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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 20:44

 

Vu Luchini dans ONPC hier. Hallucinant comme ce bouffon doué, qui s'extasie sur des platitudes, est surestimé. Yann Moix crie au génie, mais ce type, qui récite mal, en a -t-on vraiment besoin pour redécouvrir La Fontaine?

Les gens commencent à se lasser du reste, car Luchini ressasse toujours les mêmes anecdotes, et l'horizon de cet imbécile exubérant mais sans profondeur se limite à Céline, Flaubert, Baudelaire, et Nietzsche. J'en savais 10 fois plus au lycée. Il cite Deleuze, Barthes, 2 des penseurs les plus boursouflés et creux, avec Lacan, de l'ère post moderne.

Quant à Rimbaud, c'est un mythe, un authentique génie certes, étonnamment mature et créatif pour son âge, mais son oeuvre, c'est en gros 3O pages de poésie passable et très ennuyeuse. Quoi de plus pénible et vain, artificiel, sans vie que "Le Bateau ivre"?

J'oubliais les inévitables références à Cioran, le sous sous Schopenhauer, qu'il interprète mal d'ailleurs, la lecture de pessimistes cyniques et pleins d'humour égayant davantage que le délire hystérique de Nietzsche, louant sans cesse la légèreté mais bien plus lourd, grave, tragique et pesant.

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 18:16

 

Un livre a du succès en ce moment, c'est 'En attendant Bojangles". L'auteur m'est sympathique, et son itinéraire présente des similitudes avec le mien, même si le sien est beaucoup moins dur. Il a vécu un échec scolaire durable, a été renvoyé de plusieurs collèges, dont un BEP pro qu'il n'avait pas choisi, et après beaucoup d'échecs, est parvenu à la reconnaissance par l'écriture.

"Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage" comme l'écrit Baudelaire

Bouc-émissaire dans l'enfance, seul et maltraité à l'adolescence, dans l'incapacité de me concentrer sur les tâches scolaires, il me fallut me faire un place par la force de mes poings. Redoublant la quatrième, puis après mon renvoi de troisième placé dans l'équivalent des maisons de correction, renvoyé d'une seconde troisième, puis d'un BEP compta que je subissais, placé ensuite en HP pour jeunes un court séjour, para pour me préparer à la légion, puis reprenant des études, je n'ai jamais cessé d'être décalé.

Ce qui m'intéressait vraiment, c'était d'étudier, mais, tout en lisant des classiques comme Balzac ado, les autres me prenaient pour un abruti. Enfin capable de m'affirmer sur un mode particulier, la violence, j'étais incapable de m'affirmer réellement, pleinement, de m'opposer à certains camarades quitte à déplaire, d'exposer ma sensibilité et mes failles, et même souvent de parler. Je passais donc, mais pas toujours, pour un imbécile. Or, lorsque je partis pour l'armée, la difficulté de ma situation fut poussée à son paroxysme. N'ayant aucun diplôme, en situation d'échec, et lent pour plier une tente, démonter et remonter une arme etc, je n'avais pas moyen de me faire valoir, toutes mes qualités étant niées par les autres, comme un gigantesque lavage de cerveau. J'ai donc passé des mois au trou, et face à tant de bêtise dévalorisante, j'aurais du me faire réformer. Las, j'étais sans cesse insulté et rabaissé à la maison, traiter comme un bon à rien, déconsidéré, et si j'avais été réformé, je serais revenu chez les miens, et j'aurais été lynché, comme d'ailleurs je le fus plus tard. Finalement, reprenant mes études après l'armée, et tandis que je lisais Flaubert, Céline, Proust, Dosto, Hesse, Mann, Gide, Goethe, et tant d'autres, la spécificité de ma situation vicia encore le regard des autres. Comme je pratiquais les arts martiaux, que j'avais 4 ans de décalage, que je buvais beaucoup, que j'avais fait les paras, beaucoup me voyait comme une brute. Or, je m'enfermais moi-même dans ce rôle en me conformant à la façon dont on me percevait. Et je jouais au militaire, en venait à défendre l'armée, ce qui était stupide, y ayant souffert plus que nulle part ailleurs. Mais il est difficile de se trouver soi-même, et de s'affirmer tel quel, et tandis que j'étais avant tout littéraire, les autres ne comprenaient même pas pourquoi je lisais. Ca ne collait pas à l'image qu'ils avaient de moi. Ces stéréotypes de violence m'ont poursuivi longtemps, et ont encore un impact sur ma vie et mon psychisme. 

Il est tellement difficile de se désidentifier avec des rôles et des enfermements partiels et de trouver sa place avec son vrai Moi, libéré des humiliations, des peurs et des jugements.

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 18:07

 

Le point principal pour moi, c'est de pouvoir m'exprimer, un besoin maladif, pathologique d'expression, en ayant été empêché dans mes jeunes années, et considéré comme un objet, un être sans intériorité, dénué de pensées, de personnalité, de vie intérieure, comme si je n'existais pas, surface lisse masquant tout ce que j'avais à dire, bouillonnement inconnu, me frustrant sans cesse, à tel point que lorsque je parvenais à m'exprimer, épisodiquement, les autres en étaient tout surpris, étonnés, et même impressionnés, ce qui montre à quel point j'étais ignoré d'eux, mais seules quelques percées m'étaient possibles et je sombrais à nouveau dans le confinement et le mutisme la plupart du temps.

Il m'a fallu des années pour parvenir à m'exprimer, mais ce que je n'avais pas prévu, c'est que, tout en y arrivant, me poursuivrait la crainte obsessionnelle de perdre cette capacité, et de revivre comme par le passé. D'où une crainte d'être nié et annihilé par les autres, une misanthropie, et une conduite d'évitement.

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 17:54

 

Un des problèmes de nos politiques, c'est qu'ils manquent de charisme, d'envergure, de hauteur. C'est une qualité d'être énergique comme Sarkozy, encore faut-il avoir un cerveau. Le problème c'est le populisme. Ils veulent plaire, et pour cela paraître ordinaires, avoir des goûts communs. Mais qu'un président parle vulgairement, aime le foot, plébiscite des films médiocres ou participe à des émissions de divertissement, ça ne fait pas rêver. Un grand littéraire, un grand scientifique, un individu Supérieur, une femme comme Claudie Haigneré, Docteur en sciences, sportive, cosmonaute, ministre, directrice de musée, un homme comme Pépé Mujica, dont la crédibilité s'est payée d'années de prison et de tortures dans les geôles Uruguayennes, voilà des êtres hors du commun, extraordinaires, qui sont dignes d'une réelle admiration, et qui ont une légitimité à incarner , représenter, à servir de modèles, dont on pourrait être fier. De quel homme ou femme politique est-on fier actuellement? Lequel est susceptible d'une admiration sincère?

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 17:34

 

Spéciale Jean D'O sur la 5 dans l'émission de Busnel. Ce mondain bien connu, trop connu, a été édité en Pléiade. Il est un des symptômes les plus significatifs de la décadence actuelle. Ses critiques littéraires sont nulles. Il n'a pas une idée originale. Il est satisfait de sa vie. Tu m'étonnes! 

Héritier d'une grande famille, il n'a jamais eu à travailler vraiment, il a profité des plaisirs de la vie, tout en prenant la place de beaucoup plus doués. Il est de cette clique médiatique, les Beigbeder, Baer, Bedos, Luchini, Pivot, censés s'y connaître mais en réalité totalement ignorants en littérature.

Lorsque Busnel lui demande de citer les plus beaux vers de la littérature française, il sort 3 vers médiocres qui manifestent sa scandaleuse usurpation.

Il se réfère à Goethe pour illustrer l'idée que toute vie est belle, quelle qu'elle soit, point de vue éminemment bourgeois et offensant pour ceux dont l'ascendance les oblige à trimer comme des esclaves. C'est facile à dire quand on a été élevé dans un grand château . Le moment qui a du lui être le plus pénible, c'est de déménager dans des grands appartements parisiens agrémentés de résidences secondaires à Megève ou à Biarritz. 

Son oeuvre est nulle, une oeuvre de rentier sans aspérités ni vrai vécu, qui m'évoque le "mon école, c'est l'école de la rue" de Léa Seydoux. Laissez-moi rire!

Quand je pense que Clotilde Courau est venue lire des extraits de son oeuvre. Frustration et jalousie quand même!

Finalement, il conclut que la musique comme la poésie est bien supérieure au roman. Cliché caractéristique des ignares les plus totaux. Je pense qu'il ne connaît rien à la musique, ni à la poésie, et ne suis pas certain qu'il ait lu un seul roman dans son intégralité, mais il est toujours bon d'affirmer qu'il y a plus de poésie dans une page de Proust ou certaines pages de Balzac qu'en l'essentiel de la poésie français, et que situer Verlaine ou Rimbaud au-dessus de Dostoeïvski ou de Henry Miller, c'est placer des rimailleurs sympathiques mais pitoyables au-dessus de vrais génies, comme l'étaient également De Vinci, Newton, Faraday ou Einstein.

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 04:39

Valoriser le travail ne fonctionne que pour les imbéciles qui se croient immortels. Sitôt conscient de notre finitude, avec plus ou moins d'acuité selon le tempérament et l'âge auquel s'effectue cette révélation Tolstoïenne, on n'a plus envie que de se concentrer sur l'essentiel, et ne plus perdre de temps. Or, les sociétés du divertissement, en abrutissant l'homme, l'empêchent de penser à sa mort, et donc aussi à sa vie. Ainsi, il travaille mais n'a pas conscience que la durée quotidienne passée à subir des tâches ingrates et dénuées de sens, il pourrait l'employer à voyager, à apprendre à chanter, à danser, à jouer d'un instrument, à naviguer, qu'il pourrait s'initier à la littérature, à la physique, aux sciences naturelles etc

Seul donc, un travail réellement épanouissant profite à l'homme, et tout travail contraint est pratiquement un crime contre l'humanité puisqu'il empêche l'homme de vivre sa vie, sa seule vie, et cette réalité est travestie par la religion. D'où une de mes anciennes réflexions: On change la signification de sa mort quand on ne parvient pas à s'accomplir en cette vie. Patrie, sabre et goupillon, tous unis pour asservir l'homme. Malheureusement, seuls quelques éveillés ont conscience de cela, pas assez pour modifier les structures sociales en profondeur.

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 04:30

Un jour, on prendra la conscience claire que traiter les animaux comme des objets est un crime dont malheureusement les auteurs ne paieront jamais le prix. Les manger par nécessité est légitime, car en tant qu'animal, nous sommes inclus dans la chaîne alimentaire, mais les empêcher de voir la lumière du jour, de s'épanouir en plein air, les traquer pour leurs cornes ou leurs ailerons, les castrer, les euthanasier au moindre problème qui empiète sur notre confort, c'est épouvantable. Et si on nous euthanasiait lorsque nous perdons une jambe, un bras, nos facultés motrices et mentales, nos dents, notre productivité, comment le vivrions-nous?

Il semble que nos sociétés sans âme en prennent d'ailleurs le chemin. Il eut été préférable de valoriser la vie animale au même titre que la vie humaine, plutôt que mépriser toute vie, y compris celle de l'homme..

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 04:18

Ce monde humain est censé apporter un peu de justice et contrecarrer la violence de la nature. Il n'en est rien. La plupart des politiques, largement corrompus, s'en sortent toujours. Malgré l'évidence de leurs crimes, ils persistent à donner des leçons de morale aux électeurs qui, s'ils volent de quoi survivre, s'ils trafiquent parce qu'ils n'ont pas d'emploi, seront, eux, sévèrement sanctionnés.

La réplique de Macron "le meilleur moyen d'avoir un beau costume, c'est de travailler", est scandaleuse, car la plupart des travailleurs se consument et perdent leurs vies dans des emplois qu'ils subissent, et pour un pitoyable salaire, mais ne travaillent pas pour les Banques Rotschild, monstrueuses comme le sont les banques par essence. Ce ne sont pas des exploiteurs, et comme ils n'en ont en général pas fait, ce ne sont pas la honte de la philosophie comme vous Emmanuel Macron!

"Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir".

La Fontaine toujours d'actualité, comme Foucault pour qui la justice, c'est la domination d'une classe sociale favorisée sur une classe sociale sans défense.

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 04:02

Pour Eckart Tollé, l'éveil lui aurait appris que le monde, l'action dans le monde ne peut rien lui apporter d'essentiel à ce qu'il est déjà. Je suis sceptique, car la loi de la vie, c'est l'extériorisation, la réalisation par l'actualisation de ses potentialités.

Ma Ananda Moyi accepta avec bienveillance la vérération de son mari, car elle était la Terre Mère, et le toucher était profaner le sacré. Encore une qui ne souffrait pas de mégalomanie!

Arnaud Desjardins, en couchant avec sa disciple Dalida, a abusé, selon moi, de son pouvoir. Mais dans ses enseignements aussi, il se trompait sans cesse. Ainsi, dans un de ses livres, il fait la distinction entre vrais et faux chercheurs de spiritualité, les uns durs au mal en quelque sorte, les autres superficiels. Mais cette distinction n'a pas lieu d'être, tous les hommes également sincères dans la quête d'un équilibre satisfaisant, le reste étant chimère abstraite.

Il parle aussi d'une femme qui pensait que son malheur était de ne pas avoir d'enfant, mais Desjardins lui dit qu'il ne fallait pas être sorti de Saint-Cyr pour comprendre qu'en réalité, elle n'en voulait pas, car elle sortait toujours avec des hommes qui n'en désiraient pas. Or, elle voulait peut-être des enfants, tout en en ayant peur, ce qui expliquerait l'enfermement dans cette répétition. Le fait de désirer n'implique pas l'absence de peur. Désirer sauter en parachute, séduire une femme, voyager implique de la peur, et la peur l'a empêchée d'avoir des enfants ce qui ne signifie pas qu'elle n'en désirait pas. La peur l'a dominée, et là était son véritable drame!

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 03:38

Encore entendu sur une radio Chrétienne qu'il fallait accepter la mort qui était le but de la vie. Le but de la vie, c'est la vie, la mort en est la fin, et, avec le mythe de la vie éternelle, les Chrétiens ne croient de toute façon pas à la mort. C'est comme les Bouddhistes qui s'en plaignent mais au fond sont bien contents de leur réincarnation, et la préfèrent infiniment à l'extinction, mais ils se dupent car la réincarnation est une fumisterie, et ce qu'ils cherchent, la cessation définitive, la mort nous le donne à tous naturellement, malheureusement. Crétins de Bouddhistes.

La plupart des "maîtres spirituels" sont des charlatans, des nullités incapables de dépasser le sens commun, comme le Dalaï lama, ou des jouisseurs comme l'Abbé de Rancé qui, lassés des plaisirs, imposent leur nouvelle vision du monde, l'ascèse, la chasteté, à de pauvres types qui n'ont jamais joui, jamais vécu. Tous les directeurs de conscience, philosophes y compris s'ils prétendent diriger la vie d'autrui, sont des imposteurs dont le ressort est le pouvoir et la domination psychologique. Ils sont à bannir de la Cité.

Dans une société où les hommes sont si stupides qu'ils adhèrent à n'importe quelle croyance, à n'importe quelle secte, à une fumisterie pourtant aussi manifeste que la voyance, où ils sont abrutis par les spectacles les plus vulgaires et criminels, où la démagogie règne en maître, comment être pour la démocratie? Les hommes, prêts à avaler toutes les couleuvres, psychiquement figés à l'âge de pierre, ne sont pas matures pour cela. Le philosophe ne peut dialoguer sans risques, alors il écrit.

J'aimerais qu'à ma mort, l'humanité ait franchi un bond dans l'évolution, et que plus jamais un poncif du genre:"Quand on veut, on peut" ne sorte de la bouche d'un homme.

Qu'y a t'il de moins réfléchi que tout ce qui ressort du management, des conneries comme la PNL, L'AT qui dominent le monde de l'entreprise et du développement personnel?

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