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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 15:03

 

On entend couramment des Bouddhistes dire : "Il faut vaincre la peur de la mort". Pourtant, il est normal, naturel et sain de la craindre, et pathologique de ne pas la craindre. La peur est liée à l'instinct de conservation. Sans elle, nulle vie et perpétuation possible. Or, la vie veut vivre.

C'est la nature qui nous a donné la peur, peur qui nous prévient d'un danger et nous prépare corporellement à y faire face afin de nous préserver.

De même, lorsque j'entends des matérialistes épicuriens dire qu'il ne faut pas craindre la mort et que la vie est désirable, je trouve cela illogique. Si vie et valeur sont consubstantielles, que la vie est justifiée, qu'on lui reconnaît des possibilités absentes de la mort, et qu'on essaie de la préserver, on est bien obligé d'assumer son corollaire, à savoir que la mort, en tant que fin de la vie, du désir, des possibles, de la conscience personnelle, de la jouissance, des sentiments, des perceptions, des possibilités d'apprentissage, des relations, est un phénomène certes naturel, mais peu attractif.

 

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 14:02

 

En général, je défends le Taoïsme car je trouve ce courant plus en phase avec la Nature et la vie que le Bouddhisme, moins mortifère.

Et cependant, l'insistance sur la mesure, l'équilibre, à quoi bon ? Il faut être chaste si on le peut, rester sobre, parler peu, s'habiller de couleurs ternes, favoriser l'ignorance du peuple, ne pas voyager pour ne pas prendre de risques inutiles etc

Mais pourquoi tout ceci ? Pour vivre un peu plus longtemps ?

A quoi bon si l'on se restreint sur tout ? Sage ou insensé, nous aurons le même sort de toute façon. Alors pourquoi ? Pour mener une vie conforme au Tao, parce que sans cela on s'en éloigne ? Mais les Taoïstes se contredisent alors car si tout provient du Tao et y retourne, désir excessif, guerre, désordre corporel et psychique, excès en tout genre, égo démesuré sont compris également dans le Tao, en proviennent, comme tout ce qui est culture, civilisation, création humaine ne peut être d'autre origine, en définitive, que le Tao, et ne peut qu'y retourner.

Comment, alors, fonder la légitimité de ceci plus que de cela ?

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 13:41

 

Un poncif : " Dieu n'existe pas car s'Il existait, comment aurait-il permis la mort des enfants ?"

Donc, soyons Panthéistes ou athées!

Cela passe pour évident et c'est stupide à maints égards.

 

D'abord, considérer la mort de l'enfant comme injustifiable, l'absolument scandaleux, c'est le sacraliser, donc finalement l'inscrire dans un rapport à Dieu et présupposer l'existence de Dieu. Car dans un contexte naturaliste, l'enfant n'a pas de valeur absolue et sa mort n'apparaît pas comme un scandale plus tragique que tant d'autres morts.

 

Ensuite, supposons que Dieu ait rendu impossible la mort des enfants, qu'ils ne puissent mourir ni de maladies, ni d'accidents. Cela supposerait un monde tout autre, avec des lois naturelles complètement différentes, ou bien une intervention surnaturelle soit abolissant toute mort  de la vie, soit la repoussant  jusqu'à un certain seuil. Dans ce dernier cas, on s'habituerait et on se dirait : "Pourquoi Dieu laisse intact nos enfants jusqu'à l'âge de 4,5,15,18 ans ou autres et nous les enlève arbitrairement d'un coup après?

On voit que finalement le problème resterait et que donc, c'est la mort qui pose problème, qui est le vrai problème, pas la mort des enfants.

 

Et enfin, si l'on y réfléchit un tant soit peu, le vrai scandale serait qu'il n'y ait pas de Dieu, ce qui contredit le premier argument, mais est une autre façon de voir les choses.

Car s'Il n'existe pas, comment y trouver du sens et le justifier ?

Par contre, s'Il existe et qu'Il est le garant du sens du monde, alors la mort d'un enfant est incluse dans ce sens, et si on ne sait pas pourquoi, à quoi cela aboutit, il y a néanmoins quelque chose qui nous dépasse et l'englobe.

Qui sait, peut-être y a t-il survie personnelle et retrouvailles alors?

 

 

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 13:26

 

On connaît l'argument classique : "La mort ne nous concerne pas car vivants elle ne nous affecte pas et morts nous n'en aurons pas conscience".

Je trouve bien faible ce genre d'arguments. Je suis vivant et à ce titre, il s'offre à moi un grand nombre de possibilités, comme les voyages, les rencontres, divers apprentissages, une gamme de perceptions et d'émotions auxquelles la mort mettra fin.

Si je devais considérer vie et mort comme strictement équivalentes, pourquoi devrais-je lutter pour préserver ma vie ? Pourquoi chercherais-je à le faire? Quel intérêt ? Pourquoi d'ailleurs la nature aurait-elle pourvu les êtres vivants en général de l'instinct de conservation, s'il n'y avait pas une valeur propre du vivant, poussant à préserver et perpétuer la vie, et luttant de fait contre la mort ?

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 13:29

 

 D'abord, le fait de la destruction, avec plusieurs niveaux, frapper volontairement, ou frapper sans frapper, c'est-à-dire spontanément, sans réfléchir.

 

Ensuite, réduire l'opposition, la résistance, en créant du vide. En s'effaçant, laisser place au vide. Là aussi, plusieurs niveaux, du judo par exemple où les techniques de projection impliquent une certaine résistance, à l'aïkido où, à la limite, la puissance de l'agressé peut être absolue si le mouvement est correct, dans la mesure ou l 'agresseur ne rencontre plus rien. Puissance sans limite après déplacement, il reste à se mouvoir !

 

Enfin, le dernier niveau. Etre en empathie avec l'agresseur et lui être de ce fait sympathique. Plus besoin de créer du vide, plus besoin de se déplacer, de s'effacer. Plus rien à faire.

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 13:22

 

Notre société marche à l'envers. Quantité d'individus, d'entreprises, de personnalités consultent des voyants, numérologues, gourous et charlatans de toutes sortes, et les paient une fortune, tandis que les philosophes qui ont fait des études sérieuses, et peuvent expliquer qu'on ne peut pas prédire l'avenir parce que celui-ci n'existe pas, avec une argumentation Bergsonienne par exemple, sont laissés sur le carreau et vivent du RSA, ou sont employés comme caissier, plongeurs, guichetiers, téléconseillers etc

Pourtant, avec leurs bagages, eux aussi pourraient choisir l'arnaque, et la faire payer au prix fort, mais ils ne le font pas !

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 13:15

 

 Partout où le monothéisme s'est implanté, il a voulu détruire les cultures auxquelles il s'est substitué.

Les Musulmans ont cherché à supprimer les vestiges du Bouddhisme en Asie centrale.

Que dire des missionnaires Chrétiens? Leur influence a été catastrophique. Partout où ils sont passés, chez les Amérindiens, les Polynésiens, les Aborigènes, les Celtes, ils ont tenté de détruire tout ce qui les précédait, et y sont presque parvenus. Ils ont imposé leur superstition aux croyances naturalistes, bien plus scientifiques, bien plus logiques, que partageaient  ces Peuples qui ont perdu leurs racines et le contact avec la nature et la vie.

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 18:06

 

  Le dialogue entre les religions, surtout les 3 grands monothéismes, pose des problèmes insoupçonnés. Evidemment, chacun de leurs membres pense être dans le vrai, ce qui génère un prosélytisme plus ou moins avoué et de l'intolérance.

Cependant, il y a une  perspective qui n'a pas été envisagée, c'est l'inégalité inévitable de la reconnaissance mutuelle entre ces religions.

En effet, le Judaïsme est reconnu par le Christianisme et l'Islam comme religions authentiques, avec un livre sacré. Les Juifs, eux, ne reconnaissent de légitimité ni à Jésus, ni à Mahomet. Les Chrétiens se considèrent comme l'accomplissement de la Torah, mais pour eux, Mahomet n'est pas un prophète, mais un hérétique, et le Coran n'est pas un livre sacré. S'ils pensaient l'inverse, ils se convertiraient à l'Islam.

Pour l'Islam, Abraham et Jésus sont des prophètes, et Mahomet est le sceau des prophètes. Par conséquent, les Juifs et les Chrétiens sont protégés, en tant que "Peuples du Livre", mais leur approche du divin est jugée incomplète et parfois erronée, et ils devraient se convertir à l'Islam.

C'est tout le problème, et c'est pourquoi l'Islam engendre nécessairement plus de fanatiques. C'est la frustration qui les y pousse. En effet, ils reconnaissent une légitimité aux Juifs et aux Chrétiens mais ni les Juifs ni les Chrétiens ne les reconnaissent comme légitimes, ce qui crée un déséquilibre.

Ainsi, le drame du Musulman, c'est qu'il lui faut nécessairement convertir le non Musulman pour être respecté, pour être reconnu par lui, tandis que les Chrétiens sont reconnus par les Musulmans, et les Juifs par Chrétiens et Musulmans, ce qui atténue leurs besoins de convertir autrui.

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 17:57

 

 

 Il est nécessaire de préserver une certaine étanchéité, imperméabilité pou perpétuer les cultures particulières, comme  l'a vu Lévy Strauss car autrement, elles se font annihiler par la culture hégémonique du moment.

Si le mélange des cultures donnait 50% de terreau national, 2% de culture Kurde, 2% de culture Chinoise, 1% de culture Polynésienne, 4% de culture Sénégalaise etc, ce serait très bien, mais hélas, la réalité c'est plutôt 45% de culture française, 45% d'importation des Etats-Unis, et les 10% restants pour le monde !

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 17:50

 

 Nos "vieux" sont tristes. Las, fatigués, désabusés, usés. Ils semblent, la plupart, toujours anxieux, stressés, paniqués, peu sûrs. Ils sont laids, leurs visages ne révèlent que la dégénérescence, nullement compensée par un quelconque enrichissement.

Quel contraste avec le visage de nombreux asiatiques, beaux, sereins, presque lisses parce que reposés, exprimant la tranquillité. Il s'y manifeste les théories Bergsonniennes. La vieillesse, ce n'est pas qu'un naufrage, c'est aussi le fait de devenir, une évolution parce que la durée implique une déperdition mais aussi une création d'imprévisible nouveauté;

On a beaucoup à apprendre, nous les Occidentaux, des Orientaux.

 

 

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