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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 22:40

 

Je n'accroche pas à Lacan.

Il suffit de l'entendre lire le début de la "Recherche du temps perdu", ( visible sur le net ) pour se convaincre de son charlatanisme.

Ricoeur, Lévy-Strauss, Castoriadis, s'en sont gaussés.

Et les crédules marchent toujours.

Mais plus c'est obscur, plus ça fait distingué, n'est-ce-pas ?

Bien malades sont ceux qui ont besoin d'être des initiés pour savoir qui ils sont, car ainsi ils ne le sauront jamais.

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 21:17

 

 

 Il existe dans la littérature Française un esprit mortifère, se complaisant dans le malheur.

Ce courant va de Montaigne à Houellebecq, Schiffter, en passant par des romantiques comme Musset, des décadents comme Huysmans, des Spleeneux comme Baudelaire, des catho comme Bloy, des Schopenhaueriens comme Cioran.

 

 Heureusement, la littérature Française, ce n'est pas que cela. C'est aussi Balzac, Stendhal, Céline, Genêt, Sartre, Saint-Exupéry, bref, de l'énergie.

 

 Mais actuellement, la tendance Houellebecquienne l'emporte.

 Je trouve pourtant qu'elle manque de cohérence.

Si Schopenhauer a raison, si la vie est essentiellement souffrance, pourquoi ne nous suiciderions-nous pas, puisque  même si cet acte témoigne d'une volonté contrariée, le résultat est tout de même efficace, on ne souffre individuellement plus des effets du vouloir vivre alors.

 

Donc, si on reste en vie, si on reconnaît une valeur à la vie, on doit essayer d'aller dans son sens, de pousser vers ce sens.

Quand un Schiffter critique le manque de luçidité des gens, leur ignorance, leur préjugé optimiste, leur ridicule désir de bonheur, et qu'en même temps, il déprécie la valeur de la vie, c'est incohérent.

Car alors, qu'a t' il à leur proposer de toute façon ?

 

Soit la vie peut valoir le coup, et on est en mesure de l'encenser, de montrer pourquoi, comment, d'aider les êtres à s'épanouir, soit on considère qu'elle n'en vaut pas la peine, on la déprécie à outrance, comme une sorte d'enfer, mais dans ce cas, on ne peut en vouloir aux gens de s'illusionner, de n'être pas philosophe, car s'il n'y a que de la peine à en tirer, à quoi bon philosopher ?

La philo, dans ce dernier cas, serait l'aptitude a accroître les souffrances qui accompagnent la luçidité, mais si elle ne peut rien donner d'autre, à quoi bon ? Laissons les gens se divertir !

 

Par contre, dans le cas ou la vie est promesse d'épanouissement, alors la philo, dans la mesure ou elle ne se résume pas à un assemblage de concepts ( même si c'est là le plaisir de quelques-uns, et cela compte aussi ), peut aider les hommes à mieux vivre, de façon plus intense.

Elle peut contribuer à leur libération, à ce qu'ils se déterminent eux-mêmes.

De  cette meilleure appréciation des préjugés et des possibles, à une vie réellement différente et réussie, il  y a encore un monde et la bonne vie n'implique pas nécessairement l'exercice philosophique, comme la philo conduit rarement à la bonne vie.

Mais c'est toujours quelque chose, une amorce.

 

L'essentiel, c'est je crois, de suivre les traces de Thoreau, et non de Kierkegaard.

 

Le premier a tout fait pour vivre pleinement, et comme il le raconte dans "Walden", il craignait de mourir avec le sentiment de n'avoir pas vécu.

Il a agi selon cette perspective, et il est mort serein, car jusqu'à la dernière extrémité, il fut pleinement vivant.

 

Le deuxième s'est fourvoyé dans une compréhension de la religion comme devant être opposée à la vie terrestre, et à la fin de sa vie, étant passé à côté de pratiquement toutes les bonnes choses de l'existence, il dit, et c'est terrible : "A la limite, je n'ai pas vécu."

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 10:09

 

 Après un moment d'émerveillement lors de mon arrivée en Angleterre, je finis par m'habituer à tout ce qui fut nouveau au commencement.

Au début, je sortais en quelque sorte de mon moi, puisque tout y était découverte, et tentative d'adaptation au mode de vie Londonienne. Mais comme dit Bouvier, on emporte toujours son moi quand on voyage.

Aussi je finis par me faire assez rapidement à tout ce qui m'était proposé, et mes problèmes existentiels revinrent.

 

Ceci dit, la richesse de la ville, les multiples possibilités de rencontre que j'y trouvais me permirent d'aller de l'avant, malgré mes phases de stagnation/régression habituelles.

Ma vie à Londres fut pleine et épanouissante, et malgré cela, lorsque le charme de la nouveauté s'estompa, je jugeai assez durement le Pays et ses habitants, comme en témoigne mes quelques articles sur Londres.

Beaucoup de choses m'ont déplu dont le climat, la nourriture, l'inculture ambiante et , j'ai par contre loué le civisme des gens.

Je voudrais corriger mon appréciation générale car le retour en France, pour les fêtes de Noël, fut assez pénible.

 

S'il y a une différence notable, entre les Anglais et les Français, c'est bien la politesse des premiers et l'agressivité des seconds.

J'ai lu dans des livres sur les expat qu'il est difficile de se réhabituer aux Pays latins après s'être immergés dans le mode de vie Anglo-Saxon, parce que ce qui nous paraissait être un mal inéluctable avant l'expat ne l'était pas en réalité.

 

Donc je craignais un peu mon retour en France. Comment allais-je vivre la mauvaise humeur, la hargne française ?

 

Eh bien, dès l'Eurostar, je m'embrouillai avec une femme assez agée.

Ayant 3 sacs avec moi, j'attendis qu'un homme qui bloquait le passage rangea ses affaires avant de passer de l'autre côté, car je ne pouvais que le bousculer autrement.

Ce qui est normal pour un anglais.

Eh bien, je me suis fait descendre comme c'est pas permis par une française parce que pour elle je devais passer sans attendre. Mais que j'attendais pour ne pas bousculer l'homme, c'était inconcevable pour elle.

Tellement éloigné de la mentalité anglaise où les gens s'excusent quand, par mégarde, on les bouscule !

Ceci est leur réputation, mais ce n'est pas une légende, ils font vraiment ça.

Dans le métro bondé, on n'empiète pas sur le territoire de l'autre, et on s'excuse à la moindre occasion, a la Japonaise.

Le revers de cette attitude, de ces moeurs, c'est peut-être un manque de franchise.

On n'y est pas très direct, on met beaucoup de formes.

Donc, les débats d'idées sont assez consensuels. On y évite de heurter son interlocuteur qui pourrait facilement être choqué.

 

Ne pourrait-on concilier bonnes manières et polémiques de haute volée ?

Q'importe, la délicatesse anglaise est bien agréable.

 

Peu après l'incident de l'Eurostar, je pris le métro de la Gare du Nord à la Gare Montparnasse, et une jeune fille, qui me marcha sur le pied, s'excusa comme avec contrariété.

J'ai l'impression que pour les Français, s'excuser est vécu comme une humiliation.

 

Ensuite, j'ai vu des Français d'origine Nord-Africaine cracher sur les quais du métro.

En trois mois, j'ai été le témoin de quelques crachats dans la rue à Londres, mais jamais je ne l'ai vu faire dans un lieu public fermé, comme sur les quais.

Pourtant, en dehors des Polonais, des Pakistanais, des Jamaicains, il y a aussi des Nord Africains à Londres.

 

Alors, et si le mal venait des Français de souche finalement ?

Les immigrés prennent le pli, s'adaptent à l'agressivité ambiante, aux Français râleurs, et à Londres, ils s'adaptent aux moeurs si tranquilles et policées des Britanniques.

Et ce qui devrait être la qualité de notre défaut n'est pas évidente.

 

Il n'est en effet même pas certain que notre tempérament vindicatif et contestataire nous serve à défendre nos intérèts.

Comme me l'a fait remarquer une amie suédoise, en France, on manifeste par millions pendant des jours, et tout le monde y perd puisque les réformes passent quand même.

On est toujours dans l'opposition, et on n'a pas appris le consensus qui élève les deux parties. Nos combats sont souvent infructueux.

Alors oui, le modèle à L'Anglo-Saxonne a du bon, et si la qualité de vie y est plus dure, les Anglais la compensent.

Malgré le fait que je sois Français, je ne suis pas loin d'abonder dans le sens de cette boutade Anglaise bien connue : "Dieu a crée la France, le plus beau pays du monde, et pour équilibrer sa création, il y a mis les Français".

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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 13:30

 

 

Si les Bouddhistes épargnent les animaux, c'est pour leur permettre de se réincarner en une forme plus complexe, les laisser aller au bout de leurs possibilités, mais pour qu'ils puissent sortir du cycle des renaissances, donc qu'ils meurent véritablement.

C'est doublement absurde, et parce que la joie est aussi positive que la souffrance en cette vie, et parce que nous mourrons tous de notre première mort hélas, le système des renaissances n'étant qu'une fiction consolatrice, un habile stratagème inconscient puisqu'en inversant les données du problème, la  vie étant l'enfer dont il faut sortir , ( ce qui nous serait  difficile ), et la mort définitive ou nirvana étant la solution, les Bouddhistes se rassurent en fait puisqu'ils se croient à peu près certains de se réincarner ( ce qu'il désirent au fond, aucun homme n'adhérant totalement, du fait de la vie elle-même, aux quatre nobles vérités )

 

Mais je ne suis pas Bouddhiste, et comme je crois que la vie a une valeur, je pense qu'il faut respecter celle des animaux.

Les tuer pour manger me paraît légitime, dans la mesure ou si l'humain est supérieur il le peut, et s'il ne l'est pas, pourquoi devrait-il se priver de l'activité régulière d'autres animaux ?

Ceci dit, puisque pour moi la distinction nature/culture est arbitraire ( nous sommes du monde et si nous comprenons ses lois, c'est que nous sommes nous-mêmes ses lois, et le pensons avec notre cerveau qui est un arrangement de la matière -voir Lévi-Strauss ), toute culture est comprise dans la nature, et l'écart entre nous et les animaux n'est que de degré de complexité.

 

Rien à voir avec le point de vue de Descartes, car si au corps automate de l'homme est associé la substance pensante, l'âme des Chrétiens,  au corps automate de l'animal n'est rien associé du tout, ce qui fait qu'il s'y réduit et qu'on peut le traiter comme une machine  ( pour Changeux l'homme lui-même est réductible à son corps ).

 

Or, j'ai un point de vue plus Animiste ou Panthéiste. Comme l'écrivait Nerval : "Tout est sensible, et tout sur ton être est puissant" ( Vers dorés )

 

Donc, si je crois que l'on peut tuer pour se nourrir, ce n'est pas dans n'importe quelle condition, pas dans les conditions actuelles par exemple.

L'élevage industriel, le transport, le fait l'on supprime des millions d'animaux pour se préserver, sans qu'on ait l'air d'y accorder de l'importance, tout cela est criminel et un mensonge que l'on se fait à soi-même.

 

En effet, on sait bien quel degré d'affection on peut éprouver pour un animal, et on sait qu'on est forcé de tricher avec soi-même pour en manger.

On ne peut manger du chat et du chien parce qu'on a appris à aimer le chat et le chien, qu'ils nous sont familliers, et la seule pensée de s'en nourrir nous répugne.

Les Chinois mangent du chien parce que les chiens leur sont moins proches. 

Nous pourrions donc développer des attachements avec quantité d'animaux que nous mangeons, et cela nous ne voulons pas y penser. Nous ne pouvons pas, parce que nous ne pourrions pas les manger alors.

 

Quand un fermier tue un cochon pour le manger, il le tue pour une bonne raison et cela a sa place, sa joie et sa tristesse.

Mais élever des millions d'animaux en batterie, les leurrer et les tuer, comme s'ils n'étaient rien, c'est mépriser ce qui vit autour de nous et s'en couper. C'est contre-nature en quelque sorte.

 Et je pense qu'à chaque vie animale sacrifiée, une petite cérémonie devrait être jointe, un petit rituel consacrant l'importance de cet acte, pour ne pas oublier que ce n'est pas anodin, que l'on se nourrit d'une vie enlevée.

Redonner aux événements leurs places pour ne pas en perdre le sens !

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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 12:37

 

 

 Une chose m'a marqué ici, l'absence patente de culture. Dans les kiosques à journaux, dans les W&H Smith, il est heureux de tomber sur une revue d'histoire, ou de littérature.

La culture ici, c'est l'économie ( influence d'Adam Smith ) et les sciences physiques et naturelles ( influence de Newton et Darwin ), et basta.

Cela explique qu'un penseur comme Richard Dawkins ( sociobiologie ), soit très considéré à Londres quand on l'abhorre en France.

C'est vrai qu'avec recul, la littérature, la philosophie, la musique classique, l'architecture, la peinture sont globalement loin des richesses de la France, de l'Italie, de L'Allemagne, de la Russie, du Japon.

 

Ainsi, si une fraction des Parisiennes ne goûte pas à la culture ( lectrices de Elle ), au moins les Parisiennes sont-elles séduites par les hommes cultivés, donc elles font un peu semblant.

A Londres, ce n'est pas un élément de puissance, ou bien masqué, donc cela n'intéresse pas les filles.

C'est aussi simple que cela.

J'ai mieux compris, du coup, l'importance de la musique rock ici.

Les Anglais s'y sont mieux défoulés, mieux exprimés que les Peuples d'autres nations, parce qu'au fond ils n'avaient que ça.

 

Le seul point positif, c'est la gratuité des musées, qui prolifèrent, sont immenses et passionnants ( l'essentiel provient des pays que les Anglais ont pillé ).

Parmi les plus connus, le British Museum ( avec les civilisations Assyrienne, Mésopotamienne, Gréco-romaine, Amérindienne, Aztèque, Asiatique etc, ) le Victoria and Albert ( dans lequel j'ai vu des sculptures mythiques sans cesse représentées, et surtout le fameux tableau où Platon pointe son doigt vers le ciel, le monde des Idées, et Aristote le pointe vers le bas, en tant que précurseur des sciences naturelles ), le National Gallery (avec notamment les Tournesols de Van Gogh ), le musée de Sciences et innovations ( dans lequel se trouve un superbe espace réservé à l'aventure spatiale ) le musée de Sciences Naturelles ( avec de nombreux squelettes de dinosaures ), et pour moi parce que c'est celui sur lequel j'ai le plus fantasmé, le musée Freud, qui se trouve dans la maison que Freud occupa après avoir fui les nazis.

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 10:11

 

 

 

 J'aimerais montrer que la couardise, une certaine forme de couardise, est seule naturelle et seule à même de sauver le monde et les hommes.

 Ce n'est pas justification facile ou mauvaise foi, puisque j'ai moi-même combattu,  j'ai surmonté ma peur de nombreuses fois.

J'ai ete jusqu'a sauter en parachute alors que je n'en avais pas envie, bref j'ai passé beaucoup de temps à me pourrir la vie, gratuitement, mais non sans motifs.

Il est possible que la psychanalyse explique ce comportement, comme par exemple l'intériorisation d'un ideal du moi qui empêche d'être soi.

Il est possible que cette intériorisation soit très fréquente, la plupart du temps se calquant sur le modèle de principes virils et héroîques hélas.

 

Toujours est-il que le comportement de l'homme courageux, qui surmonte sa peur, est une connerie, et  comme c'est hélas le modèle dominant, le monde est un charnier.

 

Tout vient de ce que l'homme ne suit pas les préceptes naturels; La peur l'avertit d'un danger. Son instinct est de l'écouter, mais son éducation l'a tellement vicié qu'il se sent obligé de surmonter sa peur, de lutter  contre ses instincts et la nature.

Or, quand on n'écoute pas la nature, on se coupe de soi-même, et on le paie.

 

Ainsi les animaux suivent les préceptes de la nature, et comme ils sont sains, ils ne tuent que ce dont ils ont besoin, se battent parfois pour des femelles ou un territoire, mais ne connaissent pas la guerre.

 

L'homme est plus intelligent, et pourtant son comportement est absurde.

 

Lorsque l'on tire sur un animal, celui-ci a peur, et écoutant la nature et son instinct, qui le poussent à se préserver, il s'enfuit.

Quand on tire sur un homme, l'homme dans un premier mouvement recule, puis, par idéalisation de lui-même fait face.

Ce faisant, il va contre-nature, et il prend la balle. Le voici tétraplégique et bien malin !

 

Or c'est ce qui se passe à l'échelle de millions d'hommes lors des guerres.

Ces hommes ont peur, et c'est bien légitime, mais ils bravent leur peur (ils se dupent eux-mêmes, ou sont conscients mais manquent du vrai  courage qui consiste à affirmer et souvent à suivre sa peur ), et ils meurent, deviennent infirmes par dizaines, par centaines, par milliers.

Leurs armes se multipient, sont plus performantes, mais ils conservent leur âme belliqueuses et héroîques, et ils meurent par millions. Comme c'est absurde !

Puis on arrive au nucléaire...

 

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 17:42

 

 

 Je voudrais proposer une piste pour eviter que la violence se propage parmi les jeunes.

La violence a des causes multiples, economiques, sociales, familliales et ici je voudrais rapidement exposer une  ligne directrice.

Les faits violents sont souvent la consequence d'un sentiment d'insecurite. On est violent pour plusieurs raisons,et l'une d'elles est la recherche constante d'endurcissement pour se proteger et repondre a la violence.

Cela entraine une surenchere dans la realisation de petits delits pour faire face et prouver a l'autre ce dont on est capable.

Ce sentiment d'insecurite peut provenir de la famille, ou bien des rapports sociaux plus vastes dans lesquels sont pris les individus.

Pour ce qui est de la violence a l'ecole, et du sentiment d'insecurite qu'elle entraine chez l'enfant qui a peur, et du coup soit se fait ecraser par les autres, soit est contraint de se conduire comme eux et de surencherir, le remede me parait etre l'autorite.

Ce qui compte, c'est que l'eleve se sente bien a l'ecole, et pour cela, le renforcement de l'autorite du prof est indispensable, ne serait-ce que pour focaliser l'attention et la haine des eleves.

Que le prof serve de bouc-emissaire sera toujours preferable a ce que ce soit l'eleve a mon avis.

 

Le probleme, c'est de faire exister et perdurer cette autorite.

Or, ca ne me parait pas possible en l'etat actuel du systeme educatif du fait de l'energie constitutive de l'enfant et de l'adolescent.

Il ne leur est pas naturel de se concentrer 8h par jour sur les cours.

Du coup, ils se defoulent, ils chahutent, et les qualites du prof ne peuvent rien contre une necessite biologique.

Plutot que de chercher a contenir l'energie des eleves en les amputant d'une partie d'eux-memes, par des medicaments, ce qui est contre-nature, plutot que de chercher a les adapter a des normes qui ne sont pas faites pour eux, pourquoi ne pas suivre le nature, et ne pas changer le programme qu'on leur impose ?

Ainsi, les faire travailler le matin sur les matieres scolaires, et privilegier les activites ludiques l'apres-midi ( le sport, la musique, les arts plastiques et autres ), ce qui, en plus de leur permettre de se depenser, peut les reveler a eux-memes, est tellement plus en accord avec ce que leur nature reclame !

Mais peut-etre la societe ne veut pas qu'ils se revelent a eux-memes, qu'ils s'epanouissent et dirigent librement leur vie ( eternel conflit entre l'individu et la civilisation : les progres de l'un imposent-ils necessairement le sacrifice de l'autre ?)

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 16:46

 

 

 La volonte n'existe pas.

En realite, il n'y a que de l'energie. On moralise du physiologique quand on parle de volonte.

Ce concept de volonte, lie a celui de liberte, est une laicisation du principe religieux de l'ame absolument inconditionnee, libre et responsable de ses orientations. On culpabilise ansi les hommes : "tu n'as pas de volonte", "il a de la volonte".

Or le fait de vouloir est lui-meme entierement determine.

"L'homme se croit libre parce qu'il ignore les motifs qui le determinent" dit Spinoza.

Il est malheureux que cette fausse croyance de liberte/responsabilite regente notre droit, faconne nos rapports humains et nos jugements les uns a l'egard des autres. La comprehension de la trajectoire des individus et l'empathie sont impossibles avec cette grille de lecture.

Il y aurait des hommes responsables et des hommes irresponsables, et des hommes entre les deux.

Mais tout ceci est absurde .

Il n'y a que des strategemes mis en oeuvre pour survivre et s'exprimer, trouver et prendre sa place, et des degres de connaissance qui permettent une adaptation du principe de plaisir au principe de realite.

On le voit bien avec les petits delinquants qui, par manque de lucidite, de comprehension globale, et pour d'autres raisons ( situations materielles, psychologiques ) se font coincer.

Par contre, un type comme Berlusconi, incontestablement criminel, a une comprehension du monde qui lui permet d'adapter la realite a son desir.

Il est parvenu a changer le reel en accedant au pouvoir, et en modifiant les lois a son avantage.

Qu'en conclure ?

Lui comme les autres essaie de s'en sortir, de prendre sa  place, avec ses facultes et ses limites.

Nul ne fait le mal volontairement disait Socrate, mais que par ignorance

 

Dans le meme genre d'idee fausse sur la responsabilite, on pretend dans la Fonction Publique lutter contre les discriminations, les places devant s'acquerir au merite et pas au physique.

En dehors du fait qu'il est ridicule d'aller contre-nature, c'est-a-dire qu'il est dans l'ordre des choses de preferer travailler avec un etre qui nous attire plus qu'il nous repulse, ca fait partie de ce qui motive a travailler, la notion de merite n'est pas plus legitime que le critere physique. Car si quelqu'un est attrayant,   et un autre competent, nulle difference de merite, puisque l'homme n'est individuellement ni a l'origine de son intelligence, ni de ses capacites a la faire fructifier, donc de ses performances.

Le poste, la gratification sanctionnant la competence, oui, (car meme si on n'est pas responsable de son efficacite, celle-ci vaut pour ce qu'elle est ), la notion absurde de merite, non.

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 23:47

 

 

 Andy Hug etait un combattant exceptionnel, performant au plus haut niveau en Karate Kyokushinkai et en kick-boxing ( K1 ).

Mais etait-il heureux, ne trichait-il pas avec lui-meme ?

Ce guerrier quasi invulnerable a ete emporte par une leucemie en quelque mois.

 Je m'interroge.

Est-ce naturel d'etre un guerrier ?

Les brutes que l'on voit au K1, qui donnent l'impression de ne pas craindre les coups, voire d'aimer cela, sont-elles sinceres, ou jouent-elles un role dont elles n'ont pas conscience ?

Qu'est-ce qui les a pousses a ce genre de vie ?

Apres 15ans d'entrainement et de combats violents, peut-etre sous la carapace d'Andy quelque chose percait, une sensibilite etouffee, masquee par des annees d'endurcissement, des questions qui ne sont pas parvenus a prendre forme pour sa concience.

Pourquoi une telle vie, ces coups indefiniment recus et donnes, cette destruction d'autrui et de soi-meme ?

 

Et puis c'est la crise, une remise en cause de tous les fondements, de ce qu'a ete le centre de sa vie, et certains preferent mourir que voir cela, qu'etre confrontes a cela.

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 23:29

 

 

 Bourdieu a bien raison d'insister sur le fait que le vrai scandale, c'est que prendre ses reves pour la realite ne soit pas la norme ( dans le sens ou les reves doivent s'incarner reellement, modeler le reel a leurs avantages ), mais soit considere comme pathologique. Helas, le reel ne permet qu'a bien peu d'hommes d'y realiser leurs reves, et ils se refugient dans le fantasme, des derivatifs ( TV, lecture ), ils vivent par procuration,ou bien ils renoncent a choisir leur vie.

Et c'est un reel abhorre qui s'impose.

Donc, lorsque des sociologues actuels disent que les hommes ont une conduite plus lucide sur leurs affaires que le pensait Bourdieu, a peu pres adequate a ce qu'ils peuvent obtenir en fonction de leur situation, c'est vrai, mais c'est aussi tout le probleme, la non remise en cause de la pauvre portion de reel qui leur echoit, les faibles champs de possibilites qu'on leur permet. Et c'est contre ca que Bourdieu s'est revolte justement. Montrer l'inegalite des reves, des desirs, des possibilites de chacun en fonction de l'inegalite du donne originaire.

 

La force de Bourdieu, c'est d'avoir mis a jour les processus de domination et de legitimation de la domination.

Sa faiblesse, c'est de ne rien voir d'autre, de biologiser a outrance les rapports humains en quelque sorte.

On peut aimer Proust pour des tas de motifs qui echappent au desir de differenciation et de domination dans le champ culturel.

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