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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 20:59

 

J'ai vu une limace et j'ai eu pitié d'elle. Si un cycliste  ou un promeneur rappliquaient sans la voir et se détourner, elle ne pourrait s'écarter, bien trop lente. Puis j'ai pensé qu'il existait sans doute des esprits supérieurs dans les sphères célestes qui nous observaient et pensaient la même chose de nous, êtres humains si fragiles, pas assez rapides pour fuir la météorite, le tsunami, la lave incandescente, la foudre, la balle ou l'obus, la voiture ou l'édifice qui s'écroule, hommes parfois terrassés, balayés par milliers, par dizaines de milliers, peut-être bien par millions ou milliards dans les temps futurs, sans valeur et protection supérieures à celles des fourmis.

Et tout l'Univers est ainsi.

L'homme n'est qu'une limace à sa mesure.

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 20:46

 

 

Mélenchon ce bouffon, cet histrion, la plaie du Front de gauche.

Pour gagner, il faut prendre exemple sur Poutine. Froid, respectueux, mais implacable.

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 20:46

 

Fasciné par les femmes qui dansent!

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 19:28

 

Un des moments forts de cette année, et il y en eut bien peu : mes retrouvailles avec le mouvement beatnik.

J'ai relu "Le vagabond solitaire", et découvert l'excellent et méconnu "Vanité de Duluoz" de Kerouac, sa biographie par Ann Charters, ainsi que "Allen Ginsberg, poète et Boddhisatva beat" par Gilles Farcet.

J'ai beaucoup appris, notamment sur l'entourage des figures phares.

Je n'avais pas compris, plus jeune, à quel point ils étaient tourmentés. Ils n'étaient pas que des joyeux lurons, poètes, voyageurs, épris de boissons, de jazz, de drogues, de rencontres, en quête de spiritualité, du "hit", d'extase, assez complexes mais somme toute assez joyeux.

En fait, Kerouac n'a cessé de se défoncer, d'avoir besoin de se défoncer, et est toujours resté plus ou moins désabusé et désespéré.

Burroughs dans une certaine mesure idem. Ginsberg s'en est mieux sorti. Il semble avoir trouvé un équilibre avec le Bouddhisme Tibétain et la méditation. 

Mais Neal Cassady, Grégory Corso, Peter Orlovsky, et même Alan Watts paraissent toute leur vie avoir subi leurs démons, ne s'en être jamais délivré.

Ce qui m'a décomplexé pour me cuiter à nouveau, car ma vie est bien plus désolée, tragique, folle et solitaire que la leur.

Gary Snyder, naturwriting et pratiquant du zen, compagnon de route des beatniks, initiateur  du séjour "Waldenien"  de Kerouac dans la montagne, était apparemment plus solide, et en paix avec lui-même.

 

Je ne voyais pas jusqu'alors quel était l'apport du mouvement beat  à l'histoire littéraire  comparé à un écrivain comme Henry Miller.

Il me semblait, que tout y était déjà. L'amour de la littérature, des rencontres, du dépaysement, la critique d'une certaine Amérique, le sexe, la dépréciation des dogmes moraux, religieux, du mode de vie de la majorité, du travail insensé, une quête intellectuelle, spirituelle, de l'humanité, de la tendresse...

Mais ce qu'ont ajouté d'essentiellement neuf les auteurs beat, c'est la poésie.

La puissance du verbe de Miller est prodigieuse. Les beat sont loin de l'égaler, mais Miller est parfois lourd, eux sont plus légers. Ginsberg dans la mouvance de Whitman, "je chante les corps électriques", est poète bien sûr, mais j'ai compris récemment que tout dans Kerouac est absolument poétique, et mélancolique, qu'il ne faut vraiment pas se contenter de "Sur la route".

 

J'avais découvert Gilles Farcet par son excellent livre sur Thoreau "Henry Thoreau, l'éveillé du Nouveau Monde" où il se réfère également à Miller, Kerouac, Snyder, le zen, l'hindouisme, Arnaud Desjardins, Kenneth White...

C'est un livre qui m'a non seulement plu, mais aidé à vivre, et c'est par son inspiration que j'ai lu "Walden, la vie dans les bois", et surtout Miller, dont "La crucifixion en rose", "Plexus" en particulier fut une révélation.

Hasard ou Providence, je regardai distraitement une des publications mis en valeur par la Bibliothèque principale de Niort, lorsque je tombai sur "Kerouac" par Ann Charters, et "Allen Ginsberg, poète et Boddhisatva beat" par Gilles Farcet. 

Eh bien, le livre de Gilles Farcet m'a encore procuré un plaisir de lecture, tout dans le sujet y invitait, et surtout quelques moments de paix, de gratitude, et de recueillement.

Combien de passages marquants dans ce livre. Rencontres autour de Ginsberg et d'Orlovsky à New-York, d'hommage à Kerouac au Canada, enquête sur les contradictions éventuelles d'un maître Bouddhiste et alcoolique, extraits de poésies de Whitman, de Ginsberg, et insistance hypnotique sur les premiers vers célèbres de "Howl" : "J'ai vu les plus grands cerveaux de ma génération détruits par la folie, affamés hystériques nus, se traînant à l'aube dans les rues nègres à la recherche d'une furieurse piqure, initiés à tête d'ange brûlant pour la liaison céleste ancienne avec la dynamo étoilée dans la mécanique nocturne ", quête spirituelle de l'auteur, explicitations métaphysiques, profondeur de vue et clairvoyance sensée de Ginsberg.

Ginsberg, décidément, que j'avais toujours négligé lui préférant Kerouac, se révèle le plus équilibré du groupe, le plus fraternel aussi, et son moteur, le génie de l'organisation sans qui peut-être, et même certainement l'esprit du mouvement n'aurait pas émergé, la force sans laquelle ils seraient tous, pas assez cohérents pour s'en sortir sans aide, restés dans les marges de l'histoire.

Il a manqué à Kerouac une bonne psychanalyse peut-être (ses rapports fusionnels avec sa mère, l'idéalisation de son frère aîné décédé, sa culpabilité et son idéal du moi...) et ce que Gilles Farcet nomme "l'extase articulée", par opposition à ce qu'il nomme "l'extase désarticulée", sans centre, cohérence, sans principe directeur, qui mène au désespoir, à la folie, dérèglement de tous les sens Rimbaldien trop chaotique, sincère mais trop artificiel dans ses moyens, pour que ça se termine bien.

 

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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 22:24

 

Sale état. Trouble identitaire, horrible opinion de la plupart des gens. Vomis la démocratie , dont l'avantage majeur supposé est de permettre l'expression de tous, mais l'inconvénient principal est le triomphe de la médiocrité, de la vulgarité, de la bêtise et d'une forme de violence.

Dégoût de la laideur des grosses et vieilles femmes en maillot de bain, avec leurs gros culs, leurs cellulites, leurs visages ingras. Complexé par ma minceur et ma timidité. J'ai beau faire du sport, toujours aussi maigre. Ca n'a pas empêché Stromae de réussir.

Déprimé par des photos récentes de moi.

Suis méconnaissable. Si beau autrefois, mon physique est ravagé. Très déprimé par la vieillesse et la mort.

Aucune solution. Si la mort est un nouveau commencement, que sera-t-il ? Angoisse.

Si elle est cessation définitive de conscience personnelle, alors c'est un cauchemar.

Quoi, un néant d'éternité!

Ne plus vivre, jamais!

Ne plus respirer, manger, humer, voir, toucher, écouter, voyager, aimer et être aimé, apprendre, lire, progresser ,rencontrer. J'ai une trouille affreuse de la mort. Peut-être parce que je n'ai jamais vraiment vécu, mort-vivant emmuré en moi-même. Comprendrai-je un jour? Me pacifierai-je?

Mais si l'homme n'a pas plus de valeur que la punaise que j'écrase aux yeux de l'Univers, alors quel sens trouver à ce qui n'en a pas? Complètement déboussolé. Aussi tourmenté que je l'étais autrefois, j'ai perdu l'espèce de foi, Chrétienne, Bouddhiste, qui me permettait de tenir. Ne croyant plus en rien, la mort comme horizon s'étant substituée à la rédemption éternelle, tout s'est écroulé en moi et autour de moi. J'ai perdu ma force en même temps que la foi.

 

J'ai peur de perdre mes idées.

J'aimerais méditer, mais j'ai peur d'y laisser mon identité, de me perdre et de ne pas me retrouver. Comment me défendre alors, si je ne sais plus ni qui je suis, ni quoi penser? Comment me protéger ?

Se confronter avec soi-même, perdre ses résistances, et se retrouver sans défenses, idiot, jouet des uns et des autres, manipulé par tous. Qui suis-je ? Un débile, un idiot, un imbécile incapable d'y voir clair dans le jeu trouble et les intentions des autres?

La peur de ne pas trouver les mots, quasi- constante.

Comment se défendre, comment prouver qui on est, si les mots ne viennent pas, les bons mots au bon moment. 

Vieilles blessures.

Je n'ai pas ce souci, avec les arbres, avec les animaux. Ils me laissent en paix. Aucun problème d'identité avec eux. 

Ni menace, ni péril, ni mots à trouver. Le repos, enfin.

Ne plus avoir à penser sans cesse, à se défendre sans cesse, pression constante.

Je ne parviens plus à méditer car je ne peux lâcher les idées, et les mots pour les exprimer.

En fait, je n'essaie même plus.

La crainte est trop forte, le désespoir aussi.

Je suis cassé, je n'ai plus de ressort.

La peur de ne pas y arriver, toujours, sans cesse. Couperai-je un jour le mal à la racine sans me détruire en même temps?

 

La pensée que le monde ne connaît ni le bien ni le mal, est indifférent au juste et à l'injuste me perturbe. Parfois, le mal triomphe. Ainsi les Alliés ont gagné la guerre et le bien semble l'emporter, l'emporte quelque part historiquement. Mais pour les Juifs morts, le mal a réellement triomphé, et définivement, de façon irréversible.

Pour l'athée qui ne croit pas à une survie de la conscience individuelle, il n'y a aucune différence de vécu, puisqu'ils ne vivent plus, entre Hitler mort et Jaurès mort. On en revient toujours à la Parole de l'Ecclésiaste: "J'aurai le même sort que l'insensé, pourquoi ai-je été plus sage?

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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 21:39

 

J'y reviens sans cesse mais que l'existentialisme me semble faible philosophiquement.

"L'existence précède l'essence" chez l'homme, mais qu'est-ce qui fait l'homme? 

Un homme est libre parce qu'il est homme, homme parce qu'il est libre?

C'est bien léger.

Un homme, c'est d'abord un corps d'homme, comme un chien est chien par son corps, et c'est son corps de chat qui fait d'un chat un chat, et tel chat pour tel corps, tel homme pour tel corps etc

 

Or, un ivrogne est-il libre ? Même s'il a choisi originellement de boire, comme projet existentiel comme dirait Sartre, est-il libre dans l'état d'ivresse? Et le mongolien, l'enfant, le fou, la victime d'AVC sévère? Non, sans doute.

Et le chien est-il libre? Non plus puisque chez lui "l'essence précède l'existence".

Alors? Il faudrait donc exclusivement considéré comme libre l'individu mûr et sain d'esprit.

Mais à partir de quelle limite psychique, de quel arrangement corporel et matériel la liberté émergerait-elle du corps humain? Et pourquoi et comment la matière ferait-elle naître indétermination et libre-arbitre? Tout cela n'est qu'hypothèse gratuite, postulat métaphysique qui s'ignore, et tous les tours de passe passe dialectique de Sartre ne l'ont pas fait avancer d'un pouce sur le problème de la liberté par rapport aux limites posées par Kant.

Sartre a toujours voulu concilier déterminisme des situations et existentialisme, matérialisme et spiritualisme honteux en somme, et il a fait choux blanc.

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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 21:32

 

Je suis réticent envers la prise de neuroleptiques, parce que je suis un matérialiste radical.

Ce n'est pas contradictoire. 

C'est justement parce que j'attache extrêmement d'importance au corps et au cerveau, que je me méfie des médicaments pouvant les altérer gravement.

A l'inverse de traitements pour la grippe par exemple, les anti-dépresseurs ont de fréquents effets secondaires. 

Or, que sont-ils? 

Baisse de la libido, de l'appétit, de l'énergie générale, troubles de la concentration, de la mémoire, de l'élocution, somnolence, nausée, malaise etc

Sur le long terme, cela peut être dévastateur.

Or, si l'on me promettait que les médicaments me regonfleraient à bloc, augmenteraient toutes mes capacités, je serais le premier à en prendre et en réclamer.

Mais ils semblent faire l'effet inverse.

 

 

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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 21:18
L'argumentation classique pour apaiser l'angoisse de la mort, qui consiste à dire que la mort n'est rien pour nous parce qu'elle ne nous concerne pas de notre vivant, et qu'elle ne nous concernera plus une fois mort ("la mort est un possible que la vie n'actualise jamais"  écrivait Heidegger), me paraît très faible. Moi, vivant, j'angoisse à l'idée de ne plus vivre, et pleure mes morts.
Que m'importe qu'une fois hors du monde de la vie, je ne sois plus là pour percevoir quoi que ce soit. Je ne crains pas la mort par crainte des Dieux ou d'un châtiment. Si c'était le cas, je pourrais être apaisé par ce genre d'arguments. Mais je crains de ne plus vivre. J'aimerais vivre éternellement, ou, au moins, des milliers d'années pour vivre plusieurs vies, être rassasié, enfin las, et partir avec l'impression d'en avoir vu, goûté, appris, expérimenté, senti, vécu suffisamment.
De même, prétendre que la vie vaut la peine d'être vécue, ou doit être supportée, ou qu'elle est le seul bien parce que vie et valeur sont consubstantielles, et prétendre que la mort n'est pas un problème me semble contradictoire. Ecrire comme Marc-Aurèle que vivre 5,10 ou 100 ans, c'est du pareil au même me heurte. Si la vie est un bien potentiel, sa qualité mais aussi sa durée importe (voir sage Taoïste), et la mort qui nous l'enlève nécessairement est un mal, surtout si la mort arrivé prématurément, avant une actualisation satisfaisante des possibles.
Quant aux Stoïciens qui placent la vertu au-dessus de la vie, cela ferait bien rigoler les Epicuriens car toute la vertu de la vertu ne peut consister qu'à servir la vie, et n'est d'ailleurs que pas elle.

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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 20:56

 

Si pour un matérialiste conséquent, le libre-arbitre est une fiction, l'égalité entre les hommes également.

 

Il est facile de s'entendre sur l'égalité mensongère des conditions, la transmission des privilèges, le domaine de l'acquis se parant du masque de l'innée et s'en vantant (Bourdieu),. Les droits réels sont à distinguer des droits concrets (Marx).

 

Cependant, d'un point de vue plus profond, c'est l'égalité métaphysique entre les hommes à laquelle un matérialiste ne peut pas adhérer. Pour lui, en effet, il n'y a pas derrière les différences empiriques une essence d'ordre religieux à laquelle participerait tous les hommes, et qui serait plus essentielle que les différences.

Non, comme le dit Montaigne, "il y a plus de différences de tel homme à  tel homme que d'homme à bête".

 

Il n'y a en effet pas d'homme, mais que des corps , et des consciences plus ou moins profondes en raison de la complexité de ces corps (loi de complexité-conscience Teilhardienne, manifestation du vouloir-vivre à des degrés divers chez Schopenhauer etc), des corps donc, qui portent des potentialités plus ou moins fécondes. 

 

Ainsi, Balzac était plus intéressant que moi. Il m'était supérieur. Il ne l'est plus. Le pauvre a perdu son corps. Comme c'est triste de penser que la larve, l'insecte ont plus de valeur que ce qu'il est actuellement, rien ou quelques os.

Mais entre moi vivant et Balzac vivant, nulle égalité. Une hiérarchie, une différence qualitative. La fameuse phrase de Sartre: "Tout un homme, fait de tous les hommes, et qui les vaut tous, et que vaut n'importe qui", me semble ridiculement égalitariste et démagogique.

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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 20:52

 

Comment  pourrait-il y avoir réincarnation chez les Bouddhistes puisque pour eux, le moi est une fiction. II existe une mémoire unifiante mais pas de moi autonome et permanent, de substrat aux identifications, de "je pense donc je suis".

Ils se rapprochent de l'empirisme de Hume sur ce point.

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