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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 21:58

Dès qu’il le pouvait, Brian lisait. Sa puissance de pensée était considérable. Il était de ces exceptions qui, tel Balzac, London ou Henry Miller, ont une curiosité intellectuelle, une avidité de savoir hors norme, pathologique, et capables de synthétiser les informations accumulées. Il ne pouvait jamais vraiment communiquer car il était toujours au-delà. S’il partait de considérations sur Proust par exemple, il pouvait faire le lien avec Dostoïevski, avec des tendances de la littérature américaine, rattachant tout cela à Sartre, Kierkegaard ou Hegel, et renchérir sur la théorie de l’évolution. Et il avait creusé ainsi en pleins de domaines.
Sur Proust par exemple, il ne s’était pas arrêté à « La Recherche » mais s’était aussi plongé dans « Contre Sainte-Beuve », et les commentaires de Rivière, Deleuze, Gaetan Picon, « l’espace Proustien » de Georges Poulet, ce qui l’amenait à comparer Proust à Bergson, et ainsi de suite. Wilde et ses pièces peu connues comme « Vera ou les nihilistes », Gontcharov et son « Oblomov », Katanzakis, Powys, Harry Martinson n’avaient pas de secrets pour lui. Et tant d’autres. La même chose pour la psychanalyse, les différents courants de spiritualité comme l’Hindouisme, le Bouddhisme, le Taoïsme. Il en savait là-dessus comme un spécialiste. Un VIP comme Alan Watts n’en savait pas le centième. Il était devenu une sorte de monstre, si avancé dans la pensée qu’il en était devenu inadapté, perdu au milieu des conversations ordinaires, évoluant dans des sphères distinctes.

Il relisait, depuis peu, quelques classiques qui l’avaient marqué plus jeune. Ainsi, « Le Portrait de Dorian Gray », qu’il avait trouvé si spirituel adolescent, l’avait cruellement déçu, lui avait paru artificiel et peu profond. « La Peau de Chagrin » contenait des passages nettement plus convaincants, brillants, émouvants, mais empli d’un aspect un peu dépassé, peut-être lié aux convictions politiques et religieuses de Balzac qui apportent une certaine lourdeur à son extraordinaire génie. « Jacques le fataliste » avait perdu tout son charme, car celui-ci résidait en une certaine nouveauté de pensée, et il avait lu Spinoza depuis sa première lecture, qui le surpassait et en ôtait toute la substance et l’intérêt. Il comprenait différemment « Le Temps retrouvé », car, ayant lui-même vieilli, il vivait maintenant ce qui ne lui était alors que concept. Le livre était dur, tranchant, exigeait un bon moral, car il disposait d’un potentiel dépressif non négligeable. Mais la révélation, ce fut à la relecture du « Voyage au bout de la Nuit » qu’il l’éprouva. Il voulut surligner tous les passages qui se démarquaient, mais prit conscience que c’était pratiquement tout le livre qu’il aurait fallu surligner. Il y avait là une violence, une subversion, une pensée, un style, une tendresse extraordinaire, incomparable même. Des rapprochements avec Conrad, Kerouac, Henry Miller, René Girard, Lévinas, Alice Miller, Freud, les Stoïciens, Schopenhauer, Genêt lui sautaient aux yeux.
S’il jugeait Proust supérieur à Balzac par ses descriptions liant toujours l’intériorité et l’extériorité, ses métaphores botaniques, et à Dostoievski car moins ethnocentré, replié et limité par une idéologie particulière, donc plus universel et exportable, il plaçait désormais Céline, par la limpidité de son style, quand il ne s’était pas encore fourvoyé par un excès de trois petits points, au-dessus.
Les idées de Céline lui semblaient plus pertinentes. Céline était davantage dans la vie. Proust était un rentier oisif qui n’avait pas besoin de travailler, ce qui l’égarait. Dans « Le Temps retrouvé » par exemple, le narrateur explique que les moments heureux sont des moments perdus puisque seule la souffrance apprend quelque chose, apporte des vues nouvelles, pousse à approfondir. C’est un point de vue éminemment bourgeois, comme le rentier qui veut de l’aventure et se moque de l’ouvrier qui cherche le confort, la sécurité, attitude stigmatisée par le riche comme étant celle d’un petit-bourgeois, critique facile quand on est baigné dans l’opulence, et qu’après toutes les péripéties, on sait qu’on retrouvera, qu’on peut retrouver à tout moment les voluptés du monde privilégié. Ce genre de type oisif et favorisé méprisant les travailleurs pauvres qui rêvent d’une vie tranquille dans un petit pavillon, ça pullule dans les beaux quartiers, et ça ne sait pas s’auto-critiquer, comme les étudiants fils de la classe exploitante frappant les policiers exploités par les pères de ces étudiants, comme l’avait bien vu et clamé Pasolini. Revenant à Céline, Brian se disait qu’il partait du point de vue des travailleurs pauvres, luttant pour survivre, et pour qui la souffrance n’est pas un luxe révélateur, mais un abrutissement quotidien. Pour eux, le bonheur ne peut être perçu comme un moment gâché, comme du temps perdu, bien au contraire. (à suivre)
 

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 21:40

Lu dans "Philo magazine" un article sur un livre d'un philosophe, Markus Gabriel, qui veut sauver la liberté et l'esprit de l'homme, ne le réduisant pas à son cerveau. Mais cela n'a rien de philosophique de vouloir défendre absolument un point de vue. On fait des recherches, et s'il se trouve qu'il n'y a pas de libre arbitre, ou que la conscience est un épiphénomène du corps, eh bien on l'accepte. Les défenseurs du libre arbitre, comme les adeptes du New age, se servent de tout ce qui met de l'eau à leur moulin. Ainsi, de la physique quantique pour la liberté et l'esprit autrefois. Maintenant, on parle de plasticité cérébrale, du rôle de l'environnement, de la socialisation. Mais tout cela n'a rien à voir avec le libre arbitre. Le fait que les interactions avec l'extériorité m'influencent ne signifie pas que je suis libre, car à chaque fois, c'est mon corps qui est affecté d'abord, mon esprit suit. Le libre arbitre est une illusion. Il n'est pas plus réel chez l'homme que chez le chien. Je suis à chaque instant la somme de toutes mes composantes corporelles. L'homme n'est pas "un empire dans un empire" comme l'écrit Spinoza. Cela a des répercussions importantes sur la façon dont on doit envisager la psychologie et les institutions, la politique, mais ça ne nuit pas à la valeur de l'homme, à la richesse de ses productions, de ses oeuvres, à sa fécondité. Ca invalide simplement la responsabilité individuelle, qui n'apparaît plus comme ce qui différencie l'humain. Après tout, les jugements qui pénalisaient les animaux, les cochons autrefois, n'étaient pas si ridicules, puisqu'un homme n'est pas plus libre de ses actes que ne l'est un cochon. Alors soit on ne juge personne, ce qui est sensé, soit on englobe les animaux, ce qui est insensé mais plus cohérent que juger seulement les hommes.

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 17:36

 

J'ai déjà évoqué la PNL pour souligner le décalage entre le manque de reconnaissance scientifique de cette méthode et l'emprise inquiétante dans la formation continue, le développement personnel, les séminaires de motivation. Mais je n'ai pas à détailler car il suffit de taper sur Google PNL critique pour trouver d'excellents argumentaires, notamment celui de Stéphane Olivesi et la partie critique de l'article Wikipédia.

Mais ma cible du jour, c'est Gurdjieff. Comme beaucoup d'adolescents intéressés par la spiritualité, j'avais pris connaissance, déjà à l'époque, de son statut de maître spirituel. Je l'acceptai alors, et n'ai pas vraiment approfondi le sujet. Mais j'ai lu récemment le livre de Jérome Garcin sur Jacques Lusseyran, qui fut un temps disciple de Gurdjieff, et ce qu'il en ressort, c'est que ce dernier, en plus d'être un charlatan manifeste, était dangereux pour la santé de ces thuriféraires. J'ai effectué quelques recherches sur le net, et j'ai trouvé le texte clair (issu de ses Mémoires "Le voleur dans la maison vide") et révélant un esprit sagace du philosophe Jean-François Revel (dont les errements mystiques de jeunesse se sont transmis à Matthieu Ricard, son fils) qui fut un temps un disciple lui aussi, mais critique, et il expose brillamment et avec humour l'imposture  Gurdjieff. Mais les êtres humains sont si avides de sens et de direction qu'ils sont prêts à se laisser duper, se délestant de toute perspective individuelle, choisissant la servitude volontaire, ou n'importe quel ordre imaginaire pour peu qu'ils puissent se laisser guider. Il n'est pas inutile de rencontrer des êtres plus avancés que soi, mais on ne doit pas leur annihiler sa personnalité, d'autant plus que les gourous avides pullulent dans la mouvance spiritualité/new age.

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 17:18

L'écueil chez les anti corrida, c'est je le crains, une manière de se donner bonne conscience à peu de frais, et d'occulter les vrais problèmes. En effet, ce qui importe, ce n'est pas tellement les 300 taureaux ou plus dont l'intégrité physique, l'espace vital et l'épanouissement sont préservés jusqu'à une mort très brutale mais qui ne les laisse souffrir que le temps d'un spectacle.Ce qui importe, c'est la marchandisation générale et universelle de l'animal, son instrumentalisation, sa réduction à l'utilitaire, son asservissement et son conditionnement pour nos besoins. Le fait de manger des animaux n'a en soi rien de choquant. Nous sommes nous-mêmes des animaux, inclus dans la chaîne alimentaire et il n'est pas scandaleux ou contre nature que nous nous en nourrissions. De même, interdire la chasse ou la pêche est excessif et une vraie violence. Par contre considérer que les animaux sont une propriété, c'est déjà leur faire violence, et les castrer, les dégriffer, les élever et les transporter dans des conditions désastreuses, les empêcher de satisfaire leurs besoins naturels, physiques et émotionnels, les euthanasier pour des problèmes mineurs, et même les stériliser me semble criminel.

Un exemple récent: On tue 1 million et demi de volailles parce qu'on les suspecte de grippe aviaire. C'est dingue. On pourrait les isoler, réduire drastiquement notre consommation. L'économie en pâtirait mais nous n'en mourrions pas. Mais on juge préférable de sacrifier un million et demi de vies comme si cela comptait pour rien, sans que cela génère problèmes éthiques, questionnements, polémiques. C'est monstrueux. Misère de l'humanisme, de l'anthropocentrisme! Et les millions de poussins broyés, d'animaux élevés dans le mépris de leurs natures, instincts et besoins!

On prendra conscience, un jour, que nos agissements envers les animaux sont peut-être le plus grand crime de l'histoire, car en plus d'être d'une ampleur inouïe, il se double d'une bonne conscience qui ne s'embarrasse pas de doutes, d'une lâcheté fondamentale, et c'est proprement impardonnable!

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 23:22

Brian    Polar

Brian se reposait. Après chaque contrat, il se ressourçait, méditait, plongeait en lui-même. Comment en était-il arrivé là ? Le boulot était monotone, mais empli également d’excitation. Il risquait sa vie, le moins possible. « L’aventure est un accident que j’ai toujours cherché à éviter » écrivait Monfreid. Brian se préparait, planifiait, anticipait, et il se débrouillait pour avoir toujours le dessus. Rien de particulièrement courageux. Il repensait souvent à la succession d'événements qui l'avait mené tout naturellement à ça. Un vrai traité philosophique contre le libre arbitre. D’ailleurs, la philo, il connaissait. Mais ça n’avait rien changé.

 De quels sombres enfers sortait-il ? Des images de « Miracle en Alabama », de « Breathless », le travaillaient, esquissant des analogies avec son vécu. Tel le héros de « The Barber », ou un personnage issu des romans de David Goodis, il avait essayé de s’en sortir de manière plus conforme aux attentes de la société que celle esquissée par la suite. Après divers placements en instituts lors de sa jeunesse, de l’asile psychiatrique à la maison de correction, un passage chez les Parachutistes, de multiples aventures basées sur le mépris, l’humiliation, le déni de ses capacités, il avait tenté de prouver au monde et de se prouver à lui-même qu’il pouvait mieux que ce qu’il avait montré et exprimé, c’est-à-dire rien. Alors, il avait repris des études, réussi un Bac littéraire quand celui-ci avait encore quelque valeur, puis entrepris des études de philo jusqu’à la maîtrise. Pour rien. Nulle réponse réellement salvatrice dans les bouquins de philo.  Au contraire, il était devenu si savant qu’il ne pouvait plus communiquer avec les gens. Toujours, comme Socrate, obligé de s’adapter. La culture l’avait encore plus coupé du monde qu’il l’était, l’avait irrémédiablement isolé. Il ne pouvait aller vers les gens, car pour aborder des inconnus, il faut une amorce attractive, chercher à plaire. Or, il était autrefois si obsédé par le souci de plaire qu’il en annihilait complètement ses goûts, sa personnalité. Et cela, il n’en était plus question. Plutôt rester seul que s’intégrer en sacrifiant son vrai moi. Il fallait donc venir à lui. 

S’il appréciait quelques individus, il détestait l’humanité, et le concept même d’humanité. Tuer un animal lui était beaucoup plus difficile que tuer un homme. Après tout, les animaux ne lui avaient rien fait. C’était même lui qui les avait brimé, plus jeune, quand il n’avait pas compris qu’il reproduisait un cycle de violence, si tangible dans « Manderley ». Depuis, il tuait des hommes. Certains, parce qu’il était payé pour le faire, d’autres par plaisir, car il s’offrait des extra, et parfois le plaisir et le travail coïncidaient. Les hommes, barbares hurlant, lyncheurs hypocrites, cancer de la création, il ne les aimait pas. Il n’était cependant pas dupe. Il avait lu Schopenhauer, Darwin. Il savait que dans la nature, il y a aussi stratagèmes, camouflages, feintes, manipulations, tensions, violence. D’une certaine façon, le mal était inhérent au fait de vivre, à la vie, mais l’homme lui paraissait de loin le pire. Pire dans ses rapports avec ses semblables, pire dans l’asservissement radical des autres espèces, pire en ce qu’il utilise quantité de moyens d’emprise terribles, dont un en particulier, les mots. Aussi préférait-il la compagnie reposante des animaux, avec lesquels il n’y a pas de jugement verbal de leur part, de pression pour trouver ses mots, de justification à donner sans cesse. Sans doute une pression familiale terrible, en même temps qu’un désintérêt total pour lui, une dénégation de sa vie intérieure, est-elle l’origine de sa relégation, de sa perception du genre humain, et de sa haine envers lui.
Comment être reconnu quand on a été baigné dans « l’effort pour rendre l’autre fou », et qu’on n’a cessé de rencontrer des êtres destructeurs ? Alors, on se méfie de tout le monde, et c’est bien normal.

Les choses avaient commencé simplement. Brian avait des compétences. Il s’était décidé, il avait franchi le pas, il avait sauté. Hésitant à se lancer dans le mercenariat, il eut soudain l’idée qu’il pouvait passer à l’action, éliminer quelqu’un de son choix, quelqu’un de particulièrement odieux à ses yeux, qui incarnerait vulgarité et irrespect.. Ca ne manquait pas, des gens de ce bois. Il se demanda quel être cela lui ferait le plus plaisir d’éteindre. Il y en avait des tonnes. Il opta pour un animateur en vogue, qui lui paraissait particulièrement scabreux. C’était plutôt la norme à la TV, à la radio. Les médias étaient encombrés, saturés d’une débilité volontaire, d’une grossièreté sans limites, d’une infantilisation tyrannique. C’en était à désespérer des radio libres, à regretter la TV sous Pompidou !
La cible, c’était le niveau supérieur, un abrutisseur des masses hors pair, parrainé par un homme d’affaires à l’ambition tentaculaire, un ami des politiques en vue.

Il fallait, de sa province, monter à Paris, trouver la cible dans un moment où elle s’isolerait, prendre son temps entre les présentations et l’acte pour en profiter, la liquider, s’arranger pour ne pas laisser de traces, revenir, et enfin jouir de l’action accomplie, relayée par les médias, bien sûr anonymement.
Pas évident !  (à suivre)

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 22:35

J'ai tendance à écrire sur des courants de pensée, des hommes, que je descends, parce que j'en vois les failles, les faiblesses ou les travers. 

Mais il existe aussi quantité de personnes qui font un travail remarquable, dont on parle plus ou moins dans les médias. Je pense par exemple au Capitaine de la Boudeuse Patrice Franceschi aventurier, écrivain, à Jean-marie Pelt, excellent passeur sur les plantes, à Emanuelle Coccia sur la vie des plantes également, à Ameisen, avec ses célèbres "Sur les épaules de darwin", à Etienne Klein, à Yuval Noah Harari qui associe intelligemment histoire, sociologie, économie, philosophie, sciences naturelles, à Irvin Yalom, psychiatre, écrivain, dont je recommande "La méthode Schopenhauer", et "Mensonges sur le divan", à François Jullien et ses rapprochements entre philosophie Occidentale et pensée chinoise, à Matthieu Crawfort, qui montre clairement que les travaux manuels peuvent être plus riches sur le plan cognitif que les professions dites intellectuelles. 

Et tant d'autres qui font oeuvre originale, profonde et salutaire, mais qui, hélas, ne pénètrent que peu les masses.

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 22:28

J'ai regardé le début d'un film, "Husbands" de Cassavetes. J'ai été choqué. Même si j'aime bien Cassavetes d'habitude, on y voit une bande de copains ivres, agressifs, sans respect pour les autres, empiétant sur leur sphère intime. il y a des pays ou on tue pour moins que ça. Typiquement des sales cons. S'il faut être une ordure, violeur, et ne respectant personne pour être in, je préfère encore l'ordre bourgeois. Et puis le film "Les Valseuses" nous suffit dans ce genre là. Après on critique les militaires. Mais des sales types vulgaires qui emmerdent tout le monde, qu'ils soient de la coloniale ou anarchistes, ça reste des êtres dont il faut se débarrasser.

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 17:01

 

C'est la grande tendance. C'est dire si la société actuelle rend les gens malheureux pour engendrer un tel besoin. Matthieu Ricard, le Dalaï lama, Tchi nhat hanh, Eckart Tollé, Jacques Salomé, Laurent Gounelle, l'inénarrable Frédéric Lenoir, et même des philosophes qui y vont de leurs réflexions sur le bonheur.Tous ces bouquins ne cessent de ressasser les mêmes platitudes, et expriment la même médiocrité, encensée par Psychologie magazine.

Pitoyable et d'une incommensurable niaiserie! Si les gens ne font pas l'effort pour penser contre les tendances dominantes, et pour se bousculer un peu, ils resteront avec leurs préjugés et ne développeront jamais de pensée personnelle, certes inconfortable.

"Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde. Je vois une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leurs âmes".

Tocqueville De la démocratie en Amérique

Je ne vais pas développer sur l'AT et sur la PNL, dominants dans la formation continue. Il suffit de taper sur Google "Programmation neuro linguistique critique" et on trouve d'excellents articles sur le sujet. Et pourtant ces charlatans manipulateurs continuent d'exercer leur emprise sur le monde de l'entreprise, et, comme les voyants, font payer très cher leurs prestations. J'ai regardé les contre arguments des formateurs et autres "maîtres praticiens", et ils se sont révélés bien faibles comme je m'y attendais, certains "PNListes" proches du délires et escrocs évidents. C'est le danger du Net. N'importe quel gourou peut y faire sa publicité et y prendre de l'ampleur.

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 20:49

 

Plébisciter Hanouna, c'est plus être dans l'insignifiance et la vulgarité, c'est être dans l'abjection.

Hanounah chez Canal +, ça a un parfum de Madame Verdurin princesse de Guermantes.

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Published by Lawrence King - dans Personnalités
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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 20:17

 

Leurs critiques ont perdu la tête. A force de niveler les perspectives, ils mettent 3 T à n'importe quel dessin animé moyen, à n'importe quel film d'auteur ennuyeux, mais n'en mettent que 2 à des chefs d'oeuvre comme Lawrence D'Arabie, Accatone, Mamma Roma ou l'animé le Roi et l'oiseau. Et c'est affligeant!

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Published by Lawrence King - dans cinéma
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