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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 13:41

 

Nabe, il a du style, mais rien à dire.

Le nobel pour Dylan, c'est immérité, et il en avait pas besoin.

Pour Beigbeder, Bedos, Baer, qui se croient géniaux, le génie absolu, c'est Fitzgerald, qui s'occupe de grands bourgeois qui boivent des cocktails et s'ennuient. C'est normal, c'est leur monde. Ils s'y reconnaissent.

"Le jeu des perles de verre", c'est : le personnage principal a synthétisé le yin et le yang, l'idéalisme et le matérialisme, le corps et l'esprit, le spiritualisme et l'athéisme, l'Orient et l'Occident, le jour et la nuit, l'homme et la femme... Mais Hesse, il développe pas.

Je me suis replongé dans "Le voyage", et je pense que Céline, c'est peut-être le plus grand écrivain français du 20ème siècle, plus que Proust. Dès l'entame, ça commence fort. Si ses théories littéraires sont un peu foireuses, (son livre le meilleur restant pour moi le plus classique, et je pense qu'il s'est égaré avec ses excès de 3 petits points), le Voyage est un sacré livre quand même. Il paraît que Junger détestait Céline. Je n'accroche pas à Junger, et l'éloge de la guerre et de l'indifférence stoïque, très peu pour moi. Dans  Le Voyage, il y a la quintessence de Kerouac, de Henry Miller, et de Conrad. On parle toujours de son style mais ce livre recèle quantité de développements perspicaces, et tout le passage sur le bateau qui emmène Bardamu en Afrique est comme l'illustration anticipatrice de la théorie du Bouc émissaire de René Girard.

Edouard Louis, plébiscité sans cesse, est, comme son idole Annie Ernaux, très surestimé. C'est plus de la sociologie produite par un étudiant moyen que de la littérature, et on est bien loin de Jean Genêt!

Houellebecq, que je méprise un peu, car il est un stéréotype Baudelairien, un sans corps, un spleeneux, un va aux putes, l'opposé des hommes solaires comme London, la souris papivore anémique et Mallarméenne que critique Katanzakis, eh bien, lui il est vraiment intelligent. Il a un esprit bien à lui. Dans le hors-série sur Schopenhauer du magazine littéraire, parmi tous les spécialistes, (j'en connais d'ailleurs 2 personnellement), c'est lui qui a la contribution la plus intéressante. Il explique qu'il ne lit plus Nietzsche, qu'il lui préfère Schopenhauer. Il se gausse de l'esthétisme de Nietzsche, ce qui est classique. Il trouve le vouloir vivre moins réducteur que la volonté chez N.C Il pense que les dissertations de N sont d'un bon niveau, mais que ses aphorismes sont moins pertinents que ceux des moralistes français, et que sa poésie, sa grande oeuvre, "Ainsi parlait Zarathoustra" est franchement mauvaise, de la poésie médiocre. Je pense qu'il a raison, mais ce sont des vues assez originales, personnelles, et courageuses. Enfin, lui, il peut , a la légitimité pour se le permettre, comme dirait Bourdieu, mais quand Van Damne prétend que Picasso c'est nul, qu'on la lui fait pas, là ça ne passe plus. Comprenne qui pourra.

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 13:23

 

J'écoutais, sur France Culture, Anne Pingeot parler de sa relation avec Mitterrand. Très belle voix, cultivée, et charmante, mais enfin, louer Shakespeare, oui d'accord, Stendhal passe encore, mais Pascal, Mauriac, Chardonne... On sent la culture superficielle du grand bourgeois totalement inculte en philosophie, en sciences, et passé à côté de la vraie littérature. Du droit, et une base classique en humanités, plus quelques incongruités, voilà quelle était la culture de Miterrand.

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 13:03

 

L'impression, parfois, d'être le seul de mon espèce à penser!

J'ai un million d'idées originales. C'est dur à vivre.

J'aime découvrir des auteurs qui me dépassent intellectuellement. Je me dis: Ah, eux aussi, et je me sens moins seul.

Je me suis aperçu que j'avais beaucoup d'affection pour les écrivains, London, Kerouac, Fante, Miller, Balzac, Genêt, Céline, Mishima, etc mais très peu pour les philosophes, même ceux que je préfère, Bergson, Hume, Schopenhauer. Si j'en ai pour Sartre, c'est par son oeuvre littéraire, surtout "Les mots", et si j'en ai pour Freud, c'est pour avoir commenté la "Gradiva".

Les hommes se donnent des croyances. Ils y croient et oublient que ce sont eux qui les ont crées..

Quand je vois qu'un type comme Alan Watts fut célébré pour 2 livres  passables sur le zen et le taoïsme. Je lui suis tellement supérieur que c'en est rageant.

Le karma, oui dans le sens de causes et d'effets qui génèrent les situations, non dans le sens de la responsabilité karmique, qui nous assignerait notre juste place en fonction d'un passé fantasmé dont nous serions les auteurs. Les hindouistes rejoignent Sartre. Leur karma, c'est un peu le projet originel d'existence, que tous les hommes se choisissent librement.

Peut-être ne parviendrais-je à faire connaître ma pensée que par mes critiques légères mais sincères, de personnes connues, comme Schopenhauer dut attendre toute sa vie la reconnaissance, et ne l'obtint que par "Parerga et Paralipomena", aphorismes comiques et profonds qui révélèrent l'auteur du "Monde".

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 12:57

 

Lu un journal de région il y a quelques jours, et j'étais constamment choqué, heurté, Les gens ne s'aperçoivent pas de leur barbarie ordinaire. Ex: Réf à un "chat stérilisé", comme si c'était normal et anodin de manipuler et d'amoindrir un animal, de le traiter comme un pur objet, et non comme un animal vivant. Autre exemple: "Bien accompagner les senior", comme s'ils s'agissaient, là encore, d'objets désindividualisés, essentialisés, tous réunis dans la catégorie impersonnelle des petits vieux séniles.

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 20:44

 

Vu Luchini dans ONPC hier. Hallucinant comme ce bouffon doué, qui s'extasie sur des platitudes, est surestimé. Yann Moix crie au génie, mais ce type, qui récite mal, en a -t-on vraiment besoin pour redécouvrir La Fontaine?

Les gens commencent à se lasser du reste, car Luchini ressasse toujours les mêmes anecdotes, et l'horizon de cet imbécile exubérant mais sans profondeur se limite à Céline, Flaubert, Baudelaire, et Nietzsche. J'en savais 10 fois plus au lycée. Il cite Deleuze, Barthes, 2 des penseurs les plus boursouflés et creux, avec Lacan, de l'ère post moderne.

Quant à Rimbaud, c'est un mythe, un authentique génie certes, étonnamment mature et créatif pour son âge, mais son oeuvre, c'est en gros 3O pages de poésie passable et très ennuyeuse. Quoi de plus pénible et vain, artificiel, sans vie que "Le Bateau ivre"?

J'oubliais les inévitables références à Cioran, le sous sous Schopenhauer, qu'il interprète mal d'ailleurs, la lecture de pessimistes cyniques et pleins d'humour égayant davantage que le délire hystérique de Nietzsche, louant sans cesse la légèreté mais bien plus lourd, grave, tragique et pesant.

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 18:16

 

Un livre a du succès en ce moment, c'est 'En attendant Bojangles". L'auteur m'est sympathique, et son itinéraire présente des similitudes avec le mien, même si le sien est beaucoup moins dur. Il a vécu un échec scolaire durable, a été renvoyé de plusieurs collèges, dont un BEP pro qu'il n'avait pas choisi, et après beaucoup d'échecs, est parvenu à la reconnaissance par l'écriture.

"Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage" comme l'écrit Baudelaire

Bouc-émissaire dans l'enfance, seul et maltraité à l'adolescence, dans l'incapacité de me concentrer sur les tâches scolaires, il me fallut me faire un place par la force de mes poings. Redoublant la quatrième, puis après mon renvoi de troisième placé dans l'équivalent des maisons de correction, renvoyé d'une seconde troisième, puis d'un BEP compta que je subissais, placé ensuite en HP pour jeunes un court séjour, para pour me préparer à la légion, puis reprenant des études, je n'ai jamais cessé d'être décalé.

Ce qui m'intéressait vraiment, c'était d'étudier, mais, tout en lisant des classiques comme Balzac ado, les autres me prenaient pour un abruti. Enfin capable de m'affirmer sur un mode particulier, la violence, j'étais incapable de m'affirmer réellement, pleinement, de m'opposer à certains camarades quitte à déplaire, d'exposer ma sensibilité et mes failles, et même souvent de parler. Je passais donc, mais pas toujours, pour un imbécile. Or, lorsque je partis pour l'armée, la difficulté de ma situation fut poussée à son paroxysme. N'ayant aucun diplôme, en situation d'échec, et lent pour plier une tente, démonter et remonter une arme etc, je n'avais pas moyen de me faire valoir, toutes mes qualités étant niées par les autres, comme un gigantesque lavage de cerveau. J'ai donc passé des mois au trou, et face à tant de bêtise dévalorisante, j'aurais du me faire réformer. Las, j'étais sans cesse insulté et rabaissé à la maison, traiter comme un bon à rien, déconsidéré, et si j'avais été réformé, je serais revenu chez les miens, et j'aurais été lynché, comme d'ailleurs je le fus plus tard. Finalement, reprenant mes études après l'armée, et tandis que je lisais Flaubert, Céline, Proust, Dosto, Hesse, Mann, Gide, Goethe, et tant d'autres, la spécificité de ma situation vicia encore le regard des autres. Comme je pratiquais les arts martiaux, que j'avais 4 ans de décalage, que je buvais beaucoup, que j'avais fait les paras, beaucoup me voyait comme une brute. Or, je m'enfermais moi-même dans ce rôle en me conformant à la façon dont on me percevait. Et je jouais au militaire, en venait à défendre l'armée, ce qui était stupide, y ayant souffert plus que nulle part ailleurs. Mais il est difficile de se trouver soi-même, et de s'affirmer tel quel, et tandis que j'étais avant tout littéraire, les autres ne comprenaient même pas pourquoi je lisais. Ca ne collait pas à l'image qu'ils avaient de moi. Ces stéréotypes de violence m'ont poursuivi longtemps, et ont encore un impact sur ma vie et mon psychisme. 

Il est tellement difficile de se désidentifier avec des rôles et des enfermements partiels et de trouver sa place avec son vrai Moi, libéré des humiliations, des peurs et des jugements.

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 18:07

 

Le point principal pour moi, c'est de pouvoir m'exprimer, un besoin maladif, pathologique d'expression, en ayant été empêché dans mes jeunes années, et considéré comme un objet, un être sans intériorité, dénué de pensées, de personnalité, de vie intérieure, comme si je n'existais pas, surface lisse masquant tout ce que j'avais à dire, bouillonnement inconnu, me frustrant sans cesse, à tel point que lorsque je parvenais à m'exprimer, épisodiquement, les autres en étaient tout surpris, étonnés, et même impressionnés, ce qui montre à quel point j'étais ignoré d'eux, mais seules quelques percées m'étaient possibles et je sombrais à nouveau dans le confinement et le mutisme la plupart du temps.

Il m'a fallu des années pour parvenir à m'exprimer, mais ce que je n'avais pas prévu, c'est que, tout en y arrivant, me poursuivrait la crainte obsessionnelle de perdre cette capacité, et de revivre comme par le passé. D'où une crainte d'être nié et annihilé par les autres, une misanthropie, et une conduite d'évitement.

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 17:54

 

Un des problèmes de nos politiques, c'est qu'ils manquent de charisme, d'envergure, de hauteur. C'est une qualité d'être énergique comme Sarkozy, encore faut-il avoir un cerveau. Le problème c'est le populisme. Ils veulent plaire, et pour cela paraître ordinaires, avoir des goûts communs. Mais qu'un président parle vulgairement, aime le foot, plébiscite des films médiocres ou participe à des émissions de divertissement, ça ne fait pas rêver. Un grand littéraire, un grand scientifique, un individu Supérieur, une femme comme Claudie Haigneré, Docteur en sciences, sportive, cosmonaute, ministre, directrice de musée, un homme comme Pépé Mujica, dont la crédibilité s'est payée d'années de prison et de tortures dans les geôles Uruguayennes, voilà des êtres hors du commun, extraordinaires, qui sont dignes d'une réelle admiration, et qui ont une légitimité à incarner , représenter, à servir de modèles, dont on pourrait être fier. De quel homme ou femme politique est-on fier actuellement? Lequel est susceptible d'une admiration sincère?

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 17:34

 

Spéciale Jean D'O sur la 5 dans l'émission de Busnel. Ce mondain bien connu, trop connu, a été édité en Pléiade. Il est un des symptômes les plus significatifs de la décadence actuelle. Ses critiques littéraires sont nulles. Il n'a pas une idée originale. Il est satisfait de sa vie. Tu m'étonnes! 

Héritier d'une grande famille, il n'a jamais eu à travailler vraiment, il a profité des plaisirs de la vie, tout en prenant la place de beaucoup plus doués. Il est de cette clique médiatique, les Beigbeder, Baer, Bedos, Luchini, Pivot, censés s'y connaître mais en réalité totalement ignorants en littérature.

Lorsque Busnel lui demande de citer les plus beaux vers de la littérature française, il sort 3 vers médiocres qui manifestent sa scandaleuse usurpation.

Il se réfère à Goethe pour illustrer l'idée que toute vie est belle, quelle qu'elle soit, point de vue éminemment bourgeois et offensant pour ceux dont l'ascendance les oblige à trimer comme des esclaves. C'est facile à dire quand on a été élevé dans un grand château . Le moment qui a du lui être le plus pénible, c'est de déménager dans des grands appartements parisiens agrémentés de résidences secondaires à Megève ou à Biarritz. 

Son oeuvre est nulle, une oeuvre de rentier sans aspérités ni vrai vécu, qui m'évoque le "mon école, c'est l'école de la rue" de Léa Seydoux. Laissez-moi rire!

Quand je pense que Clotilde Courau est venue lire des extraits de son oeuvre. Frustration et jalousie quand même!

Finalement, il conclut que la musique comme la poésie est bien supérieure au roman. Cliché caractéristique des ignares les plus totaux. Je pense qu'il ne connaît rien à la musique, ni à la poésie, et ne suis pas certain qu'il ait lu un seul roman dans son intégralité, mais il est toujours bon d'affirmer qu'il y a plus de poésie dans une page de Proust ou certaines pages de Balzac qu'en l'essentiel de la poésie français, et que situer Verlaine ou Rimbaud au-dessus de Dostoeïvski ou de Henry Miller, c'est placer des rimailleurs sympathiques mais pitoyables au-dessus de vrais génies, comme l'étaient également De Vinci, Newton, Faraday ou Einstein.

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Published by Lawrence King - dans littérature Personnalités
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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 04:39

Valoriser le travail ne fonctionne que pour les imbéciles qui se croient immortels. Sitôt conscient de notre finitude, avec plus ou moins d'acuité selon le tempérament et l'âge auquel s'effectue cette révélation Tolstoïenne, on n'a plus envie que de se concentrer sur l'essentiel, et ne plus perdre de temps. Or, les sociétés du divertissement, en abrutissant l'homme, l'empêchent de penser à sa mort, et donc aussi à sa vie. Ainsi, il travaille mais n'a pas conscience que la durée quotidienne passée à subir des tâches ingrates et dénuées de sens, il pourrait l'employer à voyager, à apprendre à chanter, à danser, à jouer d'un instrument, à naviguer, qu'il pourrait s'initier à la littérature, à la physique, aux sciences naturelles etc

Seul donc, un travail réellement épanouissant profite à l'homme, et tout travail contraint est pratiquement un crime contre l'humanité puisqu'il empêche l'homme de vivre sa vie, sa seule vie, et cette réalité est travestie par la religion. D'où une de mes anciennes réflexions: On change la signification de sa mort quand on ne parvient pas à s'accomplir en cette vie. Patrie, sabre et goupillon, tous unis pour asservir l'homme. Malheureusement, seuls quelques éveillés ont conscience de cela, pas assez pour modifier les structures sociales en profondeur.

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Published by FRED V - dans Philosophie
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