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2 décembre 2018 7 02 /12 /décembre /2018 19:00

Zamiatine « Nous autres »

Lu « Nous autres» de Zamiatine, publié en 1920. Il est, comme « Roman avec cocaïne » d’Agueev, un grand livre méconnu. Cette dystopie préfigure les œuvres d’Huxley et d’Orwell, qu’elle a influencé. C’est un livre court mais qui est d’une grande richesse philosophique.

Voici quelques idées que Zamiatine y développe :

Critique du Taylorisme, de la mécanisation des individus, comme du conformisme et des totalitarismes à venir.

Critique de l’égalitarisme, où «  être banal est devenu un devoir ».

Eloge de l’inconscient, des pulsions, de « l’inquiétante étrangeté » (Freud, les surréalistes), comme porteur d’une vérité essentielle.

Critique implicite de Hegel, du rationalisme extrême.

Analogies avec Nietzsche, (le désordre Dionysiaque plébiscité contre l’harmonie Apollinienne).

Eloge de l’inattendu, dans une société du contrôle où l’idéal c’est que rien n’arrive, que tout soit prévisible, donc la liberté s’oppose au bonheur, à la sécurité (mais l’avenir est « création d’imprévisible nouveauté » : Bergson)

Réhabilite la tristesse, la souffrance, les émotions dites négatives, l’ambivalence et s’oppose donc à Spinoza, au Bouddhisme, aux modes actuelles omniprésentes de développement personnel, des théoriciens du bonheur et de la joie qui, de plus, occultent l’importance des conditions de vie réelle (travail, argent, santé etc)

Filiation avec le « Sous-sol » de Dostoïevski. « Et si je hais leur idéal de bonheur imposé, si je désire être malheureux, si je ne veux pas du salut. »

Critique de l’Etat « le plus froid de tous les monstres froids » selon Nietzsche. Tendance actuelle au contrôle et à la surveillance constante, et inquiétante : ne fumez pas, buvez modérément (et si je veux boire avec excès !) rouler doucement,  hydratez- vous quand il fait chaud, couvrez-vous quand il fait froid etc : infantilisation des masses.

La maladie, comme émergence de lucidité. Ne plus trouver le monde, les normes comme allant de soi. Anti-conformisme.

Eloge de l’individu, contre les « numéros », du personnel contre l’impersonnel (on pourrait aussi dire « citoyens », « camarades » : dangers d’uniformisation, de dérives totalitaires, Etat unique, pensée unique, grand bienfaiteur etc). Et encore, les numéros 1,2,3 se distinguent en rapport à « Camarades, Citoyens).

Omniprésence des références aux maths, et opposition à la réduction des sentiments aux chiffres, à la logique, au rationnel. S’oppose au positivisme d’Auguste Comte.

Et puis, il y a l’amour. Le « héros », D-503 tombe amoureux de I-330, et son attirance prime sur tout le reste, sur toute considération rationnelle. Et y est développé une critique subtile de l’amour indifférencié, avec la valorisation des affinités, et de la jalousie comme naturelle à l’homme. Quand on aime, on ne compte pas. C’est le cas de le dire.

 

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20 novembre 2018 2 20 /11 /novembre /2018 20:07

Plus Brian plongeait dans les bouquins de psycho, plus il se rendait compte de ce qui lui avait manqué enfant, de ce qui l’avait blessé. Qu’il s’agisse de son hospitalisation bébé, ou il s’était laissé mourir de faim avant d’être récupéré par sa famille, du mode d’attachement insécure, des injonctions et messages contradictoires, il se dit qu’il n’avait pas développé les réseaux neuronaux qui lui permettraient une socialisation correcte. Il lui fallait reconfigurer son cablage neuronal. Jamais il n’avait fêté son anniversaire avec des amis par exemple, il n’en avait pas l’habitude, et il ne comprenait pas nombre de réactions, de comportements, d’expressions dites normales. Il était devenu une sorte de « Loup Larsen », de capitaine Nemo, nihiliste actif, dangereux misanthrope, qui cherchait à s’éloigner des hommes, en haïssait le conformisme, la bêtise, et la violence, qui préférait la compagnie des animaux, mais qui, lucide, s’apercevait qu’il était vain de vivre seul, et qu’on ne pouvait être homme sans contact avec l’humanité, sans amitiés. Mais, sans cesse, il était ramené à la violence. Il avait fait connaissance avec un ancien guerrier tamoul à qui on avait sectionné des nerfs de la jambe droite, et qui, ancien sportif, peinait à marcher. La lecture de « Petit pays », de Gaël Faye, avec les horreurs perpétrés au Rwanda, au Burundi, n’avait fait que conforter ses préjugés anti humanistes.

Qu’observe-t’on, au juste, de pire dans le comportement des animaux ? Des symbioses violentes, annihilatrices d’individualités, des chats qui jouent avec la souris, des orques qui se servent des phoques comme de ballons, des singes stratèges et lyncheurs, des lions qui tuent les petits des lionnes, des morses qui dévorent des morses plus jeunes… Certes, c’est déjà assez atroce, une guerre incessante, comme l’écrit Schopenhauer, autant que l’harmonieuse coopération sélective des romantiques et des écolo.  Comme l’écrit Jim Harrison, la nature n’a rien de la vision qu’en ont les idéalistes. Mais ce n’est encore rien par rapport à la violence, aux perversions enrobées de bonne conscience, à la puissance de destruction humaine. Comme l’avait lu Brian dans une chronique littéraire, si un homme prenait au sérieux les titres des journaux, il ne lui resterait rien à faire que sortir dans la rue et hurler.

Mais il y a la danse.

Sans la musique et les chiens, la vie serait une erreur, écrit Schopenhauer. Sans la danse, la vie serait une erreur, comme l’écrit Nietzsche, sorte de loup des steppes emmuré, qui, peut-être, n’a jamais dansé. Sans la pêche, le vin et les chiens, la vie serait une erreur comme l’écrit Harrison. Oui, sans le vin, les chiens, les ramen, les hippopotames, les éléphants et les crocodiles, la littérature et la danse, la vie serait une erreur, aurait pu surenchérir Brian. Et sans les femmes, aussi.

Et il y avait justement ces bouquins, qui venaient de sortir. « Danser, une philosophie » de  Julia Beauquel, et «Faites danser votre cerveau », de la neurobiologiste Lucy Vincent, de bons motifs pour persévérer dans l’existence. Mihaly Csikszentmihalyi, comme Robert H Frank,   écrivent que dans la vie, il faut trouver ce pour quoi on est fait, comme Bill Gates pour l’ordinateur, ce que l’on aime vraiment faire, et poursuivre en cette voie, devenir un expert en sa discipline, et alors on est dans le « flow ». Et les deux choses que maîtrisait Brian, c’étaient l’écriture, et le mouvement. Il était un penseur de la complexité, comme Edgar Morin, mais beaucoup moins structuré que lui, plus épars. Et il était, comme Ueshiba, ou Nijinsky, un Dieu du mouvement, un demi-Dieu pour être plus exact. Il avait le truc pour ça. Après avoir éliminé tant de gens, après la destruction, il créerait peut-être une thérapie par le mouvement, ou avec le mouvement comme source. La phase créatrice.

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11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 19:10

 

On prétend concilier l’hommage aux poilus, aux anciens combattants, aux « morts pour la France », et la stigmatisation de la guerre comme quelque chose de néfaste, d’effroyable. En fait, honte aux poilus. Il aurait fallu les poursuivre en justice, pour crimes et lâcheté de non mutinerie, d’’acceptation massive de la guerre, pour avoir tué des millions d’êtres humains, et s’être fait tuer par millions pour des politiques et des financiers, pour un idéal, la Patrie, qui est une création éphémère. Honte à eux ! Les tueurs en série sont des « monstres » voués à la vindicte populaire quand ils tuent trois personnes. Mais ils souffrent d’un manque d’empathie, sont malades et devraient être soignés. Et les braves gens, ordinaires, qui ont des émotions, tuent et torturent des millions d’hommes, de femmes et d’enfants, parce qu’encouragés, imposés par l’Etat, et cela sans résistance, et avec bonne conscience. Qui sont les vrais monstres? Pour le troupeau infâme et abject, combien de saints hommes, comme jean Genêt ou Pasolini ?

Hypocrisie des démocraties française, américaine, qui font du viol un crime, mais qui placent les gens dans des institutions, les prisons, dont une grande proportion des jeunes prisonniers se font violer, ce qui pourrait être évité, mais est permis par l’Etat. « Tu vois la paille dans l’œil de ton prochain, mais pas la poutre qui obstrue ton œil ».

On parle des crimes de guerre mais on a négligé, pendant tant d’années, le phénomène de bouc-émissaire. Si les causes du processus de rejet et de destruction, d’anéantissement du camarade de classe sont la plupart du temps liées à des problèmes de socialisation, d’intégration au groupe causés par les difficultés de l’environnement, des parents, il reste que les pauvres enfants ou adolescents, et les adultes victimes de ce lynchage  qui peut durer tout le temps de la scolarité, et qui consiste en des insultes, des coups, des humiliations, des brimades de toutes sortes, ces êtres blessés donc, sont conduit à l’isolement, subissent un stress continu, éprouvent une phobie scolaire légitime,  ont une estime de soi désastreuse, et puisque cet ostracisme est inscrit dans la durée, on peut légitimement parler  à propos de ce rejet, d’actes de torture perpétrés dans les écoles en France, et partout dans le monde.

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11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 01:38

J'ai lu un article de Léo Tamaki sur la violence potentielle beaucoup plus redoutable de l’aïkido si employé convenablement, et pratiqué intensément. En tant que pratiquant, entre autres, d’aïkido, je suis critique. En quoi l’aïkido peut être plus redoutable que les combo de kick ou de thaï, que les projections de lutte ou de judo sur le béton, ou que les finalisations par clés ou étranglements du jiu jutsu brésilien ? Tout au plus, il dispose de quelques stratégies et mouvements qui lui sont propres pour sortir d’un encerclement et faire face à plusieurs adversaires, armés ou non. Mais tout ceci reste théorique, et l’aïkido a de nombreuses failles. Comment faire face à des frappes rapides et variées ou les membres qui percutent se retirent rapidement ? Comment contrer les « takedowns », les amenées au sol des grapplers avec l’aïkido ? Par taï-sabaki ? Comment, une fois au sol, sur le dos, s’en sortir avec des techniques d’aïkido ? Peuvent-elles marcher dans cette situation, ou sont-elles totalement inopérantes ? On peut dire qu’on ne doit jamais se retrouver au sol, d’accord. Oui, mais si on s’y retrouve ? Et on sait que contre un grappler, il y a peu de possibilités d’y échapper, de toute façon, qu'on soit non pratiquant, boxeur ou aïkidoka. De même Léo montre une vidéo ou des combattants d’UFC prennent une trempe contre des instructeurs de l’armée. Mais c’était du deux contre un, et ils étaient tous armés de battes avec des grosses protections. Et, en fait, dans ces conditions, à la place des UFC fighters, tous auraient perdu. Peut-être Léo pense qu’un maître s’en serait sorti ? Mais quand on écrit que l’aïkido est plus efficace que le MMA quand il est pratiqué intensément, alors il faudrait conclure que lui-même, Tissier, les anciens ushi deshi de Ueshiba, comme Shimizu, Shioda, Saito, Tamura ou Chiba étaient ou sont plus efficaces, dans la rue, que les champions de MMA. En fait, même Ueshiba, je ne vois pas comment il aurait pu résister à un enchaînement de boxe, ou à une amenée au sol, puis, au sol, sur le dos, comment il aurait pu résister, contrer les spécialistes du domaine, avec les techniques d’aïkido, et même, quoi qu’on dise des appréciations très valorisantes de Kano sur Ueshiba, avec tout le background martial d’O Sensei, incluant sumo, et daito ryu. Et pourtant, j'aimerais croire qu’un Yamaguchi Seigo aurait pu trouver des solutions face aux champions de MMA. Mais ,comme on le constate souvent, les confrontations entre maîtres d’arts martiaux et champions modernes sont violemment démystificatrices (tai chi vs mma etc).

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11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 01:26

Repensant à Clara, Brian se dit qu’elle était ce qu’il méprisait chez les femmes. Inculte, ignare en littérature, philosophie, psycho, cinéma, sciences, elle était de ces femmes attirées par le succès, le produit fini, quelque soit le contenu. Ainsi, ces femmes ne font pas la différence entre Paulo Coelho, Laurent Gounelle, les théories de développement personnel avec les idées les plus misérables, et un penseur comme Edgar Morin par exemple. Incapable d’apprécier ce que lui, Brian, apportait, pouvait apporter, une pensée un peu profonde et originale. Il pensait à toutes ces conneries si plébiscitées par les femmes, comme la Pnl, les thérapies new âge avec la bioénergie, au  fait qu’elles soient prêtes à suivre n’importe qui, absolument n’importe qui, animateur le plus vulgaire,  journaliste TV, bonimenteur, écrivaillon, coach en management, du moment qu’il avait un début de succès. Les femmes étaient vraiment des créatures pitoyables, méprisables, des prostituées par nature, ou des esprits faibles. Mais il est des exceptions. Brian pensait à la pianiste Hélène Grimaud, et, plus surprenant de sa part, il s’était plongé dans le deuxième sexe, de Simone de Beauvoir, et, malgré un jargon existentialiste et dialectique matérialiste daté, il avait été touché par l’histoire, peut-être un peu exagérée, de l’oppression féminine, presque convaincu, et ses critiques littéraires, sur Montherlant, DH Lawrence, Claudel, l’avaient impressionné. Elle rejoignait dans la critique de Montherlant, ce qui n’était guère surprenant, le point de vue de Sartre sur les surréalistes dans « Qu’est-ce que la littérature ? ». Leurs hauteurs, leurs révoltes ne sont que des poses narcissiques sans portée réelle, de fausses prises de risques, des attitudes auto-complaisantes.

 

Brian aimait discuter avec Chao. Chao, pour un « bâton rouge », était assez cultivé, et ouvert aux expérience intellectuelles, réceptif. Il était ravi de pouvoir être initié à la philosophie, la littérature Occidentale. Quant à Brian, il apprenait moins de Chao sur la culture Chinoise, étant déjà informé, mais il prenait quand même de « l’atmosphère » du Pays à son contact. Et puis, il appréciait les échanges martiaux. Il aimait le sparring en sanda. Vraiment une boxe efficace, transférable pratiquement tel quel en MMA. Il ne lui manquait que les coudes, les genoux, le clinch et le sol pour être opérationnel dans cette discipline. Dans le même genre de pratique efficace, et proche, il y a le sambo combat bien sûr, synthèse de boxe pied poing, de judo et de lutte, et, moins connu, le daido juku, synthèse de karaté kyokushinkaï et de judo. Mais le sanda, avec son style particulier, notamment l’emploi fréquent des coups de pied latéraux,qui servent un peu de jab pour maintenir la distance, comme les front kick jambe avant en thaï, mais qui sont aussi des frappes percutantes, et aussi sa spécialisation dans les transitions pied poing/lutte en font une boxe, un art spécial, dont l’un des champions a brillé en MMA, le grand Cung Lee, remarquable pour ses techniques de jambe et ses slam, qui surprit tout le monde en battant Frank Shamrock il y a quelques années.

 

Il lut un article de Léo Tamaki sur la violence potentielle beaucoup plus redoutable de l’aïkido si employé convenablement, et pratiqué intensément. En tant que pratiquant, entre autres, d’aïkido, il était critique. En quoi l’aïkido pouvait être plus redoutable que les combo de kick ou de thaï, que les projections de lutte ou de judo sur le béton, ou que les finalisations par clés ou étranglements du jiu jutsu brésilien ? Tout au plus, il dispose de quelques stratégies et mouvements qui lui sont propres pour sortir d’un encerclement et faire face à plusieurs adversaires, armés ou non. Mais tout ceci restait théorique, et l’aïkido avait de nombreuses failles aux yeux de Brian. Comment faire face à des frappes rapides et variées ou les membres qui percutent se retirent rapidement ? Comment contrer les « takedowns », les amenées au sol des grapplers avec l’aïkido ? Par taï-sabaki ? Comment, une fois au sol, sur le dos, s’en sortir avec des techniques d’aïkido ? Peuvent-elles marcher dans cette situation, ou sont-elles totalement inopérantes ? On peut dire qu’on ne doit jamais se retrouver au sol, d’accord. Oui, mais si on s’y retrouve ? Et on sait que contre un grappler, il y a peu de possibilités d’y échapper, de toute façon, qu'on soit non pratiquant, boxeur ou aïkidoka. De même Léo montre une vidéo ou des combattants d’UFC prennent une trempe contre des instructeurs de l’armée. Mais c’était du deux contre un, et ils étaient tous armés de battes avec des grosses protections. Et, en fait, dans ces conditions, à la place des UFC fighters, tous auraient perdu. Peut-être Léo pense qu’un maître s’en serait sorti ? Mais quand on écrit que l’aïkido est plus efficace que le MMA quand il est pratiqué intensément, alors il faudrait conclure que lui-même, Tissier, les anciens ushi deshi de Ueshiba, comme Shimizu, Shioda, Saito, Tamura ou Chiba étaient ou sont plus efficaces, dans la rue, que les champions de MMA. En fait, même Ueshiba, Brian ne voyait pas comment il aurait pu résister à un enchaînement de boxe, ou à une amenée au sol, puis, au sol, sur le dos, comment il aurait pu résister, contrer les spécialistes du domaine, avec les techniques d’aïkido, et même, quoi qu’on dise des appréciations très valorisantes de Kano sur Ueshiba, avec tout le background martial d’O Sensei, incluant sumo, et daito ryu. Et pourtant, Brian aurait aimé croire qu’un Yamaguchi Seigo aurait pu trouver des solutions face aux MMA fighters. Mais ,comme on le constate souvent, les confrontations entre maîtres d’arts martiaux et champions modernes sont violemment démystificatrices (tai chi vs mma etc). L’idée lui était déjà venue d’aller tester Tissier lors d’un stage. Un défi.

 

En s’interrogeant sur ses pratiques corporelles, le fait qu’il se sentait mal, faible quand il ne s’entraînait pas deux, trois jours d’affilée, Brian s’interrogeait. D’où venait un tel attachement à l’exercice physique et à la notion, la sensation de corps efficace ? Il sur-investissait le corps, faisait dépendre la force de son esprit de la forme de son corps, de ses capacités. Le corps était condamné à dépérir, de toute façon.

Il avait vu le trailer du dernier film d’Eastwood, et celui-ci était devenu un vieillard. Il y a encore dix ans, dans «  Gran Torino », il restait physique, mais là, il était tout voûté, n’avait plus de bras. Bordel, la vieillesse, comme l’avait dit De Gaulle, était bien un naufrage. Clint Eastwood n’était plus vraiment Clint Eastwood, et c’était sacrément choquant et triste.

De toute façon, qu’importe le corps par rapport à l’amour ? Peut-être Clint avait t-il l’amour, ou l’avait –il eu et il savait ce que c’est. Brian, lui, ne croyait pas à l’amour. Comme dans le texte célèbre de Pascal, il croyait qu’on n’aimait les gens que pour des qualités, qu’il n’y avait rien en dehors d’elles. Peut-être parce que ses parents lui disaient que pour être aimés, il faut être aimable, et ils ne l’aimaient pas, parce que pour eux, il ne l’était pas.

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7 novembre 2018 3 07 /11 /novembre /2018 19:35

Brian entendit parler de la fugue d’une personne âgée d’un foyer de vie. L’emploi du mot fugue, infantilisant, lui parût totalement inapproprié. Et puis, jamais on n’a  à enfermer des êtres humains dans un « foyer de vie », expression pitoyable s’il en est, ou institution quelconque. Cet homme a eu une saine réaction. D’ailleurs, il a dit qu’il avait besoin de faire le point, de se ressourcer, signe de lucidité. Et que risquait-il ? La mort est de toute façon préférable au fait de ne pas avoir prise sur sa vie, de la voir diriger  par un autre, le pire des sorts. Société infâme, là encore, qui enferme toute personne qui ne répond pas totalement aux normes. Qu’on les laisse libre de leurs désirs et de leurs mouvements, quels que soient les risques encourus ! Un taureau sauvage qui meurt à la Corrida plutôt qu’un bœuf castré mené à l’abattoir !

De même, il avait été choqué par un reportage ou des aides-soignantes en EHPAD, apparemment bienveillantes et pleines de bonne volonté, infantilisaient les vieillards et parlaient d’eux comme s’ils n’étaient pas là, alors même qu’ils étaient là, comme s’ils n’existaient pas, et c’était, pour employer une formule de Arendt, la banalité de la maltraitance, dans toute son horreur.

 

On dit que l’argent ne fait pas le bonheur. En fait ne pas vivre de rentes, c’est être esclave, condamné à travailler, donc ne pas être libre, maître de son temps. Etre enchaîné à un travail détesté, puis mourir ! Seules les religions et les hallucinés des arrières mondes permettent d’entretenir cela. Si les hommes savaient, -ils sont dans l’ensemble bien trop lâches pour savoir- ils se réveilleraient dès maintenant.

 

Aux infos, il entendit qu’un type qui avait braqué une épicerie pour problèmes financiers serait condamné par une peine conséquente. Mais, selon l’avis de Brian, il n’avait même pas à être poursuivi. Il ne braquait pas pour s’enrichir illégalement (encore que là aussi, il n’y ait pas de raison pour que le pauvre par héritage n’ait pas accès par la force à la richesse par héritage) mais par nécessité. Que faire d’autres quand on n’a ni ressources ni moyens d’en obtenir ? Il faut bien manger, se soigner, vivre… Et le devoir de l’Etat est d’assurer un travail à ses membres. S’il ne le fait pas, braquer est tout à fait légitime.

 

Brian s’interrogeait aussi sur le spleen, le désespoir propre aux lettrés, aux intellectuels. Plus on savait, plus on lisait, plus se posait la question du pourquoi, du sens de tout ce travail. Un type qui ne sait rien n’a rien à perdre, et il n’a pas fait d’efforts colossaux pour emmagasiner des connaissances dont il pourrait douter du sens. Mais un bosseur dont un avc ou la mort peut supprimer tout le savoir accumulé en un instant ne peut que se dire, de temps en temps, à quoi bon tout ce travail, ces millions d’idées brassées qui ne le rendent pas plus heureux, lui compliquent la vie, et l’isolent ? Peut-être est-ce une réponse à un besoin profond pour une nature singulière. Tout de même. Les grands écrivains et artistes sont beaucoup plus préoccupés de la question du sens, beaucoup plus désabusés, beaucoup plus tentés par le suicide que les individus ordinaires, la majorité des hommes.

 

De qui pouvait-on vouloir la reconnaissance quand on était un vrai écrivain ? Des politiques, qui n’y connaissent rien, des industriels ? Certainement pas. Des grands bourgeois incultes ? Non plus. Des grands intellectuels ? Pas nécessairement. Des pairs, des authentiques passionnés ? Peut-être davantage. Mais de toute façon ça ne réglait pas le problème de la quête de reconnaissance. C’était perdu d’avance, une quête sans issue. Il y avait une forme de maladie là-dedans, vouloir absolument être reconnu comme une intériorité autonome, avec ses propres idées, et avoir un besoin permanent et pathologique d’expression pour s’assurer cette reconnaissance, se rassurer par la validation des autres. Comment guérir de ça ? C’était bien une forme de maladie.

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7 novembre 2018 3 07 /11 /novembre /2018 02:13

Brian continuait à s’entraîner, tout en modifiant les exercices qu’il pratiquait. Il aimait la pratique du sabre de bois japonais (le ken), ainsi que du bâton (le jo). Les deux étaient complémentaires. Le ken fortifiait les épaules, le dos, et les avant-bras, avec ses coups qui évoquaient le bûcheronnage. Le jo développait davantage la souplesse, la puissance des poignets, et offrait des opportunités plus ludiques, plus de jeu. Le jo était l’arme qu’il maîtrisait le mieux, l’arme la plus évidente, et universelle de son point de vue.

 

Il pratiquait aussi la musculation. Peu d’abdominaux, car il  travaillait les abdos avec d’autres exercices. Il bossait les jambes avec du poids de corps. Squats, squats sur une jambe, squats sumo, jumping jack, fente avant, arrière, demi pont constituaient une base. Il se servait également d’haltères. Il pratiquait, pour le haut du corps, du curl marteau pour les avant bras, du curl en isolation, du curl avec rotation, du développé militaire, des élevations latérales, du rowing, du tirage vertical, qu’il aimait particulièrement, et des exercices hybrides. En poids de corps, il affectionnait les dips, les tractions horizontales, et les pompes. Un vrai fana des pompes, qu’il pratiquait depuis l’adolescence. Pompes mains écartées , très écartées, peu écartées avec coudes classiques ou le long du corps, pompes avec les mains tournées vers l’extérieur, vers l’intérieur, sur les poings, les doigts, pompes diamants, pompes croco, pompes scorpion, pompes spartan, avec marche du lézard vers l’avant ou l’arrière, pompes indiennes , pompes navy seals (dive bomber push up). Mais, bizarrement, il se sentait moins puissant, moins fort, moins gainé, moins complet, exhalant moins de charisme aussi, qu’avec ses exo de danse.

 

Avec ceux-ci, il se livrait à un travail fonctionnel, plus en profondeur. Certes, le nombre de répétitions sur les exo de muscu classique ou le poids des charges diminuaient ou n’étaient pas impactés avec ce genre d’entraînement. Mais les impressions étaient meilleures, les sensations. C’est qu’en sautant, lançant les jambes et les bras, se pliant, se contorsionnant, plongeant vers le sol, il alternait des exo de gymnastique martiale japonaise (taiso), chinoise (Qi Gong), de danse contemporaine, de yoga, et beaucoup de ses positions, de ses mouvements au sol évoquaient le silat et les échauffements du jiu jutsu brésilien. C’était un entraînement personnel, une synthèse vraiment complète. Plus les mouvements de karaté ou d’aïkido qu’il introduisait parfois dans sa danse, ça lui prenait parfois deux heures , parfois quatre, non stop, et il en ressortait avec l’impression d’être plus affuté qu’avec n’importe quelle pratique.

 

De plus, Brian s’entraînait avec Chao. Frère Tang lui avait présenté ce « bâton rouge », un membre d’une résurgence des 3 harmonies. Il désirait retrouver l’esprit à l’origine de la fondation de la Triade. Il avait été envoyé à Paris pour aider les Chinois à régler leurs différends de la manière forte. Chao, c’était un type efficace, l’équivalent Chinois d’une sorte de super chasse-gueux Malouin quand les chasse-gueux ne suffisaient plus. Or, il vint visiter Frère Tang, et Brian, si désespéré, fut convié à une soirée organisée par Tang. Puis, après enquête de la Triade, ils avaient découvert que, malgré la pratique d’arts martiaux japonais, une fausse note, les compétences martiales de Brian étaient avérées, qu’il avait des connections, et son intérêt non simulé mais réel pour la Culture Chinoise les avait intrigués. Il n’est pas aisé de remonter de « bâton rouge » à « tête de dragon », mais il lui avait été permis un échange fructueux avec Chao, grâce auquel ils s’enrichirent tous les deux. Brian pouvait apporter des mouvements issus du daito-ryu, proche du Quinna (ou Chin na), ainsi qu’une manière particulière de se mouvoir proche du Machida karaté et de la gestuelle d’Ido Portal et une façon de distribuer ses frappes, avec un côté silat ou kempo hawaïen (kajukenbo), et Chao lui apprenait des techniques du pa kua, du hsing i, et issues de la pratique du kung fu sportif, le sanda ou sanshou, avec de bons enchaînements stand up et lutte (un mixte de boxe pied poing Occidentale, de techniques issues des boxes Shaolin, et de la lutte Chinoise Shuai Jiao).  Puis ils échangeaient sur la culture Occidentale et Chinoise, leurs convergences et leurs divergences.

Brian présenta Chao  à Maharo, et enfin ils allèrent voir le Monstre. Chao  refusa l’aide de Brian et de Maharo pour la situation des Chinois à Paris, ça ne se faisait pas comme ça, mais le Monstre lui parut nettement plus convaincant à vrai dire, et ils échangèrent un peu à l’écart. Le Monstre, s’il le souhaitait, pourrait s’occuper avec plus d’ardeur de la situation et serait plus convaincant que toutes les mafias réunies. Quelque soit la cause, transhumanisme, élimination des ennemis de Brian, ou sécurité de la diaspora Chinoise, il broierait tous ceux auxquels il s’opposerait et s’imprimerait si loin dans les consciences qu’il les traumatiserait pour des générations et des générations. Une peur abyssale, une terreur au plus profond enracinée, il leur infligerait. Et Chao avait compris ça.

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6 novembre 2018 2 06 /11 /novembre /2018 23:57

Si les religions aident essentiellement à conjurer la peur de la mort et de l’imprévisible, et à apporter de la cohésion sociale, il est triste de constater qu’il n’existe pas, pour l’athée, à part quelques mouvement et rassemblements, de véritable communauté dans laquelle il pourrait trouver entraide, coopération et chaleur humaine. Il est désolant de constater que le Juif, le Chrétien, le Musulman, le Bouddhiste, tous lâches en quelque façon, puissent se ressourcer au sein d’une société réconfortante quand l’homme lucide paie son courage d’un isolement  existentiel bien sûr, mais aussi bien réel et matériel. Il faudrait créer une communauté structurée pour laïcs et scientifiques, qui servent de substitut aux groupes religieux. Peut-être les francs maçons sont-ils une tentative dans cette voie, mais leurs rites mystérieux et leur croyance préservent-ils la rigueur de la recherche intellectuelle, le haut niveau philosophique et scientifique, l’autonomie intellectuelle, la remise en cause possible de tous les préjugés,  y compris l’égalitarisme et les droits de l’homme, la violence de la pensée la plus radicale ? J’en doute.

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6 novembre 2018 2 06 /11 /novembre /2018 23:38

Un thème central des travaux de Brian, consistait en la défense des thèses Freudiennes, bien plus scientifique qu’on pouvait le croire. Par exemple, son idée qu’il pouvait y avoir un rapport entre le fait d’être surdoué et la névrose obsessionnelle lui paraissait significatif. Le refoulement engendre une surcompensation, le détournement de la libido, de la pulsion érotique de son objet naturel vers des objets intellectuels, d’où une érotisation du savoir. Brian lui-même n’employait-il pas des termes érotiques pour qualifier son intense curiosité ? Il était excité à l’idée de lire un livre, frustré s’il ne pouvait l’acheter, un peu comme les femmes et leurs fétichismes pour les vêtements.

 

Il aimait exposer que les cognitivo comportementalistes ont tort quant au traitement des TOC, symptômes plus que troubles. Ils omettent le fait que les patients savent parfaitement qu’il n’y a pas de rapport de causalité entre rituels et conséquences espérées, par conséquent leurs schémas de pensée ne sont pas erronés. Mais ils ne peuvent s’empêcher de s’y livrer car si la face négative, rituels non réalisés donc problèmes à venir est aisée à abandonner, l’aspect positif, rituels exécutés donc protection est beaucoup plus pénible à abandonner. Et c’est là le vrai problème. Tous les hommes ou la plupart ont leurs rituels, de la pensée magique, pour se prémunir du chaos (d’ailleurs qu’est-ce que la religion ?) et ces rituels sont plus appuyés chez les personnes souffrant de TOC à la suite de traumatismes, donc d’une angoisse plus forte. Et comme, en plus, la vie est réellement dangereuse, qu’il peut réellement survenir, et qu’il survient, accidents, maladies, décès et violences, s’efforcer de changer des schémas de pensée valides alors que le vrai problème, c’est l’angoisse initiale qui  s’exprime par cette irruption d’exercices, c’est une erreur.

Comme l’a bien vu Thomas C Durand dans « l’ironie de l’évolution », il existe une similarité entre les TOC et les rituels religieux : obsession de la pureté, évitement du contact, conjuration d’un danger indétectable. Une hypothèse intéressante, c’est que les premiers rituels religieux seraient le résultat de TOC, lesquels sont d’autant plus activés que les circuits neuronaux de la détection d’un danger sont sollicités.

 

Une autre idée phare pour Brian, c’est la critique de la critique de Sartre vis-à-vis de Freud. Or, Irvin Yalom a repris les postulats de la psychanalyse existentielle, à savoir la responsabilité de l’homme névrosé ou psychotique comme porteur originaire de ce projet existentiel. Ainsi, l’homme n’est pas déterminé par son inconscient puisqu’il est aussi son inconscient, et comme l’écrit Sartre, il a fallu que le moi soit conscient du caractère dangereux de contenu refoulé pour avoir la volonté de le refouler. Ainsi, le conscient a la priorité, domine l’inconscient. Sartre et Yalom oublient deux choses. D’abord le refoulement produit des effets bien réels, qui échappent à la conscience, indépendament du fait que la conscience dominait. Ensuite, la personne avait besoin de ce refoulement. Il était vital pour elle, pour la survie d’un minimum de cohérence psychique. Ainsi, de même que la volonté n’est que la moralisation de processus physiologiques, Sartre moralise un processus de préservation psychique, ce qui est un jugement qui sauve l’existentialisme mais n’a pas lieu d’être. Précisons que même si Sartre a tenté de concilier libre arbitre individuel et déterminisme des situations, il s’agissait toujours d’une liberté absolue en situation, et en aucun cas d’une indétermination croissante en situation. Or, à partir de quels seuils d’arrangement matériel et corporel de la liberté peut émerger, si elle le peut ce qui est une hypothèse métaphysique ?

 Bref, l’existentialisme, qui fait de chaque homme, du seul fait qu’il est homme, une liberté en acte, une existence qui se fait son essence indépendamment  (comme causalité) de son inscription dans les lois physico-chimiques (bien qu’en dépendant dans ses conséquences), est une doctrine spiritualiste qui concorde moins avec la science que les intuitions Freudiennes.

Yalom a beau jeu de parler de déni ou d’acceptation de la responsabilité, de locus de contrôle interne ou externe avec le souci de normalisation à la clé. Il est possible, et seulement possible, que se croire libre aide à vivre, encore que « nul n’est moins libre que celui qui se croit libre », et qu’il s’agisse d’adhérer de toute façon à une fiction, comme la religion est une fiction consolatrice, un « faire comme si » aux conséquences désastreuses. Je pense que, pour sauver la morale, et peut-être par souci de se préserver lui-même du chaos psychique, Irvin Yalom est de mauvaise foi quand il semble ne pas même pouvoir nier  l’existence du libre arbitre comme norme authentifiant l’individu sain. Pour lui, manifestement, l’homme est un « empire dans un empire », un monde dans le monde, lui échappant mystérieusement, un être surnaturel. Rien de rationnel là-dedans. Pour qu’une telle possibilité soit prise au sérieux, elle devrait être naturelle, surgir de quelque découverte physique ou biologique par exemple, et tout resterait encore à  expliquer, à justifier, de toute façon. L’évidence est de notre côté, aux partisans du libre-arbitre la charge de la preuve !

 

 

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2 novembre 2018 5 02 /11 /novembre /2018 19:51

Haine de la France

 

Il n’y a rien que je déteste plus au monde que la France. Sensé, puisque je n’y ai pas ma place. Mes centres d’intérêt sont la philo, la littérature, la psychologie, les sciences naturelles, la spiritualité, le cinéma, les arts du mouvement (arts martiaux, yoga, danse…). Ma formation, c’est un diplôme de philo. Mon expérience pro, c’est, entre autres, prof de philo, de français, de culture G. Mes activités, c’est,  également, l’écriture d’un blog, de romans dont l’un a été publié, l’animation d’un atelier d’écriture, la participation à Etonnants Voyageurs, festival de littérature et de cinéma, comme bénévole. J’ai été jury littéraire de nouvelles pour ce festival. Et je donne des cours de français (Fle) pour étrangers.

Et tout ce que mon conseiller Pôle Emploi me propose, c’est de l’intérim, Espace Vert ou commis de cuisine. Je n’ai rien contre les espaces verts ou la cuisine, là n’est pas la question. Certes, je n’ai ni l’agrégation, ni une thèse, mais n’y a-t-il pas d’alternative entre être prof titularisé et la plonge ?

Dès que je peux, je quitte ce pays de merde. Si, au Japon, je fais la plonge, okey je serais frustré, ne pourrais pas m’exprimer dans mes domaines de compétence. Mais je n’aurais pas la haine du Japon. Ai-je été maltraité au Japon, incompris au Japon ? Les Japonais m’ont-ils foutu en foyer et institut de rééducation ? Ai-je été à l’armée au Japon ? Ai-je repris les études, passé et réussi plusieurs dîplômes au Japon, ou en Chine, en Corée, au Sri Lanka ? Non, alors de la haine, j’en ai pour ce pays, la France, mon pays soi-disant. On dit que nul n’est prophète en son pays. Et je le vérifie tous les jours. Méprisé dans son propre pays ! Et qu’on ne me parle pas de terrorisme. Je ne suis ni musulman, ni de l’Ira, de l’Eta ou d’action directe. J’exprime juste mon opinion, et n’ayant ni place, ni reconnaissance, ni fonction dans le pays roi de l’hypocrisie, le phare de faux culs et des lâches, je n’aspire qu’à en partir, et n’y jamais revenir, en aucun cas le servir. « La France, tu l’aimes ou tu la quittes ». Très bien.

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