé chevalier des arts et des lettres, j’aurais bien trop honte pour l’accepter, vu les nominés. Qu’ils soient à peu près tous nuls, c’est un fait. Chantal Lauby, Orelsan, chevaliers des arts et des lettres, vraiment ? Mais Franky Vincent, c’est un pas de plus vers l’innommable et la démagogie. Que cette nomination ait été d’abord voulue par Bachelot, ministre de la culture se vautrant dans les blagues graveleuses et la fange des «grosses têtes », ce n’est pas surprenant. Et, toujours, le même refrain. « Il a du succès » ; « Il est populaire aux Antilles » ; « Il n’y a pas de sous-culture » ; « Tout se vaut ». Mais oui. Il n’y a pas de sous-culture. Quelle différence entre Franky Vincent et Dostoïevski après tout ?

Mais imagine-t’on Poutine honorer d’un titre Russe équivalent Franky Vincent ? Non. Imagine t’on Zelenski le faire ? Oui

Et l’Occident ne serait pas décadent ? Balzac, Hugo, Pasteur, Malraux, Franky Vincent…

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8 décembre 2022 4 08 /12 /décembre /2022 00:39

La plus grande tragédie du siècle ? Ce n’est pas la guerre entre la Russie et l’Ukraine, mais le prix nobel attribué à Ernaux, prix politique d’ailleurs. Je ne suis pas lecteur de Rushdie, mais c’eut été un acte courageux de le couronner, courage dont manque cruellement le jury. Mais Ernaux, nobel de littérature ! Eh bien, de Mann, Hesse et Camus, on passe au roman de gare. Même le très plat Houellebecq était plus légitime. Là on touche le fond. C’est la destruction, la fin actée de la Culture.

Quant à ceux qui parlent de son succès, de ses traductions, comparons. Qui a le plus de succès ?  Proust ou Paulo Coelho ?  Les films de Fellini ou ceux de Luc Besson ? Faut-il en conclure que Coelho et Besson sont de plus grands artistes que Proust et Fellini ? Même Musso a droit à ses articles dans le Monde, car l’argent corrompt tout. On ne peut imaginer Camus ou Pasolini vivre dans notre monde. Il a atteint un tel degré d’abjection et de cynisme qu’ils se seraient, rapidement, suicidés.

On a là la preuve éclatante du Darwinisme, de la sélection sans finalité, la réfutation de la complexité conscience Teilhardienne, car tout va vers le pire, bien au contraire. Réfutation, par contre, de la morale de « La filiation de l’homme » car si Darwin revenait, il serait si affligé de constater une telle dégénérescence que ce que Tort appelle « l’effet réversif de l’évolution », la sélection qui sélectionne la non sélection en l’homme, l’altruisme et les instincts sociaux, ne lui paraîtrait peut-être plus tenable. Pas l’absence d’aide aux pauvres, mais la sélection artificielle par le haut pour éviter d’en arriver à cela : une multitude servile ravie par Bachelot ou Hanouna, qui leur ressemblent.

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5 décembre 2022 1 05 /12 /décembre /2022 00:36

 

Mila, qui rappelons-le vit sous la menace des Islamistes pour s’être librement exprimé, subit toujours la terreur islamiste puisqu’elle ne peut vivre librement et est protégée par la police. Dans une interview disponible sur you tube, en 2021, sur la 5, elle disait son dégoût pour la lâcheté de la France, des Français, et quand on lui objectait qu’elle exagérait, qu’il y avait la liberté d’expression en France, son genre de vie suffisait à le démentir. Et ce qui est alarmant et symptomatique, de même nature que ce qui se passe à Poitiers où la municipalité se targue de féminisme mais n’organise rien pour les femmes qui subissent les pires violences, en Afghanistan, en Iran, (rappelons que les pays où le sort des femmes est le plus enviable sont ceux où habitent majoritairement des homme blancs de culture Occidentale), c’est le dégoût de Mila pour les associations féministes et LGBT, dont elle déplorait l’absence total de soutien, et même le rejet pour « Islamophobie » ! Voilà ce qu’on répond à celle qui, sous le prétexte qu’elle a exprimé son mépris pour l’islam, risque la mort. Que n’eut-on entendu des féministes, du mouvement LGBT, si la cible de Mila avait été le catholicisme, et si la réponse des catholiques eut seulement été une désapprobation courroucée ! Ces mouvements féministes et LGBT, islamo-gauchistes, sont des dingues, et/ou des lâches. Je les ai traité de fascistes et leur ait fait un bras d’honneur lors de la conférence de Nathalie Heinich qu’ils ont voulu empêcher. A un contre 30, ils n’ont pas bronché.

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5 décembre 2022 1 05 /12 /décembre /2022 00:35

 

Bientôt, on sera poursuivi pénalement quand on dira publiquement (et il n’y aura plus de vie privée), qu’un homme ne peut pas avoir de règles. Je suis binaire. Il y a des hommes, des femmes, quelques rares hermaphrodites, et des hommes avec une sensibilité diverse, qui restent des hommes, et des femmes avec  des sensibilités diverses qui restent des femmes. Prétendre par exemple que des hommes avec une sensibilité dite féminine sont des femmes ou peuvent l’être, que des femmes avec une sensibilité dite masculine sont des hommes, ou peuvent l’être, c’et renforcer les stéréotypes de genre contre lesquels les théories du genre disent lutter.

Quand on naît homme, quelques soient sa sensibilité, et l’orientation donnée par la culture, on reste un homme. Quand on naît femme, quelques soient sa sensibilité et l’orientation donnée par la culture, on reste une femme.

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