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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 22:28

J'ai regardé le début d'un film, "Husbands" de Cassavetes. J'ai été choqué. Même si j'aime bien Cassavetes d'habitude, on y voit une bande de copains ivres, agressifs, sans respect pour les autres, empiétant sur leur sphère intime. il y a des pays ou on tue pour moins que ça. Typiquement des sales cons. S'il faut être une ordure, violeur, et ne respectant personne pour être in, je préfère encore l'ordre bourgeois. Et puis le film "Les Valseuses" nous suffit dans ce genre là. Après on critique les militaires. Mais des sales types vulgaires qui emmerdent tout le monde, qu'ils soient de la coloniale ou anarchistes, ça reste des êtres dont il faut se débarrasser.

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 20:17

 

Leurs critiques ont perdu la tête. A force de niveler les perspectives, ils mettent 3 T à n'importe quel dessin animé moyen, à n'importe quel film d'auteur ennuyeux, mais n'en mettent que 2 à des chefs d'oeuvre comme Lawrence D'Arabie, Accatone, Mamma Roma ou l'animé le Roi et l'oiseau. Et c'est affligeant!

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 16:40

 

Le cinéma coréen est, je pense, le plus vivant et authentique actuellement, celui qui me touche le plus. Des polars ultraviolents et novateurs, comme "Old Boy", "A Bittersweet life", mais aussi les films de Im Sang Soo, de Lee Chang Dong "Poetry" et surtout "Peppermint Candy" sur l'histoire récente du pays (Georges Steiner disait que la dictature était malheureusement propice à la création), le conte très poétique et touchant "Hansel et Gretel" de Pil sung yim , les films de Im Kwon Taek, de Hong Sang Soo  "Night and Day" (assez nouvelle vague mais avec quelques trouvailles éclairantes), et mon préféré Kim Ki Duk,  cher à mon coeur, "L'arc", "L'île", "Printemps, été, automne hiver", "Le locataire", sans oublier le film le plus personnellement bouleversant, le plus profond pour moi, "Breathless" de Yang ik joon , c'est un territoire, une culture à découvrir, qui rend la Corée, pays jusqu'ici très méconnu, éclipsé par le Japon et la Chine, intriguant et attirant.

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 22:23

 

Ce film raconte l'histoire d'Ed Crane, coiffeur, qui cherche une rédemption qui lui échappera toujours, comme s'il était prisonnier d'un karma négatif, d'une relation désastreuse de cause à effet, mais il finit par trouver la paix en écrivant son histoire dans le couloir de la mort,  attendant son exécution.

 

Tout le film est empreint d'une atmosphère de fatalité, et je l'ai trouvé en même temps porteur.

Des épisodes sont plus marquants que d'autres, comme lorsque la femme du "héros" prend conscience, trop tard, que son amant était un mythomane, ou encore quand l'avocat plaide la cause d'Ed  , ou bien tout le passage autour de la jeune pianiste, et bien sûr l'apaisement final.

 

En fait, ce film est comme parfait pour moi.

Etrangement, je l'ai vu deux fois, et il  m'a mis deux fois dans un état de grâce, hors du temps, dans la contemplation, quelque chose approchant le samadhi, comme si j'avais accédé deux fois, momentanément, à l'éternité avec ce film, comme si j'avais compris quelque chose.

 

Par contre, il faut le voir en vo, préserver l'originalité des voix étant primordial pour l'ambiance du film.

 

Un des plus grands films de l'histoire du cinéma selon moi

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 20:14

 

Trilogie très populaire un moment puis un peu tombé dans l'oubli.

 

Peu évoquer la série des X men, des Spiderman, des Batman, grands films d'action très bien construits, avec un contenu philosophique ( sur le désir de normalité : faut-il supprimer l'originalité minoritaire si elle est potentiellement dangereuse et peut menacer la majorité uniforme? Renvoit à des problématiques politiques, artistiques, psychiatriques...)

 

Cependant, Matrix va encore plus loin. Les scènes d'action sont magnifiques, et le contenu est si riche qu'on peut l'interpréter de diverses manières.

Les rebelles ne sont-ils là que pour équilibrer le système, et non le changer, une minorité agissante et éveillée lui permettant de se maintenir ?

 

Toutes les références à l'éveil ( wake up ), au mythe de la Caverne ( sortir de la matrice ), au Taoïsme ( frapper sans frapper, agir sans agir ), à la nécessité de s'élancer dans le vide, c'est-à-dire prendre des risques dans la vie car on ne sait jamais ce que nos actions vont entraîner, l'opposition déterminisme/liberté, la réflexion politique, technologique,  en font  peut-être la plus grande épopée philosophique qui ait à ce jour été réalisée.

 

Un excellent livre, hélas lui aussi trop méconnu, a d'ailleurs été écrit sur le sujet. "Matrix, machine philosophique", avec les contributions de David Rabouin, Patrice Maniglier, Elie During, Jean Pierre Zarader et Alain Badiou.

 

Le troisième épisode est moins apprécié en général, peut-être parce que Trinity meurt, puis Néo à son tour, après avoir perdu la vue. Néo réalise cependant sa tâche, et son sacrifice permet une transmission et un renouvellement positif. C'est ce qu'on peut attendre de mieux de la vie, accomplir ce qu'on peut, avec ses diminutions, ses accidents, puis mourir en paix.

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 19:59

 

J'ai eu une période Pasolinienne.
Il a, en effet, réalisé 4 films qui m'ont beaucoup touché, et même placé dans un état de conscience alternatif, transporté.

 

Le premier, c'est "L'évangile selon Saint-Matthieu", la plus poétique des adaptations des évangiles que j'ai pu voir.

 

Le deuxième, "Accatone", est empreint d'un charme, d'une innocence et d'une vie que l'on ne trouve que dans les films italiens.

 

Le troisième, c'est "Mamma Roma", comptant les rapports d'une mère et d'un fils auquel je me suis identifié, et dont l'issue est tragique.

 

Le quatrième, c'est "Théorème", dans lequel Terence Stamp sert de révélateur Christique à tous les personnages d' une même famille, qui pourront ainsi trouver leurs voies.

 

Pasolini était aussi un grand poète, et un homme de gauche courageux et luçide, qui osa lancer à la face des étudiants de gauche : "Je vous déteste parce que vous êtes fils de riches. J'aime les flics parce qu'ils sont fils de pauvres."

 

Il avait compris, et avait eu le courage de le dire, que la contestation étudiante était de l'affectation de la part de ceux qui deviendraient, et qui sont effectivement devenus la classe dominante.

 

Un vrai rebelle, comme Dali, Genêt ou Kerouac

 

 

 

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 21:58

 

 

 Ce film de Coppola, peu connu, met en scène de jeunes "rebelles" incarnés par Matt Dillon et Nicolas Cage. Le personnage incarné par Matt Dillon vit dans le fantasme de la bagarre. Il idéalise la virilité, l'héroïsme des bandes rivales de l'époque de son frère aîné, un motard incarné par Mickey Rourke.

 

Le personnage interprété par Nicolas Cage va prendre l'ascendant car il est plus luçide sur la condition humaine, et la véritable motivation des conduites criminelles.

En fait, très peu d'hommes aiment le conflit, se battre, y compris  ceux qui ont la réputation d'aimer cela, et ils prennent pour chef celui qui, par son intelligence des situations,ses calculs, saura les protéger et servir leurs intérêts, pas celui qui les poussera à l'affrontement.

 

Le personnage joué par Michey Rourke, sorte de légende des caïds, est, comme l'acteur, travaillé par l'autodestruction, la pulsion de mort.

 

Le goût pour la violence, aussi bien envers soi-même qu'envers les autres, est finalement une pathologie mortifère qui conduit à l'échec.

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 21:37

 

Grand film, qui conte l'histoire d'une petite fille sourde muette et aveugle, que l'on prend pour une attardée sauvage, alors qu'elle désespère de ne pouvoir communiquer.

 

Une éducatrice aveugle, '"spéciale", qui a connu l'enfer des centres fermés dans sa jeunesse, va tout entreprendre pour la sortir de l'enfermement et lui permettre d'établir un contact avec l'environnement.

 

Magnifique film humaniste, qui pousse à l'action plus qu'à la résignation, même quand tout semble sans espoir.

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 21:24

 

Je sus fasciné, avec beaucoup d'autres, par Kubrick.

 

Tous les films qu'il a réalisé sont devenus des chefs-d'oeuvre ayant chacun révolutionné leur genre.

"Les sentiers de la gloire" et "Full métal Jackett" pour les films de guerre,  " Le baiser du tueur" et "L'ultime razzia" pour les films noirs, " Shining" pour les films d'épouvante, "Spartacus" pour les péplums,  "Barry Lyndon" pour les fresques historiques, "Orange mécanique" quant à la violence des jeunes, "2001 l'Odyssée de l'espace" pour la science-fiction" !

 

Chacun de ces films a apporté quelque chose d'unique et est incontournable dans le genre qu'il a illustré.

 

Des cinéphiles trouvent parfois ses films "froids", trop techniques. Perso, je n'ai jamai prêté attention à la technique de ces films, et le parcours de Barry Lindon, plein de vie mais assez dur parce qu'en quête de reconnaissance, et qui s'écroule à la mort de son fils, m'a bouleversé. Quel film merveilleux, avec toutes ses scènes d'anthologie, les batailles, le "chevalier"... et la musique!

 

"Orange mécanique" m'a durablement marqué. La création d'un langage original, si poétique dans sa violence, m'a stimulé.

 

J'ai été subjugué par le charisme de James Mason dans "Lolita", et le leitmotiv musical fascinant et entêtant.

 

"Spartacus" restera toujours Spartacus. Rip Andy Whitfield

 

Nicholson, dans "Shining", restera toujours Nicholson.

 

"Full Metal Jackett" m'a rappelé quelques souvenirs désagréables, et j'ai eu envie de liquider moi-même l'instructeur des Marines.

 

Enfin, après un "Eyes Wide Shut" des plus oppressants, Kubrick nous a quittés.

 

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 17:54

 

Roman de Conrad, réalisé par Richard Brooks, et auquel Peter O'Toole a prêté ses traits.

 

Raconte l'histoire d'un homme courageux, officier de la marine marchande anglaise, qui un jour a fui lâchement un bateau pour sauver sa vie,et laissé périr des dizaines d'hommes. Il ne s"en remet pas, et n'aura de cesse de guetter l'acte héroïque par lequel il sauvera l'image de lui-même.

 

On peut dire qu'il a d'abord préféré perdre sa liberté pour rester en vie, réduit à l'état d'esclave, et qu'il lui faudra risquer sa vie pour retrouver dignité et liberté, selon une dialectique toute Hégélienne. Mais on peut dire aussi qu'il est prisonnier de son surmoi, d'une intériorisation d'un idéal du moi, idéal factice qui le conduira à la perte. Comment savoir?

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